Dans les Antilles, la goyave est au punch ce que la framboise est au vin : un parfum si reconnaissable qu'il finit par tout dominer. C'est pour cette raison qu'on la trouve rarement seule et presque toujours à un tiers du mélange.
Deuxième particularité : elle ne s'utilise pas en jus clair. La goyave contient beaucoup de pectine, ce qui donne un nectar naturellement épais et trouble. Un jus de goyave filtré à clair a perdu à la fois sa texture et une partie de son parfum. Il faut le nectar, celui qui est opaque et qui tient à la cuillère.
Cette épaisseur a une conséquence pratique : le punch à la goyave se sert en carafe et non en fontaine à robinet, parce que la pectine se dépose et finit par ralentir le robinet. Un tour de cuillère entre deux services suffit en carafe.
Le reste est classique : le rhum agricole tient face au parfum, l'orange apporte l'acidité, et une pointe de vanille prolonge la goyave sans la concurrencer.







