Assiette de poulet katsu curry, escalope panée sur riz, sauce curry japonaise, verre de vin

Plat principal

Poulet katsu curry : la vraie recette japonaise

  • Préparation : 35 min
  • Cuisson : 1 h
  • Repos : 10 min pour fixer la panure
  • Économique
  • 4 personnes
  • Moyen
  • Toute l'année
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Ingrédients

4 personnes

Ustensiles

  • UNE SAUTEUSE PROFONDE ET UN THERMOMÈTRE (L'OUTIL DU PLAT : 170 °C, ni plus ni moins)
  • une cocotte (le curry, 25 min à couvert)
  • une petite casserole et un fouet (le roux au noisette)
  • un rouleau à pâtisserie et du film (aplatir les blancs)
  • trois assiettes creuses (farine, œuf, panko)
  • une grille (fixer la panure, puis égoutter)

L'astuce du chef

Le curry entré au Japon en 1870 par la marine. Copié de la Royal Navy : un ragoût à la farine et à la poudre de curry.

Le kare raisu, plat national officieux. Plus mangé que le sushi.

Deux réussites séparées. Une sauce profonde, une panure qui reste croustillante.

Les oignons fondus vingt minutes. La douceur du curry vient d'eux, avant le sucre.

Le roux cuit au noisette, puis le curry une minute. C'est le cube du commerce, fait maison, en six minutes.

La pomme râpée et le miel. La signature japonaise : un curry sans piquant, rond.

Vingt-cinq minutes à couvert. Épais, brun, brillant, qui nappe.

Le blanc aplati à épaisseur régulière. Il cuit en huit minutes, partout à la fois.

Le panko, en flocons larges et aérés. Incomparablement plus croustillant qu'une chapelure fine.

Pressé des deux mains, dix minutes sur une grille. La panure adhère et ne se détache pas dans l'huile.

170 °C, quatre minutes par face. Plus chaud, la panure brûle ; moins, elle boit l'huile.

Égoutté sur grille, la sauce d'un seul côté. Le dessous reste sec, la panure croustillante.

Préparation pas à pas

  1. Oignons fondus 20 min au beurre ; ail, gingembre ; carottes, pommes de terre 25 min

    Blonds et fondants.

  2. Roux beurre-farine 5 min au noisette, curry et garam masala 1 min 6 min

    Brun, il embaume.

  3. Bouillon, roux délayé, pomme râpée, miel, soja, ketchup ; 25 min à couvert 25 min

    Épais, brillant, doux.

  4. Riz rincé, trempé, 12 min à couvert, 10 min de repos 45 min

    Pendant le curry.

  5. Blancs aplatis à 1,5 cm, salés, poivrés 5 min

    Régulier.

  6. Farine, œuf, panko pressé ; 10 min sur une grille 15 min

    La panure se fixe.

  7. Friture à 170 °C, 4 min par face, grille, sel ; 2 min, tranché en bandes 18 min

    Doré profond.

  8. Riz d'un côté, curry de l'autre, katsu à cheval sur le riz ; pickles 3 min

    La panure au sec.

Le conseil du caviste

Un curry doux, sucré et rond, une panure croustillante, du riz.

Le Château Beynat Léonard à 14 °C, léger, servi frais.

Le Château Beynat Castillon Côtes de Bordeaux à 15 °C, plus de fruit.

Le Château Moulin Caresse Magie d'Automne Rouge à 15 °C, souple.

Le curry japonais n'est pas un curry, c'est une sauce brune : on l'accorde comme un ragoût, avec un rouge léger, et non comme un curry indien, avec un blanc doux. Le mot curry fait fuir vers les blancs demi-secs et les gewurztraminers, qui calment le piment des cuisines indiennes et thaïes. Mais le curry japonais n'a pas de piment : c'est un roux brun, des oignons fondus, une pomme, du miel, une sauce épaisse et douce qui ressemble bien plus à une sauce de bœuf bourguignon qu'à un vindaloo. Un blanc doux y serait sucre sur sucre ; un blanc sec y paraîtrait maigre. Ce qu'il faut, c'est ce que l'on sert sur un ragoût brun : un rouge léger et fruité, au tanin fondu, qui répond à la sauce par son fruit et coupe la friture par sa fraîcheur de service. On accorde au caractère de la sauce, pas à son nom : le curry japonais est un ragoût qui se boit rouge.

À éviter : un blanc doux, sucre sur sucre, et un rouge tannique et boisé, lourd sur la friture.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Château Beynat LéonardChâteau Beynat Léonard 14,50 €
Château Beynat Castillon Côtes de BordeauxChâteau Beynat Castillon Côtes de Bordeaux 9,00 €
Château Moulin Caresse Magie d'Automne RougeChâteau Moulin Caresse Magie d'Automne Rouge 9,90 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

La panure s'est détachée

Poulet humide, ou pas de repos. Séché, farine, œuf, panko pressé, dix minutes sur une grille avant l'huile.

La panure est brune et le poulet cru

Huile trop chaude, ou blanc trop épais. 170 °C, et le blanc aplati à 1,5 cm.

La panure est grasse et molle

Huile trop froide, ou égoutté sur papier. 170 °C au thermomètre, sur une grille, et la sauce d'un seul côté.

Le curry est fade

Oignons pas assez fondus, roux pas assez cuit. Vingt minutes pour les oignons, le roux au noisette, et le soja et le ketchup pour la profondeur.

Le curry est trop liquide

Pas assez réduit. Dix minutes de plus à découvert, ou une cuillère de farine délayée. Il épaissit en refroidissant.

Le curry est amer

Roux brûlé, ou poudre de curry cuite trop longtemps. Le roux noisette, pas brun foncé ; le curry une minute seulement.

Conservation & préparation anticipée

Le curry se garde 4 jours au réfrigérateur et est meilleur le lendemain ; il se congèle 3 mois.

Le katsu pané cru se garde 1 jour au réfrigérateur sur sa grille, filmé ; frit, il se garde 2 jours et retrouve son croustillant 8 min au four à 200 °C, jamais au four à micro-ondes.

Le riz se garde 2 jours filmé, réchauffé à la vapeur.

Le roux se prépare en quantité et se garde 1 mois au réfrigérateur en bloc, coupé en cubes : le cube de curry maison.

Les fukujinzuke se gardent 6 mois au réfrigérateur en bocal.

Variantes

Au porc

Notre tonkatsu, la côtelette de porc panée, l'original de 1899, avec sa sauce brune et son chou.

Sur du riz, sans curry

Notre katsudon, le katsu mijoté dans un bouillon au soja avec un œuf, sur le riz.

Le curry seul

Notre curry japonais, avec du bœuf ou du poulet mijotés dedans, le plat de semaine.

Aux crevettes ou aux légumes

Des crevettes panées au panko, deux minutes de friture ; ou des tranches de courge et d'aubergine panées : le curry accueille tout.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le panko ?

La chapelure japonaise, faite d'un pain de mie cuit à l'électricité sans croûte, en flocons larges et aérés qui absorbent peu d'huile et restent croustillants. Dans toute épicerie asiatique et la plupart des supermarchés.

Peut-on utiliser des cubes de curry japonais ?

Oui, ils remplacent le roux, le curry, le miel et le sel : deux cubes pour 80 cl de bouillon. Mais le roux maison prend six minutes et a plus de profondeur.

Le curry japonais est-il piquant ?

Non, ou à peine : c'est un curry doux, rond, sucré par les oignons, la pomme et le miel. Les cubes existent en doux, moyen et fort ; la version maison se relève d'une pointe de piment si l'on veut.

Pourquoi 170 °C ?

Plus chaud, le panko brûle avant que le poulet ne soit cuit à cœur ; moins chaud, il boit l'huile et ramollit. Un thermomètre, ou un flocon de panko qui doit dorer en trente secondes.

Au four plutôt qu'en friture ?

Possible : le panko doré à sec à la poêle avant de paner, puis le blanc au four à 200 °C, 20 minutes, sur une grille. Moins croustillant, mais honnête.

Quel vin servir avec ?

Un rouge léger et fruité servi frais, à 14 ou 15 °C : le curry japonais est une sauce brune douce, un ragoût, et se boit comme tel. Jamais un blanc doux, sucre sur sucre.

Le curry est entré au Japon en 1870, par les cuisines de la marine impériale qui copiaient celles de la Royal Navy, où le curry indien était devenu un ragoût à la farine et à la poudre de curry anglaise. Les Japonais l'ont adopté, adouci, épaissi, et le kare raisu, le riz au curry, est aujourd'hui le plat national officieux, plus mangé que le sushi. Le tonkatsu, le porc pané, est né à Tokyo en 1899 ; posé sur le curry, il a donné le katsu curry, et la version au poulet, le chicken katsu, est celle qui a conquis l'Europe. Le plat tient à deux réussites séparées : une sauce profonde, et une panure qui reste croustillante.

Le curry, qui peut se faire la veille : 2 oignons émincés fin, fondus dans 30 g de beurre vingt minutes à feu doux jusqu'à être blonds et fondants, c'est la base de douceur ; 2 gousses d'ail et 2 cuillères de gingembre râpés, deux minutes. 2 carottes en gros dés et 2 pommes de terre à chair ferme en dés de 2 cm, ajoutés. Le roux, à part, dans une petite casserole : 40 g de beurre fondu, 40 g de farine, remués à feu moyen cinq minutes jusqu'à une couleur noisette, puis 2 cuillères à soupe de poudre de curry et 1 cuillère à café de garam masala, une minute encore, le roux devient brun et embaume. Ce roux est l'équivalent maison des cubes de curry japonais du commerce, et il est bien meilleur. Dans la cocotte, 80 cl de bouillon de volaille, le roux délayé au fouet, 1 pomme râpée, une cuillère à soupe de miel, une cuillère de sauce soja, une cuillère de ketchup ou de sauce Worcestershire, la touche japonaise, un peu de sel. À frémissement, à couvert, vingt-cinq minutes, jusqu'à ce que les légumes soient tendres et la sauce épaisse, brune, brillante, qui nappe. Goûtée : douce, ronde, parfumée, à peine relevée ; une pointe de piment pour qui veut, mais ce n'est pas l'esprit.

Le riz : 300 g de riz japonais rincé, trempé, cuit douze minutes à couvert et reposé dix, comme pour tout donburi. Le poulet : 4 blancs de poulet de 150 g, ouverts en portefeuille ou simplement aplatis au rouleau entre deux films à 1,5 cm d'épaisseur régulière, salés et poivrés. Trois assiettes : 60 g de farine, 2 œufs battus avec une cuillère d'eau, 150 g de panko, la chapelure japonaise en flocons larges et aérés, incomparablement plus croustillante qu'une chapelure fine. Chaque blanc passé dans la farine, secoué, dans l'œuf, égoutté, dans le panko, pressé des deux mains pour que les flocons adhèrent, posé sur une grille dix minutes : la panure se fixe.

La friture : 3 cm d'huile neutre dans une sauteuse à 170 °C, ni plus, la panure brûlerait avant que le poulet ne soit cuit, ni moins, elle boirait l'huile. Deux blancs à la fois, quatre minutes par face, jusqu'à un doré profond et régulier, égouttés sur une grille, jamais sur du papier, qui ramollit le dessous, salés au sel fin. Deux minutes de repos, puis tranchés en bandes de 2 cm au couteau bien affûté, d'un seul geste. Le dressage, celui des restaurants de Tokyo : sur une assiette large, le riz en dôme d'un côté, le curry versé de l'autre côté, sans couvrir le riz entièrement, et le katsu tranché posé à cheval, sur le riz, ses bandes reformées, la panure au sec. Une pincée de fukujinzuke, les pickles rouges et sucrés du curry japonais, ou du gingembre mariné, ou un peu de chou blanc émincé très fin. On mange à la cuillère, en trempant chaque bande dans la sauce au moment de la porter à la bouche : croustillant, doux, chaud, le plat le plus réconfortant du Japon.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Château Beynat LéonardChâteau Beynat Léonard 14,50 €
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