DO

Café de la Sierra Nevada

L'arabica lavé de la Sierra Nevada de Santa Marta et de la Serranía del Perijá, cultivé surtout à l'ombre, protégé en Colombie depuis 2017.

Pays
Colombie
Protégée depuis
30/01/2017
Couleurs et styles
Café

Le terroir

L'aire couvre 33 communes caféières des départements du Cesar, de La Guajira et du Magdalena. On y trouve Valledupar, Pueblo Bello, Santa Marta, Aracataca, Ciénaga, Riohacha et Villanueva. Elle s'étend sur deux massifs. La Sierra Nevada de Santa Marta est un massif isolé du reste des cordillères, au nord du pays. L'autre est la Serranía del Perijá, aussi appelée Serranía de los Motilones. Les caféières sont entre 500 et 1 900 mètres.

Il tombe de 1 228 à 2 708 millimètres de pluie par an. La saison sèche va de janvier à avril. La température moyenne va de 20 à 22 °C. L'humidité de l'air va de 70 à 76 %. Le soleil brille de 1 453 à 2 379 heures par an. Le manque d'eau de décembre à février oblige à cultiver le café à l'ombre. Environ 94 % des caféières sont à l'ombre totale ou à mi-ombre, sous des arbres indigènes. Les sols sont en général argileux, pauvres en éléments nutritifs, et pierreux. Ils ne sont pas volcaniques.

L’appellation

Café de la Sierra Nevada est une dénomination d'origine colombienne. L'autorité colombienne de la propriété industrielle en a déclaré la protection en 2017. Elle couvre un café arabica lavé et doux.

Le café vient uniquement de l'espèce arabica. Il peut venir d'une seule variété ou d'un mélange. Les variétés admises sont celles qui, évaluées par le centre de recherche du café de Colombie, peuvent entrer dans le Café de Colombia. Les principales variétés de la zone sont, entre autres, le Caturra, le Típica, le Tabi, le Colombia et le Castillo, avec sa version régionale Castillo Pueblo Bello.

Les cerises rouges ou jaunes sont cueillies à la main, à pleine maturité. La grande récolte va de septembre à février, en trois ou quatre passages. Le café est préparé par voie humide, le plus souvent à la ferme. Il est dépulpé, puis il fermente dans l'eau, en général 16 à 18 heures, et il est lavé. Le mucilage peut aussi être retiré à la machine. Le café sèche lentement au soleil, sur des aires cimentées, ou dans des séchoirs. Il garde de 10 à 12 % d'humidité. Le café en parche est stocké sous 20 °C. Le décorticage peut se faire hors de la zone. La torréfaction aussi.

Pour obtenir le droit au nom, le café doit être certifié. L'organisme de certification vérifie le profil. La tasse est nette et équilibrée. Le corps est moyen à plein, et régulier. L'acidité est moyenne, avec des saveurs de chocolat. Le parfum et l'arôme montrent des notes sucrées et de noix.

Histoire et évolutions

La tradition du café remonte à 1894 dans la région. Cette année-là, l'Américain Orlando L. Flye fonde son premier domaine, El Cacahualito, à Santa Marta. Dans La Guajira, le café commence au milieu du XIXe siècle à Villanueva. Le Français François Dangond et plusieurs familles le plantent sur le versant sud-est de la Sierra Nevada de Santa Marta et dans la Serranía del Perijá. Des cafés biologiques et solidaires sont aussi produits avec les quatre peuples indigènes de la Sierra Nevada.

Le 13 mars 2008, le comité directeur de la fédération nationale des caféiculteurs approuve un petit nombre de dénominations d'origine régionales. En 2015, les comités du Magdalena et du Cesar-Guajira approuvent la demande. La fédération la dépose le 25 novembre 2015. Un extrait est publié le 31 mai 2016. Personne ne s'y oppose. Le 30 janvier 2017, la résolution n° 2484 déclare la protection. Elle délègue aussi à la fédération le pouvoir d'autoriser l'usage du nom.

D’après le cahier des charges officiel de l’appellation. Recoupé avec sic.gov.co, sedeelectronica.sic.gov.co.

Les caféiers cités (6)

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