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Romanée-Saint-Vivant

Le plus bas des grands crus de Vosne, du nom du monastère qui le possédait.

Région
Bourgogne
Pays
France
Protégée depuis
18/09/1973
Superficie du vignoble
environ 9,4 hectares
Couleurs et styles
Rouge, Tranquille
Dossier européen
PDO-FR-A0309

Le terroir

La seule commune de Vosne-Romanée, entre Dijon et Nuits-Saint-Georges. Le versant, d'environ cent cinquante mètres de dénivelé, est constitué d'une série de calcaires du Jurassique moyen dont le calcaire de Comblanchien, particulièrement compact, qui forme l'ossature du relief. Le climat est océanique tempéré, avec environ 750 millimètres de pluie par an et une moyenne annuelle de 10,5 °C. Rendement limité à 42 hectolitres par hectare. Cépage : pinot noir.

L’appellation

Romanée-Saint-Vivant porte le nom du monastère clunisien de Saint-Vivant, fondé vers l'an 900 dans les Hautes Côtes de Nuits, qui possédait à Vosne, dès le XIIe siècle, un domaine viticole reçu du duc de Bourgogne Hugues II, avec un vendangeoir et des caves. Ce domaine était constitué de quatre clos joignants mais distincts.

Les vins expriment à la fois puissance et charme. Solides et charpentés, ils présentent toujours beaucoup d'harmonie. L'ensemble développe des arômes intenses qui peuvent rappeler les fruits rouges et noirs, mûrs ou confits, le musc, le cuir ou l'humus, avec une très grande persistance aromatique.

C'est le plus bas du coteau, sur des sols plus profonds : le vin y gagne en souplesse ce qu'il perd en tension. Quinze à trente ans. Debout deux jours, décantage doux, service à 16 °C.

Histoire et évolutions

Des vignes existent sur le territoire de Vosne-Romanée dès le Moyen Âge. Le monastère clunisien de Saint-Vivant y possède un domaine formé de quatre clos distincts mais joignants, très précisément répertoriés dans un acte de 1512. Les moines le conservent jusqu'à la Révolution française de 1789.

En 1765, un texte cite pour la première fois le nom « Romanée de Saint-Vivant ». Ce climat réunit alors d'anciens clos, dont le Cloux des neuf journaux et le Cloux des quatre journaux. Le nom « Romanée » vient d'une parcelle voisine, ancienne propriété du même monastère, que possédait le prince de Conti.

À la Révolution, les biens de l'abbaye sont confisqués comme tout bien ecclésiastique, puis vendus aux enchères. La Romanée-Saint-Vivant est achetée par la famille Marey-Monge, qui la garde jusqu'en 1898, année où le domaine est en partie partagé.

Le vin gagne des classements flatteurs au XIXe siècle. Jullien le place en première classe des vins fins de Bourgogne en 1816. Le docteur Lavalle le classe en première cuvée en 1855. Le comité de viticulture de l'arrondissement de Beaune le confirme en première classe en 1860.

L'appellation d'origine contrôlée est reconnue par le décret du 11 septembre 1936. L'aire parcellaire actuelle est approuvée par l'Institut national de l'origine et de la qualité en juin 1988. Le cahier des charges en vigueur date du décret du 24 octobre 2011.

Le vignoble de la Romanée-Saint-Vivant couvre environ 9,4 hectares, pour une production moyenne annuelle de 240 hectolitres.

D’après le cahier des charges officiel de l’appellation.

Les cépages

Raisin noirRaisin blancRaisin gris

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