La coque est le meilleur des coquillages bon marché, et celui qu'on renonce à acheter parce qu'il croque sous la dent.
Le sable n'est pas sur la coquille, il est dedans. La coque vit enfouie et aspire l'eau chargée de particules. Pour qu'elle s'en débarrasse, il faut qu'elle continue de filtrer, donc qu'elle soit vivante et à l'aise : c'est une question d'équilibre osmotique.
Plongée dans l'eau douce, elle subit un choc, se ferme hermétiquement et meurt sans avoir rien rejeté. Dans une eau à 30 grammes de gros sel par litre, la salinité de la mer, elle rouvre ses siphons et se purge en deux heures.
Deux détails qui comptent autant : on ajoute une poignée de farine, qu'elles ingèrent et rejettent avec le sable, et on les sort de l'eau à la main plutôt que de vider la bassine, sinon on remet tout le sable dessus.







