Trois bocaux à joint de terrine de campagne stérilisée, texture grossière, feuille de laurier et couche de gras figé, une tranche coupée sur une planche avec cornichons, baguette et moutarde, plan de travail en chêne

Entrée

Terrine stérilisée en bocaux : la recette de campagne

  • Préparation : 45 min
  • Cuisson : 2 h 30
  • Repos : 12 h
  • Faible
  • 6 bocaux de 400 g
  • Moyen
  • Hiver
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Ingrédients

6 bocaux de 400 g

Ustensiles

  • 6 BOCAUX DE 400 G À JOINT ET LARGE COL (L'OUTIL DU PLAT : fermeture mécanique, joints neufs, remplis aux deux tiers)
  • un stérilisateur ou un très grand faitout (les bocaux couverts de 3 cm d'eau, 2 h 30 à ébullition)
  • un hachoir à grilles de 8 mm et 4 mm (les viandes gros, le foie fin ; ou le boucher)
  • une balance de précision (le sel à 16 g par kilo, le poivre, les épices)
  • un grand saladier (la farce mêlée à la main 5 minutes)
  • un torchon (au fond du stérilisateur et entre les bocaux)

L'astuce du chef

De la gorge, grasse. Trente pour cent de gras : c'est la gorge de porc qui fait la terrine fondante et qui, en bocal, protège la viande de sa couche de graisse. Une farce maigre donne un pâté sec et grisâtre qui se délite. L'échine apporte la viande, le foie la liaison et la couleur.

Gros et fin. Les viandes hachées à la grosse grille, ou au couteau, pour une terrine de campagne où l'on voit les morceaux ; le foie à la grille fine, parce qu'il doit se fondre dans la farce et la lier. Tout haché fin, c'est une mousse ; tout haché gros, la terrine ne se tient pas.

Le sel pesé. Seize grammes par kilo de viande, sur une balance : on ne goûte pas une farce crue de porc et de foie, et une terrine sous-salée est fade, tandis qu'une conserve sous-salée se garde moins bien. C'est la seule mesure de la recette qu'on ne fait pas à l'œil.

Le cognac et les épices. Le cognac, l'ail, le quatre-épices et la muscade sont le parfum du pâté de campagne ; ils paraissent forts dans la farce crue et s'assagissent à la stérilisation et dans le temps. On dose un peu au-dessus de ce qu'on ferait pour le four.

Mêlée à la main, une nuit. Cinq minutes de pétrissage à la main, la farce devient collante, les protéines se lient et la terrine se tiendra ; une nuit au froid, le sel entre et les parfums se diffusent. Une farce mise en bocal aussitôt est moins liée et moins parfumée.

Tassée sans air, aux deux tiers. La farce enfoncée au poing, par couches, pour chasser les poches d'air qui feraient des trous gris ; arrêtée aux deux tiers de la hauteur du bocal, parce que la viande gonfle à la cuisson et rend du jus et du gras qui montent. Un bocal rempli à ras déborde, salit le joint et ne ferme pas.

Le bord essuyé. Une trace de gras sur le bord du bocal et le joint ne fait pas le vide ; un linge propre passé sur le bord et le col avant de poser le joint, et le joint ébouillanté posé sec.

Départ eau froide. La farce est crue et froide : les bocaux sont couverts d'eau froide et montent en température avec elle, sinon le verre casse au choc thermique. Trois centimètres d'eau au-dessus des couvercles, et le niveau complété à l'eau bouillante pendant la cuisson.

Deux heures et demie. Comptées à partir du gros bouillon, pas de l'allumage. La viande est un aliment peu acide, et la sécurité de la conserve repose entièrement sur la durée à ébullition, qui doit atteindre le cœur du bocal et y rester ; 2 h 30 pour 400 g, 3 heures pour 750 g. À l'autocuiseur, 1 h 15 à la soupape. On ne raccourcit jamais.

Refroidis dans l'eau, vérifiés à froid. Les bocaux sortis brûlants éclatent ; refroidis dans leur eau, ils font leur vide lentement. Le lendemain, le clip relâché, le couvercle doit rester collé et porter le bocal. La couche de gras figé et de gelée au-dessus de la viande est normale, elle protège ; un bocal dont le couvercle ne tient pas va au réfrigérateur et se mange dans la semaine.

Un mois d'attente. Ouvert à huit jours, le pâté est bon mais brutal ; à un mois, le sel s'est réparti, les épices se sont fondues, le gras a pénétré la viande ; à trois mois, il est à son meilleur, et il tient un an. Sorti une heure avant, jamais froid de réfrigérateur.

La conserve arrondit la terrine, le vin doit rester vif. Deux heures et demie à ébullition dans un bocal fermé confisent la viande dans son gras, fondent le poivre et les épices et donnent un pâté plus gras, plus fondant, plus rond qu'une terrine cuite au four et mangée dans la semaine ; ce que le four laissait vif, la stérilisation l'a assagi. Le vin ne doit donc pas suivre cette rondeur, il doit la couper : un rouge léger et frais aux tanins fins, un blanc sec et droit, des bulles brut, tout ce qui tranche le gras et rend au pâté du relief ; jamais un rouge rond et mûr, qui s'additionnerait à la conserve.

Préparation pas à pas

  1. Oignons fondus 10 min au beurre, refroidis ; gorge et échine hachées gros, foie haché fin 20 min

    Deux grilles.

  2. Viandes, foie, oignons, ail, persil, œufs, cognac ; sel, poivre, quatre-épices, muscade pesés 5 min

    35 g de sel pour 2,2 kg.

  3. Farce mêlée à la main 5 min jusqu'à coller ; couverte, une nuit au réfrigérateur 12 h

    Les parfums entrent.

  4. Bocaux et joints ébouillantés ; farce tassée au poing sans bulle, aux deux tiers 15 min

    Jamais plus haut.

  5. Laurier et thym posés dessus, bords essuyés sans gras, joints posés, bocaux fermés 5 min

    Le bord propre fait le vide.

  6. Bocaux calés, couverts de 3 cm d'eau froide ; 2 h 30 comptées à l'ébullition, niveau complété 2 h 45

    Gros bouillon, jamais moins.

  7. Refroidis dans l'eau ; le lendemain, clip relâché, le couvercle tient seul 12 h

    Gras et gelée au-dessus, c'est normal.

  8. Un mois au placard au moins ; sortis 1 h avant, cornichons, moutarde, pain de campagne

    Meilleurs à trois mois.

Le conseil du caviste

Une terrine de campagne stérilisée en bocaux, gorge, échine et foie de porc, cognac et quatre-épices, cuite et conservée en une seule stérilisation de 2 h 30, ouverte après un mois.

Château Beynat Léonard à 14 °C, le rouge léger et frais de Castillon, sur la terrine du bocal, ses cornichons et son pain de campagne.

Moulin Caresse Le Sauvignon à 9 °C, le sauvignon droit et vif, sur la terrine au foie de volaille et sur le pâté de lapin.

Tour du Roy Brut Prestige Crémant de Bordeaux à 7 °C, les bulles brut, sur le pâté de l'apéritif et du pique-nique.

La conserve arrondit la terrine, le vin doit rester vif : deux heures et demie à ébullition dans un bocal fermé confisent la viande dans son gras, fondent le poivre, l'ail et le cognac, et donnent un pâté plus gras, plus fondant, plus rond que la même farce cuite au four et mangée dans la semaine, parce que la stérilisation a assagi tout ce que le four laissait vif ; et un vin rond et mûr, qu'on choisirait volontiers sur une charcuterie, s'additionne à cette rondeur et fait une bouchée lourde et sans relief, tandis qu'un vin vif, léger, aux tanins fins ou sans tanin, tranche le gras confit et rend au pâté du nerf. C'est la règle des conserves de viande, les rillettes, le confit, le pâté en bocal : la conserve arrondit, le vin coupe. Le Léonard de Beynat, un rouge de Castillon léger, frais, au fruit croquant et aux tanins fins, à 14 °C, est le vin de cette terrine de bocal, avec ses cornichons et son pain de campagne, c'est le rouge de charcuterie qui ne s'alourdit pas ; le Sauvignon de Moulin Caresse, droit, vif, sur la terrine au foie de volaille, plus douce, et sur le pâté de lapin au vin blanc, où le blanc sec fait ce que fait le cornichon ; et le Tour du Roy brut prestige, en bulles sèches, sur le pâté ouvert à l'apéritif ou au pique-nique, où les bulles nettoient le gras entre deux tartines. La règle du pâté en bocal : il a confit trois mois, le vin ne doit pas avoir confit.

À éviter : un rouge rond, mûr ou boisé, qui s'ajoute au gras de la conserve, et un blanc moelleux, que le pâté rend écœurant.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Château Beynat LéonardChâteau Beynat Léonard 14,50 €
Moulin Caresse Le SauvignonMoulin Caresse Le Sauvignon 7,90 €
Tour du Roy Brut Prestige Crémant de BordeauxTour du Roy Brut Prestige Crémant de Bordeaux 9,50 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Un bocal n'a pas fait le vide

Bord gras, joint usé ou bocal trop plein. Le bord essuyé au linge propre, un joint neuf, la farce aux deux tiers ; ce bocal-là au réfrigérateur, mangé dans la semaine.

Le pâté a débordé pendant la stérilisation

Bocal rempli trop haut. Aux deux tiers, jamais plus : la farce gonfle et rend son jus. Un bocal qui a débordé et fermé quand même se garde, mais on vérifie le vide.

Le pâté est sec et gris

Viande trop maigre. De la gorge de porc à 30 % de gras pour la moitié de la farce ; la couche de gras au-dessus est le signe d'une bonne terrine.

Le pâté est fade

Sel non pesé, ou trop peu. Seize grammes par kilo de viande, sur la balance ; et un mois d'attente, le sel se répartit.

Un bocal a cassé

Départ eau chaude sur farce froide, ou bocaux qui s'entrechoquent. Départ eau froide, un torchon au fond et entre les bocaux.

Il y a des trous gris dans la terrine

Poches d'air. La farce tassée au poing par couches, en chassant l'air, et le bocal tapé sur le plan de travail avant de fermer.

Conservation & préparation anticipée

Les bocaux stérilisés, dont la fermeture a été vérifiée, se gardent 1 an dans un placard frais et sombre ; ils sont bons après un mois et meilleurs à trois.

Un bocal ouvert se garde 5 jours au réfrigérateur, la surface couverte de film ou du gras refondu ; sorti 1 heure avant de servir.

Un bocal qui n'a pas pris, dont le couvercle ne tient pas, se met au réfrigérateur et se mange dans la semaine, c'est une terrine cuite ordinaire ; un bocal bombé, qui fuse à l'ouverture, dont le gras est gris ou dont l'odeur est aigre se jette sans être goûté, sans discussion.

La farce crue se garde 24 heures au réfrigérateur avant la mise en bocaux, et pas plus, à cause du foie.

Les bocaux se réutilisent indéfiniment, les joints jamais deux fois.

Variantes

La terrine de campagne au four

Notre terrine de campagne, la même famille cuite au four, à manger dans la semaine.

Les rillettes de porc

Nos rillettes, l'autre conserve du cochon, à stériliser 1 heure en bocaux.

Stériliser des bocaux

Notre méthode des bocaux, les temps et les règles de sécurité.

Le pâté de lapin en bocaux

Un lapin de 1,5 kg désossé, sa chair coupée au couteau en dés de 1 cm, avec 600 g de gorge de porc hachée gros et le foie du lapin haché fin, 15 cl de vin blanc sec à la place du cognac, du thym, une pointe de genièvre écrasé, le même sel pesé à 16 g par kilo, la même nuit de repos, les mêmes bocaux aux deux tiers et les mêmes 2 h 30 de stérilisation : le pâté de lapin des fermes, plus maigre et plus fin que le pâté de campagne, qui se boit avec le sauvignon plutôt qu'avec le rouge, parce que le vin blanc de la farce et la chair blanche du lapin appellent le blanc vif.

Questions fréquentes

Combien de temps stériliser une terrine ?

Deux heures et demie pour des bocaux de 350 à 500 g, trois heures pour 750 g, comptées à partir du moment où l'eau bout à gros bouillons autour des bocaux immergés ; à l'autocuiseur, 1 h 15 à partir de la rotation de la soupape. La viande est un aliment peu acide et sa sécurité en conserve repose entièrement sur cette durée : on ne la raccourcit jamais, et on compte à l'ébullition, pas à l'allumage.

Faut-il cuire la terrine avant de la stériliser ?

Non : c'est l'avantage de la méthode, la farce crue est tassée dans les bocaux et la stérilisation la cuit et la conserve en une seule opération, à couvert, dans son gras, ce qui la rend plus fondante qu'au four. Les rillettes et les confits, eux, se cuisent d'abord et se stérilisent ensuite, plus court ; ce sont deux méthodes.

Pourquoi remplir les bocaux aux deux tiers ?

Parce que la farce crue gonfle à la cuisson et rend du jus et du gras qui montent dans le bocal : remplie à ras, elle déborde, salit le joint, et le bocal ne fait pas le vide. Aux deux tiers, le jus et le gras se rassemblent au-dessus de la viande en une couche protectrice, et la fermeture tient. Le bocal paraît à moitié vide en le remplissant ; il sera plein après la stérilisation.

Comment savoir si un bocal de pâté est bon ?

Le lendemain de la stérilisation, une fois froid, on relâche le clip : le couvercle doit rester collé par le vide et porter le bocal. À l'ouverture, des mois plus tard, le couvercle doit résister puis céder avec un bruit d'air aspiré ; le gras est blanc ou beige, l'odeur est celle du pâté. Un bocal qui s'ouvre sans résistance, qui fuse vers l'extérieur, dont le gras est gris ou dont l'odeur est aigre se jette sans goûter.

Quelle viande pour un pâté de campagne ?

De la gorge de porc, grasse à 30 %, ou de la poitrine fraîche, pour la moitié ; de l'échine pour la viande ; et du foie de porc, un cinquième du poids, pour la liaison et la couleur rosée. Le boucher hache la gorge et l'échine à la grosse grille de 8 mm et le foie à la grille fine si on le lui demande ; à la maison, un hachoir à deux grilles, ou les viandes coupées au couteau en petits dés.

Quel vin servir avec ?

Un rouge léger et frais aux tanins fins, à 14 °C, ou un blanc sec et droit : la stérilisation a confit et arrondi la terrine, et le vin doit rester vif pour couper le gras, jamais s'y ajouter. Un crémant brut à l'apéritif et au pique-nique. Pas de rouge rond, mûr ou boisé sur un pâté de bocal.

Le pâté en bocaux est la conserve de la tuerie du cochon, quand une famille de campagne tuait une bête en hiver et devait en garder la viande pour l'année : les rillettes, les confits, et les terrines mises en bocaux à joint et bouillies des heures dans la lessiveuse. La méthode n'a pas changé, sauf que le stérilisateur électrique a remplacé la lessiveuse, et elle donne une terrine que beaucoup préfèrent à celle du four, plus fondante, plus grasse, plus confite, parce qu'elle cuit longtemps, à couvert, dans son jus.

La farce : 1 kg de gorge de porc, ou de poitrine fraîche grasse, et 800 g d'échine, hachées gros à la grille de 8 mm ou coupées au couteau en dés de 5 mm, pour une terrine de campagne à la texture visible ; 400 g de foie de porc, haché fin à la grille de 4 mm, qui lie et donne la couleur rosée ; 2 oignons hachés fin et fondus 10 minutes au beurre, refroidis ; 3 gousses d'ail pressées ; 1 bouquet de persil haché ; 2 œufs ; 5 cl de cognac ou d'armagnac ; et l'assaisonnement pesé : 35 g de sel pour 2,2 kg de viande, 16 g par kilo, 6 g de poivre noir moulu, 2 g de quatre-épices, 1 g de muscade ; le tout mêlé à la main 5 minutes, jusqu'à ce que la farce colle ; couverte, une nuit au réfrigérateur, les parfums entrent.

Les bocaux : 6 bocaux de 350 à 500 g à joint en caoutchouc neuf et fermeture mécanique, à large col, lavés, ébouillantés ; les joints ébouillantés à part. La farce tassée au poing dans les bocaux, sans bulle d'air, jusqu'aux deux tiers de la hauteur, pas plus ; le dessus lissé, une feuille de laurier et une branche de thym posées dessus, le bord essuyé soigneusement, sans une trace de gras, le joint posé, le bocal fermé. La stérilisation : les bocaux debout dans le stérilisateur ou un grand faitout, calés avec un torchon, couverts d'eau froide de 3 cm au-dessus des couvercles ; portés à ébullition, et 2 h 30 comptées à partir de l'ébullition, à gros bouillon, le niveau d'eau complété à l'eau bouillante s'il baisse ; 3 heures pour des bocaux de 750 g. Le feu coupé, les bocaux refroidis dans l'eau, sortis le lendemain, essuyés, la fermeture vérifiée : le couvercle tient seul une fois le clip relâché. Une couche de gras et de gelée s'est formée au-dessus de la viande, c'est normal et c'est protecteur.

Le service : après un mois au moins, deux ou trois de préférence ; le bocal sorti 1 heure avant, ouvert, le pâté démoulé d'un coup ou servi à la cuillère dans le bocal, avec des cornichons, de la moutarde, du pain de campagne et du beurre ; en entrée, à l'apéritif, en pique-nique, où le bocal voyage. Les variantes : la terrine de campagne au foie de volaille, 400 g de foies de volaille à la place du foie de porc, plus douce ; le pâté de lapin, la chair d'un lapin désossé hachée avec 600 g de gorge de porc, un verre de vin blanc, du thym ; le pâté de canard, magrets et gorge, une pointe d'orange ; et les rillettes en bocaux, cuites d'abord puis stérilisées 1 heure, une autre méthode.

La viande : de la gorge de porc, grasse, 30 % de gras, qui donne la terrine fondante, et de l'échine ; le boucher hache les deux à la grosse grille si on le lui demande, et le foie à la fine. Le sel : du sel fin, pesé, 16 g par kilo de viande, avec ou sans une pointe de sel nitrité pour la couleur rose, au choix.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Château Beynat LéonardChâteau Beynat Léonard 14,50 €
Moulin Caresse Le SauvignonMoulin Caresse Le Sauvignon 7,90 €
Tour du Roy Brut Prestige Crémant de BordeauxTour du Roy Brut Prestige Crémant de Bordeaux 9,50 €

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