White Lady ivoire à la mousse soyeuse en coupette avec zeste de citron, citrons et bouteille de gin sur bar sombre

Cocktail · Au shaker (dry shake)

La White Lady : le sour de gin en smoking blanc

Gin, triple sec, citron et un blanc d'œuf pour la soie : la White Lady de Harry's Bar, un sour de gin d'une élégance nette — la margarita du gentleman anglais.

  • Préparation : 6 min
  • Verre : Coupette glacée
  • Glace : Cubes au shaker, servi straight up
  • Au shaker (dry shake)
  • 1 verre
  • Intermédiaire

Ingrédients

1 verre

Ustensiles

  • shaker
  • passoire fine (double filtrage)
  • presse-agrumes
  • coupette glacée

La méthode

La White Lady est un sour à la mousse : dry shake obligatoire. On shake d'abord SANS glace 10 secondes pour monter le blanc d'œuf, puis AVEC glace. Ratio 5 / 2 / 2. Le triple sec apporte le sucre — pas besoin de sirop. Double filtrage pour une mousse fine, service straight up dans une coupette glacée. Sans blanc d'œuf, elle reste excellente mais perd sa robe laiteuse.

Préparation pas à pas

  1. Doser 1 min

    Dans le shaker sans glace : gin, liqueur d'orange, jus de citron pressé minute et blanc d'œuf.

  2. Dry shake 30 s

    Fermez et shakez 10 secondes à vide, énergiquement : la mousse se construit ici.

  3. Shake sur glace 30 s

    Ajoutez les glaçons pleins, re-shakez 10 à 12 secondes jusqu'au givre.

  4. Double filtrer 30 s

    Passoire du shaker + passoire fine dans la coupette glacée : mousse dense, robe ivoire.

  5. Zester 15 s

    Pressez un zeste de citron au-dessus du verre et déposez-le sur le bord. Servez immédiatement.

Le conseil du caviste

La White Lady est la preuve qu'un grand cocktail tient à l'équilibre, pas à la complexité : trois ingrédients plus un blanc d'œuf. Le triple sec fait tout le sucre — avec une liqueur d'orange étoffée comme la Dom Pacello, l'orange se prolonge au lieu de disparaître. Un gin franc comme l'Hippolais garde le cocktail droit. C'est le sour élégant par excellence, celui qu'on sert quand on veut impressionner sans en avoir l'air.

Les bouteilles de la cave

Dépannage

Pas de mousse

Dry shake sauté : 10 secondes à vide AVANT la glace, énergiques, sont indispensables pour monter le blanc d'œuf.

Trop acide

Montez la liqueur d'orange à 2,5 cl plutôt que d'ajouter du sucre : la White Lady se sucre par le triple sec.

Trop sucrée / plate

Triple sec trop généreux ou citron insuffisant : tenez 2 cl de citron pressé minute, c'est lui qui tend le cocktail.

Ça sent l'œuf

Blanc trop vieux : un œuf très frais, 1,5 cl maximum. Le zeste de citron pressé au-dessus masque aussi l'odeur.

Préparer à l'avance

À boire immédiatement : la mousse retombe vite. Gin et triple sec se pré-mélangent en bouteille au frais (plusieurs semaines), mais citron pressé minute, blanc d'œuf et shake restent verre par verre. Le blanc cru impose des œufs très frais.

Variantes

Sans œuf

Plus vive et directe, sans la robe laiteuse ni la mousse — la version la plus sèche.

White Lady royale

Complétée d'un doigt de crémant brut : bulles sur la mousse ivoire.

Margarita

Le même squelette à la tequila, avec du citron vert : la cousine mexicaine.

Sidecar

Au cognac ou à l'armagnac à la place du gin : la version spiritueuse et boisée.

Questions fréquentes

Quelle différence entre White Lady et margarita ?

Le squelette est le même — spiritueux, liqueur d'orange, agrume — mais la White Lady est au gin et au citron jaune, souvent avec un blanc d'œuf ; la margarita est à la tequila et au citron vert, avec une croute de sel.

Le blanc d'œuf est-il obligatoire ?

Non : sans lui, la White Lady est plus vive et transparente. Avec lui, elle gagne sa robe ivoire et sa mousse soyeuse. L'aquafaba (2 cl) donne le même résultat en version végétale.

Quel gin choisir ?

Un London Dry franc, au genièvre net : il doit tenir tête au triple sec sans se laisser sucrer. Les gins trop floraux s'effacent.

Qui a inventé la White Lady ?

Harry MacElhone, généralement, entre Londres (1919) et son Harry's New York Bar de Paris dans les années 1920, où il fixe la version gin-triple sec-citron.

Prenez une margarita, remplacez la tequila par du gin : vous obtenez, à peu de choses près, la White Lady. Ce sour d'un blanc ivoire, coiffé d'une mousse soyeuse, est l'un des grands cocktails du Paris et du Londres des années folles. La recette exacte est ci-dessus ; voici son histoire et les gins de la cave.

Histoire (avec prudence)

La paternité la plus citée revient à Harry MacElhone : il aurait créé une première version à Londres en 1919 (avec de la crème de menthe), puis l'aurait retravaillée au célèbre Harry's New York Bar de Paris dans les années 1920, en la centrant sur gin, triple sec et citron. Le blanc d'œuf, qui lui donne sa robe laiteuse et sa mousse, s'impose ensuite. Classique IBA, elle appartient à la même famille que la margarita et le sidecar : un spiritueux, une liqueur d'orange, un agrume.

Quel gin choisir chez Cave Larégnère ?

Un London Dry franc porte la White Lady sans se laisser sucrer par le triple sec. L'Hippolais donne une version droite et citronnée ; le Corvus une lecture plus profonde ; le Parcelle une version plus souple. Côté liqueur d'orange, la Dom Pacello Royal Orange remplace le triple sec avec plus d'étoffe. Tous nos gins et liqueurs sont en ligne.

Accords à l'apéritif

Même logique que la margarita, en plus feutré : huîtres, saumon fumé, gougeres, croûtes de fromage, amandes salées. L'acidité orangée et la mousse nettoient le gras des bouchées feuilletées.

Cocktails proches & pour continuer

La margarita (même squelette, à la tequila) · le sidecar (au cognac ou à l'armagnac) · l'Aviation · le Clover Club. Collections : gins · liqueurs. Conseils et bouteilles en boutique à Sainte-Foy-la-Grande et Creysse.

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

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