Une verrine ratée est presque toujours une verrine trouble : les couches se sont infiltrées l'une dans l'autre et il ne reste qu'un mélange brunâtre. Ce n'est pas une question de talent, c'est une question de densité et de prise.
Première règle : la couche la plus dense va au fond, la plus légère au sommet. Une préparation lourde posée sur une mousse s'enfonce dedans, mécaniquement. On descend donc du compact vers l'aérien : une base ferme, un cœur crémeux, un dessus léger ou croquant.
Deuxième règle : chaque couche doit avoir pris avant qu'on verse la suivante, soit vingt à trente minutes au réfrigérateur. C'est ce qui rend les verrines longues à monter, et c'est pour cela qu'on les fait la veille.
Et une conséquence des deux : aucune couche ne doit être liquide. Tout doit tenir sur une petite cuillère. Une soupe froide, même délicieuse, s'infiltrera partout.







