Le kir doit son nom au chanoine Félix Kir, maire de Dijon après la guerre, qui servait systématiquement ce mélange à ses invités et lui a donné sa notoriété nationale. Sa version aux bulles s'appelle kir royal, et sa déclinaison à la framboise, kir impérial.
La substitution n'est pas anodine. Le cassis apporte une chair épaisse, une note de bourgeon presque végétale et une couleur profonde qui tire sur le violet. La framboise est plus courte, plus acidulée, plus florale, et sa couleur reste translucide. Concrètement, le kir impérial est plus léger et laisse davantage entendre le vin — c'est à la fois son intérêt et son exigence.
C'est le cocktail d'entrée de soirée par excellence, celui qu'on sert quand les invités arrivent et qu'on n'a pas trois minutes par verre. Deux gestes, aucun ustensile, et il plait à peu près à tout le monde.
Sa saison est celle des fêtes, où il règne, mais son vrai domaine est plus large : une crème de framboise se garde des mois, et le kir impérial est le moyen le plus simple de servir quelque chose de festif un soir de semaine sans rien préparer.








