Bol de riz japonais au tofu laqué teriyaki, brocoli, carotte, avocat, edamame, verre de rosé

Plat principal

Bowl tofu teriyaki au riz : la vraie recette japonaise

  • Préparation : 30 min
  • Cuisson : 30 min
  • Repos : 30 min de pressage du tofu et de trempage du riz
  • Économique
  • 4 personnes
  • Facile
  • Toute l'année
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Ingrédients

4 personnes

Ustensiles

  • UNE CASSEROLE À FOND ÉPAIS AVEC COUVERCLE (L'OUTIL DU PLAT : le riz japonais, 12 min sans soulever)
  • une petite casserole (la sauce réduite)
  • un torchon, une planche et un poids (presser le tofu)
  • une poêle antiadhésive (saisir à sec, puis laquer)
  • un panier vapeur (le brocoli, trois minutes)
  • 4 bols larges et profonds (les sections bien visibles)

L'astuce du chef

Teri, le lustre ; yaki, grillé. Une façon de cuire, pas une sauce en bouteille.

Le donburi, le bol du salarié japonais depuis un siècle. Le riz au fond relie tout.

Le riz rincé jusqu'à l'eau claire. L'amidon de surface parti, il ne fait pas de colle.

Trempé trente minutes, douze minutes à couvert, dix de repos. Sans jamais soulever le couvercle : la vapeur cuit le dessus.

La sauce : quatre ingrédients à parts égales, réduits d'un tiers. Soja, mirin, saké, sucre.

Pas de fécule. C'est le sucre réduit qui donne le lustre ; elle épaissit en refroidissant.

Le tofu pressé trente minutes, en pavés épais. La tenue vient de l'eau perdue.

Saisi à sec trois minutes par face, sans toucher. La croûte avant la sauce.

Laqué deux minutes dans la sauce. Elle bouillonne, réduit, et se fixe sur le tofu.

Hors du feu aussitôt. Une minute de plus, le sucre brûle.

Les garnitures par sections, sans les mélanger. On pioche de l'une à l'autre.

Tout se prépare à l'avance, tout s'assemble en deux minutes. Le déjeuner de la semaine.

Préparation pas à pas

  1. Riz rincé jusqu'à l'eau claire, trempé 30 min ; tofu pressé 30 min 30 min

    Les deux attentes en même temps.

  2. Soja, mirin, saké, sucre réduits 10 min : la sauce nappe la cuillère 10 min

    Quatre ingrédients, pas de fécule.

  3. Riz 12 min à couvert, 10 min de repos, détendu à la spatule 22 min

    Brillant, chaque grain distinct.

  4. Brocoli vapeur 3 min ; carotte râpée assaisonnée ; edamame 2 min ; avocat citronné 10 min

    Chaque garniture dans son bol.

  5. Tofu en pavés, séché, saisi 3 min par face sans toucher 7 min

    Une croûte dorée.

  6. 6 c. à s. de sauce dans la poêle, 2 min à feu moyen, pavés retournés 2 min

    La laque se fixe, brune et brillante.

  7. Bols chauds : riz, tofu au centre, garnitures par sections 3 min

    Sans les mélanger.

  8. Filet de sauce, sésame, oignons nouveaux, gingembre rose 1 min

    Aux baguettes, d'une section à l'autre.

Le conseil du caviste

Une laque sucrée-salée sur du tofu, du riz, de l'avocat et des légumes frais.

Le Moulin Caresse La Frangine Rosé à 8 °C, fruité, sec.

Le Tour du Roy Rosé Prestige Crémant de Bordeaux à 7 °C, le fruit et les bulles.

Le Château du Rooy Rosette à 9 °C, à peine doux, pour qui trouve la laque très sucrée.

Le fruit du vin remplace le sucre : sur une laque sucrée-salée, un rosé sec très fruité fait l'effet d'un demi-sec sans en avoir la lourdeur. La sauce teriyaki est sucrée, et la règle voudrait un vin au moins aussi sucré qu'elle ; mais un bol teriyaki est aussi un plat de riz, d'avocat et de légumes frais, léger, qu'un vin doux alourdirait. Il existe une troisième voie : le fruit. Un rosé sec du Périgord, gorgé de fraise et de groseille, donne à la bouche une impression de douceur sans un gramme de sucre, parce que le cerveau lit le fruit mûr comme du sucré. Il répond à la laque par son fruit, et à l'avocat et au riz par sa sécheresse et sa fraîcheur. C'est la règle des plats sucrés-salés légers, des bols, des salades à la mangue : on remplace le sucre du vin par son fruit, et l'on garde la fraîcheur.

À éviter : un blanc sec et austère, qui paraît aigre sur la laque, et un rouge tannique, métallique sur le soja.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Moulin Caresse La Frangine Rosé VDP PérigordMoulin Caresse La Frangine Rosé VDP Périgord 6,60 €
Tour du Roy Rosé Prestige Crémant de BordeauxTour du Roy Rosé Prestige Crémant de Bordeaux 9,90 €
Château du Rooy RosetteChâteau du Rooy Rosette 8,80 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

La sauce ne nappe pas

Pas assez réduite. Dix minutes à petite ébullition, réduite d'un tiers ; elle épaissit en refroidissant, on l'arrête coulante.

La sauce a caramélisé et brûlé dans la poêle

Feu trop fort ou trop longtemps. Feu moyen, deux minutes, et hors du feu dès que la laque se fixe.

Le tofu est mou

Pas pressé, pavés trop fins. Trente minutes sous un poids, des pavés de 1,5 cm, saisis sans toucher.

Le riz est collant en bloc

Pas rincé. L'eau changée jusqu'à ce qu'elle soit claire, et détendu à la spatule après le repos.

Le riz est dur au centre

Pas trempé, ou couvercle soulevé. Trente minutes de trempage, douze minutes couvert, dix de repos.

C'est trop sucré

Sauce en bouteille ou trop de sucre. Quatre cuillères pour 30 cl de liquides, et le mirin fait déjà la moitié du sucre.

Conservation & préparation anticipée

Tout se prépare la veille et se garde 2 jours au réfrigérateur, chaque garniture dans sa boîte : le bol se monte en deux minutes, riz réchauffé à la vapeur ou au four à micro-ondes avec une cuillère d'eau.

La sauce teriyaki se garde 1 mois en bocal au réfrigérateur : on en fait le double, elle laque aussi le poulet, le saumon, les aubergines.

Le tofu laqué se garde 3 jours et se mange aussi froid.

Le riz cuit se garde 2 jours au réfrigérateur, filmé, et se congèle 1 mois en portions.

L'avocat se coupe au moment, ou citronné et filmé quelques heures.

Variantes

Au poulet

Notre poulet teriyaki, la même sauce sur des hauts de cuisse, la version d'origine.

Au saumon

Notre poke bowl au saumon, le bol hawaïen, cru et mariné, sur le même riz.

Le tofu croustillant

Notre tofu sauté aux légumes, congelé et frit : plus de croûte, moins de laque.

Aux aubergines

Des aubergines en tranches épaisses, poêlées jusqu'à fondre, laquées deux minutes dans la sauce : le nasu teriyaki, la version d'été.

Questions fréquentes

Sauce maison ou du commerce ?

Maison, toujours : quatre ingrédients réduits dix minutes, sans fécule ni arômes. Les sauces en bouteille sont épaissies à l'amidon et beaucoup plus sucrées. Elle se garde un mois.

Sans saké ?

Un vin blanc sec, ou de l'eau avec une cuillère de sucre en plus. Le mirin, vin de riz doux, se trouve dans toute épicerie asiatique et fait l'essentiel du goût.

Quel riz ?

Un riz japonais rond, à sushi : collant et brillant, il tient au bol et aux baguettes. Un riz thaï ou basmati fait un plat correct mais un autre plat.

Pourquoi les garnitures par sections ?

C'est le principe du donburi : on pioche d'une garniture à l'autre, le riz reliant tout, et chaque bouchée est différente. Mélangé, tout prend le goût de la sauce.

Peut-on le préparer d'avance ?

Tout, la veille : riz, sauce, tofu laqué, légumes, chacun dans sa boîte. Le bol se monte en deux minutes, l'avocat coupé au moment. C'est le déjeuner à emporter idéal, froid ou réchauffé.

Quel vin servir avec ?

Un rosé sec et très fruité à 8 °C, ou un crémant rosé : sur une laque sucrée-salée, le fruit du vin remplace le sucre et garde la fraîcheur que le riz et l'avocat demandent. Jamais un rouge tannique.

Teriyaki vient de teri, le lustre, et yaki, grillé : c'est une façon de cuire, pas une sauce en bouteille. Au Japon, on laque ainsi le poisson, le poulet, l'anguille, et, dans les cuisines des temples, le tofu ; le bol composé, le donburi, est le repas de midi des salariés depuis un siècle. Sa version tofu s'est imposée dans les cafés de Tokyo puis du monde entier comme le déjeuner végétarien par excellence, et elle mérite mieux que le tofu blanc et la sauce industrielle qu'on lui sert souvent.

Le riz d'abord, parce qu'il prend le plus de temps : 300 g de riz japonais à grain rond, koshihikari ou riz à sushi, rincé à l'eau froide dans un saladier, l'eau changée cinq ou six fois jusqu'à ce qu'elle soit claire, l'amidon de surface parti ; égoutté, trempé trente minutes dans 36 cl d'eau froide, puis porté à ébullition à couvert, douze minutes à feu doux sans jamais soulever le couvercle, et dix minutes de repos hors du feu, toujours couvert. Détendu à la spatule en soulevant. Il est brillant, chaque grain distinct et collant à la fois : c'est le riz de tous les bols japonais.

La sauce teriyaki : 10 cl de sauce soja, 10 cl de mirin, 10 cl de saké ou de vin blanc sec, 4 cuillères à soupe de sucre, dans une petite casserole, à petite ébullition dix minutes, jusqu'à ce que la sauce ait réduit d'un tiers et nappe la cuillère, sirupeuse mais coulante ; elle épaissit en refroidissant. Une lamelle de gingembre et une gousse d'ail écrasée dans la réduction, retirées après, pour une sauce plus parfumée. Pas de fécule : c'est le sucre réduit qui donne le lustre. Le tofu : 400 g de tofu ferme, pressé trente minutes sous un poids dans un torchon, coupé en quatre pavés de 1,5 cm d'épaisseur, ou en huit triangles, séchés au papier. Une poêle antiadhésive chauffée fort, une cuillère à café d'huile, les pavés saisis à sec trois minutes par face, sans les toucher, jusqu'à une croûte dorée. Puis 6 cuillères de sauce teriyaki versées dans la poêle, feu moyen, les pavés retournés dedans deux minutes, la sauce bouillonne, réduit, et se fixe sur le tofu en une laque brune et brillante. Hors du feu aussitôt.

Les garnitures, pendant que le riz repose : 200 g de brocoli en bouquets, trois minutes à la vapeur ou à l'eau bouillante salée, rafraîchis, égouttés ; 1 carotte râpée fin ou en julienne, assaisonnée d'une cuillère de vinaigre de riz et d'une pincée de sucre ; 1 avocat mûr en tranches, citronné ; 100 g d'edamame écossés, surgelés, deux minutes à l'eau bouillante ; du gingembre mariné rose, du commerce ; 2 oignons nouveaux émincés fin ; des graines de sésame grillées. Le montage, dans quatre bols larges et profonds, chauds : le riz au fond, tassé légèrement, un pavé de tofu laqué posé au centre ou tranché en éventail, et les garnitures disposées par sections autour, chacune à sa place, sans les mélanger, le brocoli, la carotte, l'avocat, l'edamame, une pincée de gingembre rose. Un filet de sauce teriyaki sur le riz et le tofu, le sésame et les oignons nouveaux par-dessus, une pointe de mayonnaise japonaise ou de sriracha pour qui veut. On mange aux baguettes, en piochant d'une section à l'autre, le riz reliant tout : c'est le principe du donburi, et c'est pour cela que les garnitures ne se mélangent pas.

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