Bocal de pâte à tartiner maison aux noisettes et au chocolat, tartine de pain grillé généreusement nappée, noisettes entières, table de bois, tasse de thé

Petit déjeuner

Pâte à tartiner maison : la recette noisette chocolat

  • Préparation : 20 min
  • Cuisson : 15 min
  • Repos : 3 h de refroidissement
  • Moyen
  • 1 bocal de 500 g
  • Facile
  • Toute l'année
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Ingrédients

1 bocal de 500 g

Ustensiles

  • UN ROBOT À LAME PUISSANT OU UN BLENDER (L'OUTIL DU PLAT : huit minutes de mixage jusqu'à la purée qui coule)
  • une plaque de four (la torréfaction en une couche)
  • un torchon propre (les peaux frottées)
  • un bain-marie (les deux chocolats fondus)
  • une maryse (les bords du bol raclés entre chaque minute)
  • un bocal de 50 cl (trois semaines dans le placard)

L'astuce du chef

Le gianduja de Turin. Les noisettes des Langhe pour couper le cacao cher ; le pot est venu un siècle après.

Soixante pour cent de noisettes. Les pots du commerce en ont treize ; la différence est là.

La torréfaction fait le goût. Quinze minutes : le praliné apparaît ; crues, les noisettes sont vertes.

La peau frottée. Amère et tannique ; dans un torchon chaud, elle part en flocons.

Mixées tièdes. L'huile sort plus vite quand la noisette est chaude.

Par temps d'une minute. Le robot ne chauffe pas, la pâte ne brûle pas.

Poudre, boule, purée. Les trois états ; on n'arrête pas à la boule.

Jusqu'à ce qu'elle coule. L'huile de la noisette est le seul liquide : sans elle, une pâte sèche.

Deux chocolats. Le lait pour la douceur, le noir pour la tenue et le goût.

Le lait en poudre. L'onctuosité lactée du commerce, sans le lait qui ferait tourner.

Le sucre glace, pas le semoule. Il se dissout dans le gras ; le semoule reste en grains.

Le placard, pas le frigo. L'huile de noisette fige à 10 °C ; au froid, un bloc.

Préparation pas à pas

  1. Noisettes torréfiées 15 min à 160 °C 15 min

    Elles sentent, la peau craquelle.

  2. Frottées chaudes dans un torchon, peaux secouées 2 min

    Ce qui reste ne gêne pas.

  3. Mixées par temps de 1 min : poudre, boule, purée 8 min

    Jusqu'à ce qu'elle coule.

  4. Chocolats fondus au bain-marie 5 min

  5. Chocolats, sucre glace, lait en poudre, cacao, sel dans le robot 1 min

    Mixés lisse.

  6. Goûtée, ajustée 1 min

    Sucre, cacao, ou une cuillère d'huile.

  7. Versée en bocal, épaissie 3 h 3 h

  8. Dans le placard, jamais au froid ; sur pain, brioche, crêpes

    Ou à la cuillère.

Le conseil du caviste

Une purée de noisettes torréfiées au chocolat, grasse et sucrée, tartinée au petit-déjeuner et au goûter.

Meung, thé noir forestier laotien Grands Jardins à 90 °C, le thé chaud et corsé du matin.

Kagoshima, thé vert hojicha torréfié Grands Jardins à 80 °C, le grillé du thé sur le grillé de la noisette, pour le goûter.

Satemwa, thé noir fumé du Malawi Grands Jardins à 90 °C, pour la crêpe du dessert, avec le chocolat.

Le gras de noisette se boit chaud : l'huile de noisette fige à 10 degrés, elle enrobe la langue d'un film cireux dès qu'elle rencontre un liquide froid, et une pâte à tartiner, qui en contient 40 %, ne s'accorde qu'à une boisson chaude, thé, chocolat, café, jamais à un vin sorti du réfrigérateur. C'est une affaire de température de fusion : le beurre de cacao fond à 34 °C, dans la bouche, mais l'huile de noisette, liquide à température ambiante, se fige au contact d'un vin à 8 °C et la bouche devient pâteuse, le chocolat disparaît, il ne reste qu'une sensation grasse. Un thé à 90 °C fait le contraire : il liquéfie le gras, libère le parfum de noisette torréfiée, et son tanin léger nettoie le sucre ; le hojicha, torréfié lui aussi, rejoint le praliné par parenté de grillé. C'est pourquoi la pâte à tartiner est un aliment de petit-déjeuner et de goûter, jamais de dessert au vin, et pourquoi le gianduja se mange avec le café. La règle des pâtes de fruits secs, tartinades de noisette, d'amande, de cacahuète : une boisson chaude, et le vin attend un autre dessert.

À éviter : tout vin froid, doux ou sec, qui fige l'huile de noisette en bouche, et le lait froid, pour la même raison.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Meung - Thé noir forestier laotien, Bokeo Grands JardinsMeung - Thé noir forestier laotien, Bokeo Grands Jardins 26,90 €
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Satemwa - Thé noir fumé malawite, Shire Highlands Grands JardinsSatemwa - Thé noir fumé malawite, Shire Highlands Grands Jardins 26,90 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

La pâte est sèche, sableuse

Noisettes pas mixées assez longtemps. Jusqu'à la purée qui coule, 8 minutes ; se rattrape en remixant, avec une cuillère d'huile de noisette si le robot est faible.

Elle est amère

Peaux laissées, ou noisettes trop torréfiées. Frottées dans le torchon ; 15 minutes, blond doré, pas brun.

Elle est fade, elle ne sent pas la noisette

Noisettes crues ou pas assez torréfiées. Quinze minutes à 160 °C, jusqu'à ce qu'elles sentent.

Elle a durci dans le bocal

Réfrigérateur, ou cuisine froide. Dans le placard ; 20 secondes au micro-ondes.

Le robot a chauffé, la pâte sent le brûlé

Mixée sans pause. Par temps d'une minute, 30 secondes d'arrêt entre chaque.

Elle est granuleuse

Sucre semoule, ou robot trop faible. Sucre glace, et un blender puissant ; un dernier mixage de 2 minutes lisse presque tout.

Conservation & préparation anticipée

La pâte à tartiner se garde 3 semaines à température ambiante dans son bocal fermé, dans le placard.

Jamais au réfrigérateur : l'huile de noisette fige et la pâte devient dure ; si elle a durci l'hiver, 20 secondes au micro-ondes.

L'huile qui remonte après une semaine se remélange à la cuillère : c'est le signe qu'il n'y a pas d'émulsifiant.

Les noisettes torréfiées se gardent 2 semaines en bocal ; la purée de noisettes seule, 1 mois.

Elle ne se congèle pas.

Variantes

Tout noir

160 g de chocolat à 70 %, sans lait en poudre, 30 g de sucre glace : la pâte à tartiner des adultes, amère et puissante.

Les crêpes

Notre pâte à crêpes inratable, le meilleur support de ce pot, avec notre caramel au beurre salé pour ceux qui ne choisissent pas.

La brioche

Notre brioche maison, tranchée épais et grillée, pour le dimanche matin.

Gianduja

La même pâte avec 200 g de chocolat, coulée en barre dans un moule chemisé, prise au frais et tranchée en carrés : le chocolat de Turin.

Questions fréquentes

Mon robot n'arrive pas à faire une purée, que faire ?

Un robot ménager ordinaire met 8 à 10 minutes, par temps d'une minute avec des pauses ; un blender puissant, 3 minutes. Si la pâte reste en boule, une cuillère d'huile de noisette ou de pépins de raisin aide à démarrer. Les noisettes tièdes rendent leur huile plus vite.

Faut-il vraiment enlever les peaux ?

La peau de la noisette est amère et tannique ; frottée dans un torchon quand les noisettes sont chaudes, elle part en flocons. Il en reste toujours un peu, ce qui ne gêne pas ; des noisettes déjà émondées évitent l'étape.

Pourquoi du lait en poudre ?

Pour l'onctuosité et le goût lacté de la pâte à tartiner du commerce, sans ajouter de liquide qui ferait tourner le chocolat. Sans lait en poudre, 30 g de chocolat au lait de plus font l'affaire, la pâte est un peu plus ferme.

Pourquoi ne pas la mettre au réfrigérateur ?

Parce que l'huile de noisette, qui fait toute la texture, fige au froid et rend la pâte dure comme du beurre sorti du frigo. Trois semaines dans le placard, à température ambiante, le bocal fermé ; c'est le sucre et le gras qui la conservent.

Combien de sucre ?

50 g de sucre glace pour 300 g de noisettes, plus le sucre des chocolats, soit 25 % en tout contre 55 % dans les pots du commerce. Pour les enfants habitués, 80 g ; pour les adultes, 30 g et plus de chocolat noir.

Quel vin servir avec ?

Aucun : le gras de noisette se boit chaud, et un vin froid fige l'huile en bouche. Un thé noir corsé le matin, un hojicha torréfié au goûter, un thé fumé sur la crêpe du dessert. Le gianduja se mange avec le café.

La pâte à tartiner aux noisettes est née dans le Piémont au dix-neuvième siècle, quand le cacao coûtait cher et que les chocolatiers de Turin l'ont coupé avec les noisettes des Langhe, ce qui a donné le gianduja ; la version en pot, tartinable, est italienne aussi, des années soixante. Celle qui suit revient au gianduja d'origine : des noisettes d'abord, du chocolat ensuite, et pas d'huile ajoutée.

Les noisettes : 300 g de noisettes entières décortiquées, du Piémont ou de Cervione si l'on en trouve, sinon de bonnes noisettes de supermarché, étalées sur une plaque et torréfiées 15 minutes à 160 °C, remuées à mi-cuisson, jusqu'à ce qu'elles sentent, que leur peau craquelle et que l'intérieur soit blond doré ; versées chaudes dans un torchon, refermé, et frottées vigoureusement entre les mains une minute : les peaux se détachent en flocons, on les secoue au-dessus de l'évier, il en reste toujours un peu et c'est sans importance. La peau est amère et tannique ; sans elle, la pâte est douce. C'est la torréfaction qui fait tout le goût de la pâte à tartiner : des noisettes crues donnent une pâte fade et verte.

La purée : les noisettes encore tièdes dans un robot à lame puissant ou un blender ; mixées par temps de 1 minute, en raclant les bords entre chaque, la pâte passant successivement par la poudre, la poudre grasse qui s'agglomère, la pâte épaisse qui tourne en boule, puis, quand l'huile sort tout à fait, la purée liquide, brillante, qui coule ; 5 à 8 minutes en tout selon le robot, avec des pauses de 30 secondes pour qu'il ne chauffe pas ; on n'arrête pas avant qu'elle coule, c'est la règle. Une purée de noisettes chaude et lisse, 250 g environ, qui sent le praliné.

Le chocolat et l'assemblage : 100 g de chocolat au lait et 60 g de chocolat noir à 60 % fondus ensemble au bain-marie ; ajoutés dans le robot avec la purée, avec 50 g de sucre glace, 20 g de lait en poudre entier, qui donne l'onctuosité et le goût lacté, 15 g de cacao non sucré, et une pincée de sel ; mixés 1 minute jusqu'à une pâte lisse, brillante, fluide à chaud. Goûtée : plus de sucre glace pour les enfants, une cuillère d'huile de noisette ou de pépins de raisin pour une pâte plus souple, 20 g de cacao de plus pour une pâte plus noire. Sans lait en poudre, on met 30 g de chocolat au lait de plus. Versée dans un bocal propre de 50 cl, elle épaissit en refroidissant en 3 heures jusqu'à la consistance d'une pâte à tartiner souple.

La garde et les usages : 3 semaines à température ambiante, dans le placard, le bocal fermé ; jamais au réfrigérateur, où l'huile de noisette fige et rend la pâte dure comme du beurre froid ; si elle a durci l'hiver, 20 secondes au micro-ondes. L'huile peut remonter en surface au bout d'une semaine, c'est le signe qu'il n'y a pas d'émulsifiant, et on remélange à la cuillère. Sur du pain grillé, une brioche, des crêpes, des pancakes ; dans un yaourt, entre deux sablés, fondue sur une glace, ou à la cuillère. Les variantes : aux amandes pour moitié ; tout noir, 160 g de chocolat à 70 %, sans lait en poudre, pour les adultes ; au caramel, 2 cuillères de caramel au beurre salé ; à la fleur de sel en grains ; et la version gianduja de Turin, la même pâte avec 200 g de chocolat, coulée en barre et tranchée, qui se mange en carrés.

Avant de partir

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