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Orléans

Le vignoble le plus septentrional de la Loire, entre Beauce et Sologne.

Région
Vallée de la Loire
Pays
France
Protégée depuis
14/04/2004
Superficie du vignoble
environ 40 hectares
Couleurs et styles
Blanc, Rouge, Rosé, Tranquille
Dossier européen
PDO-FR-A0303

Le terroir

Le vignoble le plus septentrional de la vallée de la Loire, situé de part et d'autre du fleuve, entre la plaine de Beauce et la forêt de Sologne. La zone s'étend sur treize communes dans un paysage au relief peu marqué, sur environ trente-cinq kilomètres en amont et en aval d'Orléans. Le vignoble est essentiellement implanté en aval de la ville, sur les terrasses anciennes sablo-graveleuses. Cépages : pinot noir, pinot meunier, pinot gris, chardonnay.

L’appellation

Orléans est le vignoble le plus septentrional de la Loire, et il tourne autour du pinot meunier, appelé ici gris meunier, qui y donne son vin le plus caractéristique.

Les rouges présentent le plus souvent des arômes de fruits rouges et noirs, avec notamment des notes de cerise, et une bouche friande soutenue par des tanins soyeux. La couleur des rosés est souvent qualifiée d'œil de perdrix. Les blancs viennent du chardonnay, appelé ici auvernat blanc.

Le vignoble orléanais fut l'un des plus grands de France avant que le chemin de fer ne le condamne. Trois à six ans. Servez les rouges frais, à 14 °C, les blancs à 10 °C.

Histoire et évolutions

L'abbaye de Micy, fondée vers 510 par saint Mesmin sur un domaine donné par Clovis, se signale déjà par la qualité de son vin. Au VIe siècle, Grégoire de Tours rapporte que des marchands venaient s'approvisionner à Orléans. Au XIIIe siècle, le poète Henri d'Andeli loue les vins d'Orléans, et le roi d'Angleterre Jean sans Terre en achète en 1206 et 1215.

En 1577, le Parlement de Paris interdit aux Parisiens d'acheter du vin produit à moins de vingt lieues de la capitale. La production autour d'Orléans s'intensifie alors en quantité, au détriment de la qualité. Simon Rouzeau dénonce en 1605 ce vignoble devenu producteur de masse. La réputation des vins s'effondre aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Le pinot noir, appelé localement auvernat, et le chardonnay restent longtemps la base de l'encépagement de qualité. La part du pinot noir recule ensuite face au meunier, une mutation du pinot noir plus régulière et moins sensible aux gelées de printemps. Un texte de 1803 note déjà que l'auvernat donne le meilleur vin mais le moins abondant, et Guyot écrit vers 1868 que l'auvernat gris, le meunier, domine désormais les cépages noirs de l'Orléanais.

Le vignoble orléanais fut un temps parmi les plus grands de France, avec environ 32 000 hectares selon un ouvrage de 1803, encore 22 000 hectares vers 1868 selon Guyot. Le chemin de fer, en ouvrant la concurrence des vins du sud, puis le phylloxéra, lui portent un coup presque fatal.

À partir de 1933, des viticulteurs s'organisent pour vinifier et commercialiser ensemble leurs vins. Les vins de l'Orléanais sont reconnus en 1951 en VDQS, puis en appellation d'origine contrôlée en 2006.

En 2008, le vignoble approche les 80 hectares, exploités par une vingtaine de viticulteurs, avec les rouges en tête devant les blancs et les rosés.

D’après le cahier des charges officiel de l’appellation.

Les cépages

Raisin noirRaisin blancRaisin gris

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