Adobo de poulet philippin dans une poêle en fonte, morceaux laqués au soja et au vinaigre, ail et laurier, bol de riz, verre de vin rouge, table de bois

Plat principal

Adobo de poulet philippin : vinaigre, sauce soja, ail et laurier, on ne remue pas tant que le vinaigre n'a pas bouilli, puis on réduit jusqu'au glaçage

L'adobo est le plat national des Philippines : du poulet mijoté dans du vinaigre, de la sauce soja, beaucoup d'ail, du laurier et du poivre en grains, sans autre liquide, jusqu'à ce que la sauce réduise en un glaçage sombre. Il obéit à une règle que toutes les grands-mères philippines répètent : on ne remue pas et on ne couvre pas tant que le vinaigre n'a pas bouilli, cinq bonnes minutes à découvert, pour que son âcreté s'évapore et qu'il ne reste que son acidité ronde. Ensuite on couvre, on mijote, on réduit, et l'on saisit les morceaux à la fin pour la peau.

  • Préparation : 10 min
  • Cuisson : 45 min
  • Repos : 1 h de marinade, ou une nuit
  • Économique
  • 4 personnes
  • Facile
  • Toute l'année
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Ingrédients

4 personnes

Ustensiles

  • UNE COCOTTE À FOND ÉPAIS AVEC COUVERCLE (L'OUTIL DU PLAT : à découvert pour le vinaigre, couverte pour le mijotage)
  • une poêle en fonte (saisir la peau à la fin)
  • un saladier ou un sac (la marinade)
  • une pince (retourner et sortir les morceaux)
  • une cuillère en bois (réduire la sauce)
  • des bols de riz (le service)

L'astuce du chef

Adobo vient de l'espagnol adobar, mais le plat est plus vieux que les Espagnols. Le vinaigre conservait la viande dans la chaleur.

Trois ingrédients : vinaigre, sauce soja, poulet. Et l'ail, le laurier, le poivre.

Autant de versions que de familles, un principe commun : le vinaigre est cuit, jamais cru. C'est toute la recette.

Cuisses et pilons avec la peau, marinés une heure ou une nuit. Pas de sel, la sauce soja en apporte.

Dans la cocotte, à feu vif, à découvert, sans remuer. On attend que le vinaigre bouille franchement.

Cinq minutes : les vapeurs les plus âcres s'échappent. L'odeur passe du piquant au doux.

Remué ou couvert trop tôt, l'adobo garde une acidité brute et agressive. C'est la seule erreur qui le rate.

Puis couvert, feu doux, trente minutes. Retourné une fois.

Les morceaux sortis, la sauce réduite à feu vif jusqu'au sirop. Cinq minutes.

Pendant ce temps, la peau saisie à la poêle. Le croustillant que le mijotage ne donne pas.

Le poulet remis dans la sauce, nappé, laqué. Sombre et brillant.

Du riz blanc, beaucoup. La sauce est concentrée et salée, le riz l'éponge.

Préparation pas à pas

  1. Mariner le poulet : vinaigre, soja, ail écrasé, laurier, poivre en grains ; 1 h ou une nuit 1 h

    Au frais.

  2. Tout dans la cocotte, un fond d'eau ; feu vif, À DÉCOUVERT, SANS REMUER 2 min

    On attend l'ébullition.

  3. Laisser bouillir 5 min, toujours sans remuer ni couvrir 5 min

    L'odeur passe du piquant au doux : le vinaigre est cuit.

  4. Couvrir, baisser, mijoter 30 min en retournant une fois 30 min

    Le poulet est tendre.

  5. Sortir les morceaux ; réduire la sauce à feu vif jusqu'au sirop 5 min

    Elle nappe la cuillère.

  6. Pendant ce temps, saisir les morceaux côté peau dans la poêle chaude, 2 min 2 min

    Couleur et croustillant.

  7. Remettre le poulet dans la sauce, napper 1 min

    Laqué, sombre.

  8. Riz blanc, beaucoup 2 min

    La sauce est concentrée : le riz l'éponge.

Le conseil du caviste

Du poulet laqué dans une sauce de vinaigre cuit et de soja, ail et laurier.

Le Château Moulin Caresse Les Frangins Flingueurs à 14 °C, souple et fruité.

Le Château Moulin Caresse Cent pour 100 Rouge à 15 °C, sur le fruit.

Le Château Beynat Castillon Côtes de Bordeaux à 15 °C, plus franc.

Le vinaigre cuit se boit rouge. Un vinaigre cru tue le vin ; un vinaigre bouilli, réduit et lié au soja et au gras du poulet n'est plus un vinaigre, c'est un acide rond, sombre, presque sucré, qui ressemble au fond d'une sauce au vin. Il fait ce que fait une réduction : il appelle un rouge souple, fruité, dont le tanin léger s'accroche au poulet et dont le fruit répond à la laque. Sur l'adobo, le poulet au vinaigre, le lapin à la moutarde, le rouge est possible parce que l'acide a cuit.

À éviter : un blanc sec, qui redouble l'acide, et un rouge tannique et boisé, trop lourd pour un poulet.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

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Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Mon adobo est aigre et agressif

Remué ou couvert avant que le vinaigre n'ait bouilli. Cinq minutes d'ébullition à découvert, sans toucher : l'âcreté s'évapore.

C'est trop salé

Trop de soja ou sauce trop réduite. 8 cl pour 1,2 kg, et on arrête la réduction au sirop, pas au caramel.

La sauce est liquide

Pas réduite. Les morceaux sortis, cinq minutes à feu vif : elle doit napper la cuillère.

La peau est molle

Pas saisie. Deux minutes côté peau dans une poêle chaude à la fin, avant de remettre dans la sauce.

Le poulet est sec

Du blanc. Cuisses et pilons, avec l'os et la peau.

L'ail est amer

Gousses hachées et brûlées. Écrasées entières, elles fondent dans la sauce sans brûler.

Conservation & préparation anticipée

L'adobo se garde 4 jours au réfrigérateur : le vinaigre et le soja le conservent, c'est sa raison d'être.

Il est meilleur le lendemain, réchauffé à feu doux avec une cuillère d'eau.

Il se congèle 2 mois, avec sa sauce.

Le poulet mariné cru se garde 2 jours au frais avant cuisson.

Les restes effilochés, rissolés à la poêle avec du riz de la veille, font l'adobo fried rice du petit-déjeuner philippin.

Variantes

Adobo de porc

De la poitrine de porc en cubes, quarante-cinq minutes de mijotage : la version la plus courante aux Philippines.

Adobo au lait de coco

20 cl de lait de coco ajoutés à la réduction : l'adobo sa gata, plus doux, du Sud.

Le poulet au vinaigre de chez nous

Notre poulet au vinaigre lyonnais, le même principe à la crème.

Le laqué chinois

Notre porc au caramel hong shao rou.

Questions fréquentes

Pourquoi ne pas remuer au début ?

Pour laisser le vinaigre bouillir à découvert cinq minutes : ses vapeurs les plus âcres s'échappent et il ne reste que son acidité ronde. Remué ou couvert trop tôt, l'adobo reste aigre.

Quel vinaigre ?

De canne, le vinaigre philippin, si l'on en trouve ; sinon de cidre ou de riz. Pas de vinaigre de vin, trop dur.

Faut-il de l'eau ?

Presque pas : un fond. L'adobo cuit dans sa marinade et le poulet rend son jus.

Pourquoi saisir à la fin ?

Le mijotage donne une peau molle. Deux minutes à la poêle chaude côté peau lui rendent couleur et croustillant.

Combien de temps se garde-t-il ?

Quatre jours au réfrigérateur : le vinaigre et le soja le conservent, c'est pour cela qu'il existe. Il est meilleur le lendemain.

Quel vin servir avec ?

Un rouge souple et fruité à 14 °C : le vinaigre cuit se boit rouge, une fois bouilli et réduit il ressemble au fond d'une sauce au vin.

Adobo vient de l'espagnol adobar, mariner, mais le plat est plus vieux que les Espagnols : les Philippins cuisaient déjà leur viande dans le vinaigre de canne pour la conserver dans la chaleur, et la sauce soja est venue ensuite par les marchands chinois. Le résultat est un plat de trois ingrédients qui a autant de versions que de familles, et un principe commun : le vinaigre est cuit, jamais cru.

Le poulet, cuisses et pilons avec la peau, est mis à mariner une heure, ou une nuit, dans le mélange : 10 cl de vinaigre, de canne si l'on en trouve, sinon de cidre ou de riz, 8 cl de sauce soja, une tête d'ail entière en gousses écrasées, trois feuilles de laurier, une cuillère de poivre noir en grains. Pas de sel, la sauce soja en apporte ; pas d'eau, ou presque.

Puis la cocotte, et la règle. On verse le poulet et sa marinade, on porte à ébullition à feu vif, à découvert, sans remuer, et l'on attend cinq minutes que le vinaigre bouille franchement : ses vapeurs les plus âcres s'échappent, on le sent à l'odeur qui passe du piquant au doux. Remué ou couvert trop tôt, l'adobo garde une acidité brute et agressive ; c'est la seule erreur qui le rate. Après ces cinq minutes, on couvre, on baisse, et l'on mijote trente minutes, en retournant les morceaux une fois. On les sort, on réduit la sauce à feu vif jusqu'à ce qu'elle épaississe et prenne la consistance d'un sirop, cinq minutes, pendant que l'on saisit les morceaux côté peau dans une poêle chaude, deux minutes, pour la couleur et le croustillant que le mijotage ne donne pas.

On remet le poulet dans la sauce, on nappe, et l'on sert avec du riz blanc, beaucoup, parce que la sauce est concentrée et salée et que le riz est fait pour l'éponger. Certaines familles ajoutent du lait de coco, d'autres du sucre, d'autres des œufs durs ; la version de base n'a que les trois ingrédients, l'ail et le laurier, et elle suffit.

Avant de partir

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