Un Rob Roy anobli d'une lichette de Bénédictine : le Bobby Burns marie scotch et vermouth rouge, puis les parfume d'herbes et de miel. Rond, chaleureux et racineux, c'est l'hommage cocktail au poète écossais. La recette exacte est ci-dessus ; voici son histoire et le regard de la cave.
Histoire (avec prudence)
Le Bobby Burns figure dès 1930 dans le Savoy Cocktail Book de Harry Craddock, qui le présente comme un des meilleurs cocktails au whisky. Son nom rend hommage à Robert Burns, le poète national écossais. Plusieurs versions circulent quant aux proportions et à la liqueur employée : nous retenons la Bénédictine, la plus fidèle à la tradition.
Le scotch, et le regard de la cave
Le scotch est ici le cœur du verre : un blended rond ou un Speyside doux met en valeur la Bénédictine, dont les herbes et le miel prolongent les notes céréalières du whisky. Le vermouth rouge apporte le fruit et l'équilibre. C'est un cocktail de méditation, à remuer patiemment pour une dilution soyeuse.
Accords & occasions
Digestif d'hiver par excellence, le Bobby Burns accompagne un coin du feu, un plateau de fromages écossais ou un shortbread au beurre. C'est le cocktail idéal pour la Burns Night, ce dîner traditionnel donné chaque 25 janvier en l'honneur du poète.
Cocktails proches & pour continuer
Poursuivez avec le Rob Roy dont il découle, le Manhattan son cousin américain, et le Preakness qui marie aussi whiskey et Bénédictine.
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.




