Grand bol blanc de salade Waldorf, dés de pomme rouge croquants, tronçons de céleri, raisins verts et cerneaux de noix, légèrement enrobés d'une sauce claire, feuilles de laitue, pomme entière et branche de céleri, verre de vin blanc à pied

Salade

Salade Waldorf : les fils du céleri sont du collenchyme, et cru, on les tire à l'économe

Le céleri branche est traversé de fils qui ne se mâchent pas : ce sont des faisceaux de collenchyme, le tissu de soutien de la plante, fait de cellulose épaissie. La cuisson les attendrit ; cru, rien ne les dissout. Dans une Waldorf, où le céleri est cru, on les tire à l'économe avant de couper, branche par branche. C'est le geste qui sépare une Waldorf de restaurant d'une salade de cantine.

  • Préparation : 25 min
  • Cuisson : 6 min
  • Repos : 30 min au frais avant de servir
  • Économique
  • 4 personnes
  • Très facile
  • Automne
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Ingrédients

4 personnes

Ustensiles

  • UN ÉCONOME (L'OUTIL DU PLAT : deux passages sur la face bombée de chaque branche, et plus un fil)
  • un couteau bien affûté (des dés de pomme nets, sans écraser)
  • un grand saladier froid (la sauce y attend, la pomme y tombe dès la coupe)
  • un petit fouet (mayonnaise, yaourt, citron, lisse)
  • une plaque et un four à 160 °C (six minutes pour les noix)
  • une cuillère en bois (on mélange en soulevant)

L'astuce du chef

La Waldorf est née au Waldorf-Astoria en 1893. Pomme, céleri, mayonnaise, et rien d'autre à l'origine.

Sa réussite tient à une chose que les recettes ne disent pas. La texture du céleri.

Une branche est parcourue de longs cordons fibreux. Sur sa face bombée.

Ce sont des faisceaux de collenchyme. Le tissu de soutien de la plante, à parois épaissies de cellulose et de pectine.

C'est lui qui tient la branche dressée. Et il ne se coupe pas sous la dent : il se coince.

À la cuisson, la pectine se dégrade et les fils s'attendrissent. Un céleri braisé n'en a pas.

Cru, rien ne les dissoudra. La seule solution est mécanique.

On tire les fils à l'économe. Ou en cassant la base et en pelant vers le haut, comme une rhubarbe.

Deux passages par branche, et le céleri est croquant et net. C'est ce croquant, contre celui de la pomme, qui définit la salade.

La pomme s'enrobe dès la coupe dans la sauce. Son acidité la protège du brunissement.

La sauce : moitié mayonnaise, moitié yaourt, du citron. La mayonnaise seule alourdit tout.

Et les noix, torréfiées, entrent au dernier moment. Pour rester croquantes face à trois éléments qui le sont déjà.

Préparation pas à pas

  1. Torréfier les noix 6 min à 160 °C, réserver 8 min

    Elles entrent en dernier.

  2. EFFILER le céleri à l'économe, branche par branche 6 min

    Deux passages sur la face bombée.

  3. Couper le céleri en tronçons de 1 cm 3 min

    Croquant et net.

  4. Fouetter mayonnaise, yaourt, citron, sel, poivre 2 min

    Dans le saladier de service.

  5. Couper les pommes en dés, DIRECTEMENT dans la sauce 5 min

    Enrobées aussitôt, elles ne brunissent pas.

  6. Ajouter céleri et raisins, mélanger 2 min

    En soulevant.

  7. Reposer 30 min au frais 30 min

    Les goûts se lient, le croquant reste.

  8. Sur des feuilles de laitue, noix par-dessus, servir 3 min

    Poivre blanc du moulin.

Le conseil du caviste

Une salade croquante, fruitée et crémeuse, avec des noix.

Le Château du Rooy Rosette à 9 °C, dont la douceur répond à la pomme et au raisin.

Le Moulin Caresse Le Sémillon à 10 °C, pour une lecture sèche.

Le Tour du Roy Demi-Sec Crémant de Bordeaux à 7 °C.

La peau de la noix est tannique, et ses tanins s'additionnent à ceux du vin. Une noix contient dans sa fine peau brune des polyphénols astringents, ceux-là mêmes qui assèchent la bouche quand on en mange plusieurs ; face à un rouge, même léger, ils se cumulent avec le tanin du vin et l'ensemble devient râpeux. C'est la raison pour laquelle les salades aux noix se servent avec des blancs, et de préférence des blancs à la douceur perceptible, qui tamponnent l'astringence.

À éviter : tout rouge, et un blanc très sec et maigre.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Château du Rooy RosetteChâteau du Rooy Rosette 8,80 €
Moulin Caresse Le SémillonMoulin Caresse Le Sémillon 7,90 €
Tour du Roy Demi-Sec Crémant de BordeauxTour du Roy Demi-Sec Crémant de Bordeaux 9,50 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Il y a des fils dans le céleri

Il n'a pas été effilé. Le collenchyme ne se dissout qu'à la cuisson : deux passages d'économe sur la face bombée de chaque branche, avant la coupe.

La pomme a bruni

Elle a attendu à l'air. On la coupe directement dans la sauce, dont le citron et le yaourt la protègent.

C'est lourd

Mayonnaise seule. Moitié yaourt grec, du citron, et la salade retrouve sa légèreté.

Les noix sont molles

Elles ont trempé dans la sauce. Torréfiées, elles s'ajoutent sur la salade au moment de servir.

C'est fade

Il manque le sel et le citron. La sauce s'assaisonne franchement, et un peu de zeste de citron relève tout.

Quelle pomme choisir ?

Ferme et acidulée : reine des reinettes, granny smith, ou une pomme rouge croquante. Une golden ramollit.

Conservation & préparation anticipée

La salade se garde 24 h au réfrigérateur, sans les noix, dans une boîte fermée.

La pomme tient dans la sauce grâce à l'acidité du citron et du yaourt ; sans sauce, elle brunit.

Le céleri effilé se prépare la veille et attend dans l'eau froide, au frais.

Les noix torréfiées se gardent 1 semaine dans un bocal, et s'ajoutent au moment.

Elle ne se congèle pas : la pomme et le céleri deviennent mous.

Variantes

Au poulet rôti

Des dés de poulet rôti froid dans la salade : le déjeuner complet des brasseries new-yorkaises.

Au roquefort

Des miettes de roquefort à la place d'une partie de la mayonnaise, avec les noix : version française.

Le céleri en rémoulade

Notre céleri rémoulade.

Le céleri cuit, sans fils

Notre céleri braisé au jus.

Questions fréquentes

Pourquoi effiler le céleri ?

Parce que ses fils sont du collenchyme, un tissu de soutien en cellulose que seule la cuisson attendrit. Cru, on les tire à l'économe.

Comment empêcher la pomme de brunir ?

En la coupant directement dans la sauce : l'acidité du citron et du yaourt la protège.

Mayonnaise ou yaourt ?

Les deux, à parts égales, avec du citron. La recette de 1893 était à la mayonnaise seule, et elle était lourde.

Faut-il des raisins ?

Ils sont venus après, mais ils apportent le jus et le sucre qui manquent à la pomme et au céleri. On peut s'en passer.

Peut-on la préparer à l'avance ?

Oui, 24 h sans les noix, qui s'ajoutent au moment. Le céleri effilé se prépare la veille dans l'eau froide.

Quel vin servir avec ?

Un blanc à la douceur perceptible, jamais un rouge : les tanins de la peau des noix s'additionneraient aux siens.

La salade Waldorf est née au Waldorf-Astoria de New York en 1893, avec trois ingrédients seulement, pomme, céleri, mayonnaise ; les noix sont venues plus tard, les raisins plus tard encore. Sa réussite tient à une chose que les recettes ne disent jamais : la texture du céleri.

Une branche de céleri est parcourue, sur sa face bombée, de longs cordons fibreux. Ce sont des faisceaux de collenchyme, un tissu végétal de soutien dont les cellules ont des parois épaissies de cellulose et de pectine : c'est lui qui permet à la branche de rester dressée. Ces fibres sont si résistantes qu'elles ne se coupent pas sous la dent ; elles se coincent, et l'on se retrouve à mâcher un fil. À la cuisson, la pectine qui les cimente se dégrade et les fils s'attendrissent, ce qui explique qu'un céleri braisé n'en ait pas. Mais dans une salade crue, rien ne les dissoudra.

La seule solution est mécanique : on tire les fils à l'économe, ou en cassant la base de la branche et en pelant vers le haut, comme une rhubarbe. Deux passages suffisent pour une branche. Le céleri devient alors croquant et net, sans le moindre fil, et c'est ce croquant, contre celui de la pomme, qui définit la salade.

Le reste relève de la mesure. La pomme, acidulée et ferme, est enrobée dès la coupe dans la sauce, dont l'acidité la protège du brunissement. La sauce, justement, se fait moitié mayonnaise, moitié yaourt, avec du citron : la mayonnaise seule, telle qu'on la servait en 1893, alourdit tout. Et les noix sont torréfiées et ajoutées au dernier moment, pour rester croquantes face à trois éléments qui le sont déjà.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Château du Rooy RosetteChâteau du Rooy Rosette 8,80 €
Moulin Caresse Le SémillonMoulin Caresse Le Sémillon 7,90 €
Tour du Roy Demi-Sec Crémant de BordeauxTour du Roy Demi-Sec Crémant de Bordeaux 9,50 €

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