Bol de katsudon japonais : escalope de porc panée en lanières, oignon fondant et œuf coulant sur un riz blanc, parsemé d’oignon nouveau

Plat principal

Katsudon : le bol de porc pané japonais

Le grand réconfort japonais : une escalope de porc panée croustillante, mijotée juste ce qu’il faut avec de l’oignon et de l’œuf à peine pris dans un bouillon dashi sucré-salé, le tout posé sur un bol de riz brûlant.

  • Préparation : 25 min
  • Cuisson : 20 min
  • Coût modéré
  • 2 personnes
  • Intermédiaire
  • Toute l’année

Ingrédients

2 personnes

Ustensiles

  • casserole (haute, pour la friture)
  • poêle (petite, pour le mijoté)
  • écumoire
  • couteau
  • planche à découper
  • passoire

L'astuce du chef

Deux temps distincts font le katsudon. 1° La friture : panez le porc à la japonaise (farine, œuf, panko) et faites-le frire dans une huile à 170-180 °C jusqu’à ce qu’il soit doré et cuit à cœur, puis égouttez-le sur une grille pour qu’il reste croustillant. 2° Le mijoté : dans une petite poêle, faites fondre l’oignon dans le bouillon dashi-soja-mirin-sucre, posez le tonkatsu retaillé en lanières, versez l’œuf battu en deux fois et coupez le feu dès qu’il est à peine pris — il finit de cuire dans le bol sur le riz brûlant.

Préparation pas à pas

  1. Préparer le bouillon 5 min

    Mélangez dashi, sauce soja, mirin et sucre dans un bol. Émincez l’oignon et battez 2 œufs à peine, sans les blanchir.

  2. Paner le porc 5 min

    Aplatissez légèrement les escalopes, salez-les. Passez-les dans la farine, puis dans 2 œufs battus, puis dans le panko en pressant bien.

  3. Frire 6 min

    Faites chauffer l’huile à 170-180 °C et faites frire le porc 3 à 4 minutes par face, jusqu’à ce qu’il soit doré et cuit à cœur. Égouttez sur une grille et retaillez en lanières.

  4. Fondre l’oignon 4 min

    Versez le bouillon dans une petite poêle, ajoutez l’oignon et laissez frémir 3 à 4 minutes jusqu’à ce qu’il soit translucide.

  5. Réunir et lier à l’œuf 3 min

    Posez les lanières de tonkatsu sur l’oignon, versez la moitié des œufs battus en pluie, couvrez 30 secondes, ajoutez le reste et coupez le feu dès que l’œuf est à peine pris, encore brillant.

  6. Dresser 2 min

    Faites glisser délicatement le tout sur un bol de riz chaud, arrosez d’un peu de bouillon, parsemez d’oignon nouveau et servez aussitôt.

Le conseil du caviste

Plat frit et sucré-salé, le katsudon appelle une boisson qui tranche : thé vert sencha, bière blonde légère ou, côté vin, un blanc sec vif servi frais (8-10 °C). Un Sauvignon citronné nettoie la panure et relance l’œuf. Évitez les vins boisés ou tanniques, qui alourdiraient l’ensemble.

Les bouteilles de la cave

Dépannage

La panure a complètement ramolli

Vous avez laissé le tonkatsu trop longtemps dans le bouillon : il ne doit y séjourner que 30 secondes à 1 minute, le temps de lier l’œuf.

L’œuf est trop cuit et sec

Coupez le feu dès qu’il est à peine pris : la chaleur du riz et du bol finit la cuisson. Servez immédiatement.

Le porc est gras et pâle

L’huile était trop froide : contrôlez 170-180 °C, la panure doit grésiller franchement à l’immersion.

C’est trop sucré ou trop salé

Ajustez le bouillon avant de l’utiliser : allongez d’un peu de dashi ou d’eau, l’équilibre soja-mirin-sucre se corrige facilement.

Conservation & préparation anticipée

Le katsudon se déguste à la minute : monté, il ne se conserve pas, la panure et l’œuf n’attendent pas. Vous pouvez frire les tonkatsu quelques heures à l’avance, les garder au frais et ne faire le mijoté à l’œuf qu’au moment de servir. Ne laissez pas le plat à température ambiante.

Variantes

Au poulet (oyakodon)

Remplacez le porc pané par des morceaux de cuisse de poulet mijotés directement dans le bouillon : c’est l’oyakodon, sans friture.

Sauce tonkatsu

Nappez le porc d’un trait de sauce tonkatsu avant de verser l’œuf, pour une version plus gourmande façon « sauce katsudon ».

Plus végétal

Ajoutez quelques champignons shiitake ou des petits pois dans le bouillon avec l’oignon, pour de la couleur et du croquant.

Questions fréquentes

Quel morceau de porc pour le katsudon ?

L’échine (collier) donne une escalope moelleuse et un peu grasse, idéale ; le filet, plus maigre, convient aussi. Comptez environ 150 g par personne, aplati légèrement.

Qu’est-ce que le dashi et par quoi le remplacer ?

Le dashi est le bouillon japonais d’algue kombu et de bonite séchée. À défaut, utilisez du dashi instantané en poudre, ou un bouillon de volaille léger : le goût sera différent mais l’équilibre tiendra.

Peut-on faire le katsudon sans friture ?

Oui, en repartant d’un tonkatsu déjà frit (ou d’un reste) que l’on retaille et mijote. Pour une version vraiment sans friture, tournez-vous plutôt vers l’oyakodon au poulet.

Faut-il bien cuire l’œuf ?

Traditionnellement, l’œuf du katsudon reste coulant. Utilisez des œufs extra-frais gardés au froid. Pour les personnes fragiles (femmes enceintes, jeunes enfants, personnes âgées ou immunodéprimées), prolongez la cuisson jusqu’à ce que l’œuf soit entièrement pris.

Le katsudon, c’est le tonkatsu qui se fait bol : une escalope panée dorée, retaillée puis mijotée une minute dans un bouillon dashi sucré-salé avec de l’oignon fondant et de l’œuf coulant, glissée sur du riz japonais. Un plat d’étudiant, de cantine et de veille d’examen au Japon — « katsu » veut aussi dire « vaincre ». La recette complète est ci-dessus ; voici les gestes qui font la différence et l’accord du caviste.

Le secret : paner d’abord, mijoter ensuite

Le katsudon se joue en deux temps. On frit d’abord un vrai tonkatsu bien croustillant, on le laisse égoutter, puis on le retaille en lanières que l’on repose à peine trente secondes dans le bouillon frémissant : assez pour que la panure boive un peu de dashi, pas assez pour qu’elle ramollisse complètement. L’œuf, lui, se verse en deux fois et se coupe du feu à peine pris : c’est ce fondant nappant, presque baveux, qui signe le vrai donburi. La chaleur résiduelle finit la cuisson dans le bol.

Quelle boisson avec le katsudon ?

Au Japon, on l’accompagne d’un thé vert (sencha) chaud ou glacé, dont l’amertume nette rince le gras de la friture, ou d’une bière blonde légère et fraîche. Côté vin, un blanc sec vif et citronné joue le même rôle que le thé : il tranche dans la panure et réveille l’œuf. Un Sauvignon servi bien frais (8-10 °C) fait très bien l’affaire sans écraser le plat.

Tout un repas japonais

Le katsudon est le cousin en bol du tonkatsu et le frère du oyakodon au poulet. Ouvrez le repas avec une soupe miso et, un autre soir, tentez le curry japonais. Nos cavistes vous conseillent en boutique à Sainte-Foy-la-Grande et à Creysse.

Allergènes

Contient gluten (farine, panko, sauce soja), œuf et soja. Le porc doit être cuit à cœur pendant la friture ; utilisez une huile propre chauffée à bonne température (170-180 °C) et ne la faites jamais fumer. L’œuf du bouillon reste volontairement peu cuit : choisissez des œufs extra-frais, gardez-les au réfrigérateur et servez aussitôt. Ce mijoté à l’œuf coulant est déconseillé aux femmes enceintes, aux jeunes enfants, aux personnes âgées ou immunodéprimées, pour qui l’œuf doit être bien cuit.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

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