Gâteau au chocolat sans farine, dessus craquelé poudré de cacao, une part coupée montrant l'intérieur dense et fondant, crème fraîche, table de bois, verre de vin liquoreux

Dessert

Gâteau au chocolat sans farine : la recette fondante

  • Préparation : 25 min
  • Cuisson : 25 min
  • Repos : 2 h de refroidissement, 1 nuit au froid
  • Moyen
  • 10 personnes, moule de 22 cm
  • Facile
  • Toute l'année
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Ingrédients

10 personnes, moule de 22 cm

Ustensiles

  • UN MOULE À MANQUÉ DE 22 CM À FOND AMOVIBLE (L'OUTIL DU PLAT : un gâteau sans farine est fragile, il ne supporte pas d'être retourné de force)
  • un bain-marie (chocolat et beurre fondus sans brûler)
  • un thermomètre (40 °C pour le chocolat avant les jaunes)
  • un batteur (les jaunes blanchis, les blancs montés)
  • une maryse (les blancs incorporés sans les écraser)
  • un couteau long trempé dans l'eau chaude (des parts nettes dans un gâteau qui colle)

L'astuce du chef

Une ganache cuite. Chocolat, beurre, sucre, œufs : sans farine, c'est le chocolat qui fige le gâteau en refroidissant.

L'œuf tient tout. Pas de gluten : les blancs donnent l'air, les jaunes lient.

Chocolat à 70 %. Le beurre de cacao fait la texture ; à 50 %, trop de sucre, gâteau mou et plat.

Le chocolat tiède sur les jaunes. À 40 °C : chaud, il cuit l'œuf ; froid, il fait des grumeaux.

Le café qu'on ne sent pas. Une cuillère renforce le chocolat sans goût de café.

Les blancs au bec d'oiseau. Souples, ils s'incorporent ; fermes et secs, ils font des grumeaux blancs.

Un tiers sacrifié. Fouetté vigoureusement pour détendre le chocolat ; les deux tiers restants soulevés.

Vingt-cinq minutes, centre tremblant. Trop cuit, sec et sableux ; c'est la seule faute grave.

Il retombe et se plisse. Sans farine, rien ne tient le gonflé ; le cacao cache les plis.

Refroidi dans le moule. Chaud, il se casse au démoulage.

Une nuit au froid. Texture de truffe ; sorti 30 minutes avant, texture de fondant.

Parts fines, couteau chaud. Il est très riche ; la crème non sucrée l'allège.

Préparation pas à pas

  1. Chocolat et beurre fondus, lissés, tiédis à 40 °C, café 8 min

    Tiède, jamais chaud.

  2. Jaunes et 100 g de sucre blanchis 2 min ; chocolat versé 4 min

    Brillant et épais.

  3. Blancs montés avec le sel, 50 g de sucre en pluie, bec d'oiseau 4 min

    Souples.

  4. Un tiers au fouet, deux tiers à la maryse 3 min

    Plus une traînée blanche, pas un tour de plus.

  5. Moule beurré cacaoté chemisé ; 25 min à 170 °C 25 min

    Gonflé, craquelé.

  6. Bord pris, centre tremblant, lame humide : sorti

    Il finit de prendre en refroidissant.

  7. Refroidi 2 h dans le moule, démoulé, une nuit au froid 1 nuit

    Il retombe : c'est sa nature.

  8. Cacao, parts fines au couteau chaud, crème fraîche 3 min

    Très riche, très bon.

Le conseil du caviste

Un gâteau de chocolat noir à 70 %, dense et fondant, à peine sucré, avec de la crème fraîche.

Château Les Hauts de Caillevel Les Brumes, Monbazillac, à 9 °C, le liquoreux qui a une pointe d'amer sous le sucre.

Satemwa, thé noir fumé du Malawi Grands Jardins à 90 °C, l'amertume noble de la fumée sur celle du cacao.

Château Moulin Caresse Magie d'Automne Moelleux à 8 °C, plus doux, pour la version au chocolat à 60 %.

L'amertume s'accorde à l'amertume : un chocolat à 70 % demande un vin doux qui a lui-même une pointe d'amer, un liquoreux qui commence à évoluer, un thé fumé, et un vin doux sans aucune amertume paraît sirupeux et plat à côté. Le cacao à 70 % est d'abord amer, et son sucre est faible ; ce que le palais cherche après une bouchée, ce n'est pas du sucre, c'est une amertume qui réponde à la sienne, comme le café répond au chocolat. Un Monbazillac qui a quelques années porte, sous le miel et l'abricot confit, une note de noix et de rancio qui est une amertume noble ; elle rencontre celle du cacao, et le sucre du vin, tenu par cet amer, ne paraît plus sirupeux. Un moelleux jeune, tout en fruit, n'a pas cet amer : il glisse sur le chocolat sans l'accrocher et laisse la bouche pâteuse. Le thé noir fumé fait mieux encore, sans sucre du tout. La règle des desserts au chocolat très noir, à partir de 70 % : le vin doux le plus amer de la cave, jamais le plus fruité ; en dessous de 60 %, le sucre reprend le dessus et le moelleux revient.

À éviter : un moelleux jeune et fruité, sirupeux sur le cacao, et tout rouge sec, dont le tanin rend le chocolat âpre.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Château Les Hauts de Caillevel Les BrumesChâteau Les Hauts de Caillevel Les Brumes 14,50 €
Satemwa - Thé noir fumé malawite, Shire Highlands Grands JardinsSatemwa - Thé noir fumé malawite, Shire Highlands Grands Jardins 26,90 €
Château Moulin Caresse Magie d'Automne MoelleuxChâteau Moulin Caresse Magie d'Automne Moelleux 9,90 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Le gâteau est sec et sableux

Trop cuit. Vingt-cinq minutes, sorti quand le centre tremble et que la lame ressort humide.

Il est complètement retombé, plat

Normal en partie ; trop si les blancs ont été écrasés ou montés trop fermes. Bec d'oiseau, incorporation à la maryse, arrêtée à la dernière traînée.

Il y a des grumeaux blancs

Blancs trop fermes ou pas assez mélangés. Meringue souple, un tiers au fouet d'abord.

Le chocolat a fait des grumeaux avec les jaunes

Chocolat trop froid ou jaunes sortis du réfrigérateur. Chocolat à 40 °C, œufs à température ambiante.

Il s'est cassé au démoulage

Démoulé chaud ou moule pas chemisé. Refroidi 2 heures dans le moule, fond chemisé, moule à fond amovible.

Il est mou, il ne tient pas

Chocolat à 50 % ou moins. À 70 %, le beurre de cacao fige le gâteau au froid.

Conservation & préparation anticipée

Le gâteau se garde 5 jours au réfrigérateur, filmé ; il est meilleur le deuxième jour.

Il se congèle 2 mois, entier ou en parts, décongelé une nuit au réfrigérateur.

Sorti 30 minutes avant, il est fondant ; sorti du froid, il est une truffe ; les deux se défendent.

Il ne se réchauffe pas : un gâteau sans farine tiède coule.

La pâte crue se cuit tout de suite : les blancs retombent en dix minutes.

Variantes

Le fondant

Notre fondant au chocolat cœur coulant, le même esprit en portions individuelles, cuit encore plus court.

Le brownie

Notre brownie, avec farine celui-là, plus dense et sucré, pour les noix.

Torta caprese

100 g de poudre d'amandes ajoutée à la pâte avec les jaunes : le gâteau de Capri, plus moelleux, un peu moins fondant, toujours sans gluten.

La mousse

Notre mousse au chocolat, la même pâte crue, sans le four et sans le beurre.

Questions fréquentes

Quel chocolat ?

Un noir à 70 % de cacao, de couverture ou une bonne tablette pâtissière : c'est le beurre de cacao qui fait la texture, et un chocolat à 50 % donne un gâteau mou et trop sucré. À 80 %, ajouter 30 g de sucre.

Il est retombé et fendu, c'est raté ?

Non, c'est sa nature : sans farine, rien ne tient le gonflé des blancs, et le gâteau se plisse en refroidissant. On le poudre de cacao et on le sert à l'envers si l'on veut un dessus lisse.

Comment savoir qu'il est cuit ?

Le bord est pris sur 4 cm, le centre tremble quand on secoue le moule, et une lame plantée au centre ressort avec de la pâte humide. Vingt-cinq minutes à 170 °C pour 22 cm ; il finit de prendre en refroidissant.

Froid ou à température ambiante ?

Les deux : sorti du réfrigérateur, il a la texture d'une truffe, dense et fondante ; sorti 30 minutes avant, celle d'un fondant. Jamais tiède, il coule.

Peut-on réduire le sucre ?

À 120 g avec un chocolat à 70 %, pas en dessous : le sucre participe à la structure des blancs et à la texture. Avec un chocolat à 80 %, on l'augmente.

Quel vin servir avec ?

Un liquoreux qui a une pointe d'amer sous le sucre, un Monbazillac de quelques années à 9 °C, ou un thé noir fumé : l'amertume du cacao à 70 % s'accorde à une amertume, et un vin doux sans amer paraît sirupeux. Jamais un rouge sec.

Le gâteau au chocolat sans farine existe depuis que le chocolat existe en tablette : la torta caprese de Capri, née d'un oubli de farine dans les années vingt, le gâteau de Nancy du dix-neuvième, et le flourless chocolate cake américain des années quatre-vingt, quand les restaurants ont découvert qu'un gâteau sans farine était un gâteau plus riche. Il est devenu le gâteau au chocolat des cœliaques par accident, et le gâteau au chocolat des amateurs par mérite.

Les ingrédients, pour un moule de 22 cm : 250 g de chocolat noir à 70 %, un chocolat de couverture ou une bonne tablette pâtissière, jamais du chocolat à 50 % qui contient trop de sucre et pas assez de beurre de cacao ; 200 g de beurre ; 5 œufs à température ambiante, blancs et jaunes séparés ; 150 g de sucre ; une pincée de sel ; une cuillère à café de café soluble ou une cuillère de rhum, qui renforcent le chocolat sans se sentir ; 2 cuillères de cacao en poudre pour le moule et le dessus. Le moule à manqué de 22 cm beurré et poudré de cacao, le fond chemisé de papier : le gâteau est fragile, il doit se démouler sans effort.

La base : le chocolat haché et le beurre en dés fondus ensemble au bain-marie ou au micro-ondes par tranches de 30 secondes, lissés, tiédis à 40 °C, le café ajouté. Les 5 jaunes fouettés avec 100 g de sucre, 2 minutes, jusqu'à blanchir et épaissir ; le chocolat tiède versé dessus en fouettant ; une pâte brillante, épaisse. Le chocolat doit être tiède, pas chaud : chaud, il cuit les jaunes ; froid, il fige et fait des grumeaux.

Les blancs : montés avec la pincée de sel, et les 50 g de sucre restants ajoutés en pluie quand ils moussent, jusqu'à une meringue souple, au bec d'oiseau, pas ferme et sèche. Un tiers incorporé au chocolat au fouet, vigoureusement, pour détendre la pâte ; les deux autres tiers à la maryse, en soulevant du fond vers le haut en tournant le bol, jusqu'à ce qu'il ne reste plus de traînée blanche, et pas un tour de plus. Ce sont les blancs qui portent le gâteau ; écrasés, il sera plat et compact, ce qui n'est pas un drame, mais moins bon.

La cuisson : la pâte versée dans le moule, lissée ; 25 minutes à 170 °C, chaleur tournante éteinte si possible : le gâteau gonfle, le dessus se craquelle, et il est cuit quand le bord est pris sur 4 cm et que le centre tremble encore quand on secoue le moule ; une lame plantée au centre ressort avec de la pâte humide, ce qui est le but. Il retombe en refroidissant et son dessus se plisse : c'est sa nature, pas un défaut, on le cache sous le cacao. Refroidi entièrement dans le moule, 2 heures, puis démoulé sur un plat, à l'envers puis à l'endroit, et de préférence une nuit au réfrigérateur : froid, il a la texture d'une truffe ; à température ambiante, sorti 30 minutes avant, celle d'un fondant. Poudré de cacao, coupé au couteau chaud en parts fines, il est très riche ; servi avec une cuillère de crème fraîche épaisse ou de crème fouettée non sucrée, qui fait ce que le lait fait pour le café, ou avec des framboises.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Château Les Hauts de Caillevel Les BrumesChâteau Les Hauts de Caillevel Les Brumes 14,50 €
Satemwa - Thé noir fumé malawite, Shire Highlands Grands JardinsSatemwa - Thé noir fumé malawite, Shire Highlands Grands Jardins 26,90 €
Château Moulin Caresse Magie d'Automne MoelleuxChâteau Moulin Caresse Magie d'Automne Moelleux 9,90 €

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