Riz au lait crémeux au caramel au beurre salé, cuillère, verre de vin doux

Dessert

Riz au lait : la recette facile et gourmande

  • Préparation : 10 min
  • Cuisson : 45 min
  • Repos : 30 min de tiédissement
  • Économique
  • 6 personnes
  • Facile
  • Toute l'année
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Ingrédients

6 personnes

Ustensiles

  • UNE CASSEROLE À FOND ÉPAIS (L'OUTIL DU PLAT : le lait n'attache pas au premier regard ailleurs)
  • une cuillère en bois (racler le fond toutes les trois minutes)
  • une passoire (égoutter et rincer le riz blanchi)
  • un couteau d'office (fendre et gratter la vanille)
  • un bol (délayer le jaune dans la crème)
  • des bols ou des ramequins (servi tiède, dans les deux heures)

L'astuce du chef

Un dessert de toute l'Europe. Teurgoule, arroz con leche, risalamande, rice pudding.

La version de casserole est la plus rapide et la plus fragile. Le lait attache dès qu'on regarde ailleurs.

Un riz rond, dont l'amidon se libère lentement et lie le lait. Un riz long reste sec.

Blanchi deux minutes. L'amidon de surface, qui ferait une colle, et le goût de poussière s'en vont ; le grain s'ouvre.

Du lait entier, jamais demi-écrémé. Le gras fait le crémeux.

Le frémissement à peine visible, quarante minutes. Un bouillon fait attacher et déborder.

Remué toutes les trois minutes, en raclant. Dix secondes d'oubli, et le fond brûlé parfume tout.

Pas de sucre pendant la cuisson. Il ralentit la pénétration du lait : le grain reste ferme au centre.

Arrêté quand il reste plus de liquide qu'on ne le pense. L'amidon continue de gonfler au refroidissement.

Le sucre hors du feu, dissous. Puis le jaune délayé dans la crème.

La chaleur du riz cuit le jaune juste assez pour lier. Une crème anglaise autour des grains.

Tiède dans les deux heures. Froid, détendu d'un peu de lait.

Préparation pas à pas

  1. Riz blanchi 2 min à l'eau bouillante, égoutté, rincé 3 min

    L'amidon de surface s'en va.

  2. Lait entier, vanille grattée, sel, au frémissement 5 min

    Fond épais.

  3. Riz ajouté ; feu baissé au frémissement à peine visible 1 min

    Une bulle de temps en temps.

  4. 40 min à découvert, remué toutes les 3 à 4 min en raclant 40 min

    Sans sucre : le grain s'attendrit.

  5. Grain tendre, lait épaissi en crème, encore du liquide 1 min

    Plus qu'on ne le pense.

  6. Hors du feu, sucre dissous 1 min

    À la fin seulement.

  7. Jaune délayé dans la crème, versé en remuant vivement ; gousse retirée 1 min

    Velouté, brillant.

  8. Tiède dans les 2 h, ou froid détendu de lait ; caramel au beurre salé 30 min

    Il épaissit en refroidissant.

Le conseil du caviste

Un dessert tiède et lacté, à peine sucré, vanillé, avec un caramel au beurre salé.

Le Château de Thenon Côtes de Bergerac Moelleux à 8 °C, léger, à peine doux.

Le Château Moulin Caresse La Frangine Moelleux à 8 °C, tendre.

Le Tour du Roy Demi-Sec Crémant de Bordeaux à 7 °C, pour la fraîcheur.

Sur un dessert tiède et lacté, on choisit le vin doux le moins alcoolisé : l'alcool chauffe sur le lait chaud. Un riz au lait se mange tiède, à 40 °C, et le lait tapisse le palais d'un film gras et doux. Sur ce film tiède, l'alcool d'un vin se sent deux fois plus : un liquoreux à 13 ou 14 degrés, superbe sur une tarte froide, devient brûlant et lourd, on ne sent plus que sa chaleur. Il faut un vin doux léger, 11 ou 12 degrés, un moelleux de Bergerac tendre ou un demi-sec pétillant, dont la douceur épouse le lait sans y ajouter de feu. Plus le dessert est tiède et gras, plus le degré du vin doit être bas. C'est la règle des riz au lait, des crèmes brûlées encore chaudes, des soufflés.

À éviter : un liquoreux puissant, brûlant sur le lait tiède, et tout vin sec, dont l'acidité fait tourner le lait en bouche.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Château de Thenon Côtes de Bergerac MoelleuxChâteau de Thenon Côtes de Bergerac Moelleux 6,90 €
Château Moulin Caresse La Frangine MoelleuxChâteau Moulin Caresse La Frangine Moelleux 6,60 €
Tour du Roy Demi-Sec Crémant de BordeauxTour du Roy Demi-Sec Crémant de Bordeaux 9,50 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Le fond a attaché et tout sent le brûlé

Feu trop fort, ou pas remué. Frémissement à peine visible, fond épais, la cuillère toutes les trois minutes.

C'est une bouillie compacte

Trop cuit, ou arrêté trop sec. On arrête avec du liquide visible : il épaissit en refroidissant. Un peu de lait chaud rattrape.

Les grains sont durs

Sucre ajouté au départ, ou riz long. Le sucre à la fin, un riz rond, et dix minutes de plus.

Il a un goût de poussière

Riz pas blanchi. Deux minutes à l'eau bouillante, rincé.

Il n'est pas crémeux

Lait demi-écrémé, pas de jaune. Lait entier, et le jaune délayé dans la crème hors du feu.

Le jaune a fait des grumeaux

Versé pur dans le riz trop chaud. Délayé dans la crème froide d'abord, versé en remuant vivement, hors du feu.

Conservation & préparation anticipée

Le riz au lait se garde 3 jours au réfrigérateur, filmé au contact ; il épaissit et se détend d'un peu de lait froid au moment.

Il ne se congèle pas : le grain devient farineux.

Il se réchauffe à feu doux avec un trait de lait, en remuant, sans bouillir ; tiède, il est meilleur que froid.

Le caramel au beurre salé se prépare en pot et se garde 1 mois au réfrigérateur.

Le riz blanchi se garde 1 jour ; la cuisson au lait se fait au moment.

Variantes

Au four, à la normande

Notre teurgoule, le riz au lait cuit cinq heures au four, à la cannelle, sous sa croûte.

Le dessert de fête

Notre riz à l'impératrice, le riz au lait pris en bavarois avec des fruits confits.

Au caramel

40 g de sucre caramélisés à sec dans la casserole avant le lait : le riz au lait au caramel, brun clair, des bistrots.

Au lait de coco et à la mangue

La moitié du lait remplacée par du lait de coco, des dés de mangue à la fin : la version des étés.

Questions fréquentes

Quel riz ?

Un riz rond, arborio, carnaroli ou rond de Camargue : son amidon se libère lentement et lie le lait. Le riz long reste sec ; le riz à sushi fonctionne, un peu plus collant.

Pourquoi blanchir le riz ?

Deux minutes à l'eau bouillante retirent l'amidon de surface, qui ferait une colle, et le goût de poussière du riz sec. Le grain s'ouvre et absorbe le lait plus régulièrement.

Pourquoi le sucre à la fin ?

Le sucre dans le lait ralentit la pénétration de l'eau dans le grain : un riz cuit dans le lait sucré reste ferme au centre. On sucre hors du feu, une fois le grain tendre.

Comment savoir quand l'arrêter ?

Grain tendre, lait épaissi en crème, et encore nettement du liquide : le riz au lait épaissit beaucoup en refroidissant. On l'arrête plus coulant qu'on ne le veut.

Tiède ou froid ?

Tiède, dans les deux heures, c'est le meilleur. Froid le lendemain, il a épaissi : on le détend d'un peu de lait.

Quel vin servir avec ?

Un moelleux léger et peu alcoolisé à 8 °C, ou un demi-sec pétillant : sur un dessert tiède et lacté, l'alcool chauffe, on descend le degré.

Le riz au lait est un dessert de toute l'Europe, la teurgoule normande cuite douze heures au four, l'arroz con leche espagnol à la cannelle, le risalamande danois de Noël, le rice pudding anglais. La version française de casserole est la plus rapide et la plus fragile : quarante minutes de surveillance, parce que le lait attache dès qu'on regarde ailleurs. Le résultat, quand il est réussi, est un dessert crémeux où chaque grain reste entier.

Le riz : 150 g de riz rond, arborio, carnaroli ou riz rond de Camargue, dont l'amidon se libère lentement et lie le lait ; un riz long reste sec et ne lie rien. On le blanchit : deux minutes dans une casserole d'eau bouillante, puis égoutté et rincé. Ce blanchiment retire l'amidon de surface, qui ferait une colle, et le goût de poussière du riz sec ; il ouvre aussi le grain, qui absorbera le lait plus vite et plus régulièrement.

La cuisson : 1 litre de lait entier, jamais demi-écrémé, dans une casserole à fond épais, avec une gousse de vanille fendue et grattée et une pincée de sel. On porte au frémissement, on ajoute le riz blanchi, et l'on baisse jusqu'à ce que la surface ne bouge presque plus : un frémissement à peine visible, une bulle de temps en temps. Quarante minutes, à découvert, en remuant toutes les trois ou quatre minutes avec une cuillère en bois, en raclant le fond : le lait attache au fond en dix secondes si l'on cesse, et le fond brûlé parfume tout. Pas de sucre encore : le sucre ralentit la pénétration du lait dans le grain, et un riz cuit dans le lait sucré reste ferme au centre. Le riz est prêt quand le grain est tendre sans résistance et que le lait a épaissi en crème, avec encore du liquide : il en reste plus qu'on ne le pense nécessaire, et c'est voulu.

La finition : hors du feu, 80 g de sucre, remué jusqu'à dissolution, et un jaune d'œuf délayé dans 5 cl de crème entière, versé en remuant vivement : la chaleur du riz le cuit juste assez pour lier, et le riz au lait devient velouté, brillant, comme une crème anglaise autour des grains. On retire la gousse. Le riz au lait épaissit beaucoup en refroidissant, l'amidon continuant de gonfler : on l'arrête nettement plus coulant qu'on ne le souhaite à table. Il se mange tiède, dans les deux heures, quand il est le meilleur, ou froid le lendemain, détendu d'un peu de lait. Nature, avec un caramel au beurre salé en filet, une compote de pommes, ou une cuillère de confiture de lait.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Château de Thenon Côtes de Bergerac MoelleuxChâteau de Thenon Côtes de Bergerac Moelleux 6,90 €
Château Moulin Caresse La Frangine MoelleuxChâteau Moulin Caresse La Frangine Moelleux 6,60 €
Tour du Roy Demi-Sec Crémant de BordeauxTour du Roy Demi-Sec Crémant de Bordeaux 9,50 €

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