Un punch de carnaval a un défaut connu : au bout d'une heure, il est tiède et fade. Ce n'est pas la recette qui est en cause, c'est la glace. Une poignée de glaçons dans un bol de deux litres fond en vingt minutes, et l'eau qu'elle rend dilue tout : à la deuxième louche, on boit un jus de fruits légèrement alcoolisé.
La solution est vieille comme les punchs anglais du dix-huitième siècle : un seul gros bloc de glace. Une boîte plastique remplie d'eau et mise au congélateur la veille donne un bloc qui refroidit pendant deux heures en fondant à peine. C'est la seule chose qui distingue un bon bol d'un mauvais, et elle ne coûte rien.
Le deuxième levier est le thé noir. Dans un punch, il apporte les tanins qui donnent de la tenue en bouche là où les jus de fruits seuls s'affaissent. C'est un ingrédient traditionnel des punchs de fête, et il est presque toujours oublié.







