Le Diki-Diki est un cocktail des années 1920, publié par Harry MacElhone. Trois ingrédients : du calvados, du jus de pamplemousse et du punsch suédois. C'est ce troisième qui bloque tout le monde.
Le punsch suédois est une liqueur du XVIIIe siècle, née du commerce de la Compagnie suédoise des Indes orientales. Sa base est l'arack de Batavia, une eau-de-vie javanaise de canne à sucre et de riz rouge fermentés, allongée de thé, de citron, de sucre et d'épices. Il s'en vend en Suède et pratiquement nulle part ailleurs. Je ne l'ai pas et je ne vais pas vous vendre un ersatz en prétendant que c'est pareil.
En revanche, il se reconstruit très honorablement. La clé est de comprendre ce qu'il apporte : un fruité fermentaire un peu sauvage, du sucre, une amère de thé et une pointe d'épice. Un rhum agricole vieux couvre le premier point, un thé noir bien infusé le troisième, et le reste est du dosage.
Le verre qui en sort n'est pas un ersatz malheureux. Il est franchement bon.







