Le bicerin est né à Turin au dix-huitième siècle et s'y sert toujours dans le même petit verre à anse, celui qui lui a donné son nom, bicerin voulant dire petit verre en piémontais. Trois éléments, trois couches, et rien d'autre.
Elles tiennent par une simple logique de densité décroissante. Le chocolat chaud, épais et très sucré, est le plus dense et va au fond. L'espresso, moins sucré, s'étale au-dessus. La crème, grasse et légère, flotte en dernier. Verser dans un autre ordre ne donne pas une autre présentation : cela donne un mélange brun uniforme, qui est bon mais qui n'est plus un bicerin. C'est un verre qu'on ne remue jamais, et qu'on boit en traversant les trois étages.







