Le Nouvel An chinois tombe entre la fin janvier et la mi-février, et il se fête autour d'une très grande table. Le problème du verre, ce jour-là, c'est que le repas est puissant : gingembre, sauce soja, piment, cinq-épices. Un cocktail fruité passe inaperçu au milieu de ça.
Le thé est la bonne réponse, et pas seulement pour la couleur locale. Un thé vert torréfié, le hojicha japonais par exemple, a des notes de noisette grillée et de céréale, très peu d'amertume et presque pas de caféine : il tient tête à un plat relevé là où un jus de fruit s'écrase, et il ne heurte rien.
Toute la difficulté est dans l'infusion. Un thé infusé comme on le boit chaud devient amer dès qu'on y ajoute de l'alcool et du froid. La règle est de le faire plus concentré mais plus court, puis de le refroidir vite.







