Le mocktail de Saint-Valentin échoue presque toujours au même endroit : la couleur. On veut du rouge, on attrape la grenadine, et on obtient un verre rose vif et sucré qui ressemble à une boisson d'anniversaire d'enfant. Ce n'est pas le rouge d'un cocktail, c'est le rouge d'un sirop.
Les fleurs d'hibiscus séchées règlent le problème en cinq minutes. Infusées dans de l'eau chaude puis refroidies, elles donnent un rouge grenat profond, franchement acidulé et légèrement astringent, qui a exactement la tenue d'un cocktail. Elles coûtent trois euros en magasin bio et servent vingt verres.
Le reste est une affaire d'équilibre. Les framboises écrasées apportent le fruit et le grain, le citron tend, les bulles allongent, et le jus de raisin donne le corps sans lequel tout cela resterait une eau parfumée.







