Trois ingrédients : du rhum, du jus de pomme, de la cannelle. Rien à doser finement, rien à secouer. Et pourtant deux verres faits avec les mêmes proportions peuvent être l'un charnu et l'autre aqueux, selon la bouteille de jus qu'on a prise.
La différence est visible à travers le verre. Un jus de pomme limpide a été clarifié : on lui a retiré ses pectines et ses particules en suspension pour qu'il soit joli et stable. Ce qu'on retire ainsi, c'est exactement ce qui donnait du corps en bouche. Un jus trouble, non filtré, garde cette matière, et dans un cocktail elle tient lieu de ce que le sirop apporte ailleurs, sans sucrer.







