Le julep est plus vieux que le bourbon qui l'a rendu célèbre. Au début du XIXe siècle, en Virginie et dans les Carolines, on le faisait avec ce qu'on avait : du rhum, du cognac, du gin de Hollande. Le gin julep figure dans les premiers livres de bar américains, dont celui de Jerry Thomas en 1862, à côté du mint julep au whiskey.
La construction est celle de tous les juleps. Des feuilles de menthe pressées doucement avec du sucre au fond d'une timbale de métal, l'alcool, puis de la glace pilée jusqu'en haut, remuée jusqu'à ce que la timbale givre. Un bouquet de menthe planté dans la glace, et une paille courte pour boire le nez dans les feuilles.
Avec le gin, le julep change de tempérament. Le bourbon donne un verre rond et sucré ; le gin donne un verre sec, herbacé, où le genièvre et la menthe se répondent. C'est plus frais, moins lourd, et c'est le julep qui convient le mieux aux grandes chaleurs.
La timbale de métal n'est pas un caprice : elle givre au contact de la glace pilée et garde le verre froid bien plus longtemps qu'un verre.







