Lomo saltado péruvien, lanières de bœuf saisies avec oignon rouge, tomate et piment jaune, frites mêlées au jus, riz blanc, verre de vin rouge, nappe à carreaux

Plat principal

Lomo saltado, le sauté péruvien : le bœuf saisi par poignées dans une poêle brûlante pour qu'il ne bouille pas, l'oignon et la tomate une minute, et les frites ajoutées en dernier

Le lomo saltado est le plat de tous les jours du Pérou, né dans les cuisines des immigrés chinois de Lima : du bœuf en lanières sauté au wok avec de l'oignon rouge, de la tomate et du piment jaune, déglacé à la sauce soja et au vinaigre, et mêlé à des frites, servi avec du riz. La règle du sauté : la viande est saisie par petites poignées dans une poêle brûlante, trente secondes, pour qu'elle brunisse au lieu de bouillir dans son jus ; les légumes ne cuisent qu'une minute, croquants ; et les frites entrent en dernier, pour rester croustillantes sous le jus.

  • Préparation : 25 min
  • Cuisson : 15 min
  • Repos : Aucun
  • Moyen
  • 4 personnes
  • Facile
  • Toute l'année
Aller à la recette

Ingrédients

4 personnes

Ustensiles

  • UN WOK OU UNE GRANDE POÊLE EN FONTE (L'OUTIL DU PLAT : chauffée à fumer, elle doit garder sa chaleur sous la viande)
  • une pince (retourner les lanières sans les percer)
  • une assiette (réserver la viande entre deux poignées)
  • une friteuse ou une casserole d'huile (les frites, juste avant)
  • une spatule (deux tours pour les frites, pas plus)
  • des assiettes chaudes (le sauté ne s'attend pas)

L'astuce du chef

La chifa, cuisine chino-péruvienne née des travailleurs cantonais. Le lomo saltado en est le plat le plus aimé.

Un sauté chinois au soja, avec les ingrédients des Andes. Ají amarillo, tomate, oignon rouge, pomme de terre en frites.

Dix minutes pour le faire, dix pour le rater. Toujours pour la même raison : la viande a bouilli.

Filet, rumsteck ou bavette en lanières, salées au moment. Le wok chauffé à fumer.

Une poignée de viande, en une couche, trente secondes sans toucher. Retournée, trente secondes encore.

Toute la viande d'un coup fait chuter la température : elle rend son eau et cuit dans son jus. Grise et dure.

Par poignées, elle saisit. C'est la règle de tous les sautés.

L'oignon rouge une minute, croquant ; ail, piment jaune, tomates, une minute. Elles tiennent leur forme.

La viande remise, soja, vinaigre, bouillon, trente secondes à feu vif. Le jus se forme et nappe, il ne mijote pas.

Les frites en dernier, hors du feu, deux tours de spatule. Elles prennent le jus sans le boire.

Entrées plus tôt, elles ramollissent. Coriandre.

Riz et frites dans la même assiette. C'est le Pérou, on ne discute pas.

Préparation pas à pas

  1. Frites : deux bains, 150 °C puis 180 °C ; tenir au chaud 15 min

    Croustillantes.

  2. Lanières de bœuf salées, poivrées ; wok à fumer, un trait d'huile 3 min

    Tout est prêt à portée de main.

  3. Une poignée de viande, 30 s sans toucher, retourner, 30 s ; réserver ; recommencer 4 min

    Brune dehors, rosée dedans.

  4. Oignon rouge, 1 min à feu vif 1 min

    Croquant.

  5. Ail, piment jaune, tomates, 1 min 1 min

    Les tomates tiennent.

  6. Remettre la viande ; soja, vinaigre, bouillon, 30 s à feu vif 1 min

    Le jus nappe.

  7. Hors du feu, les frites, deux tours de spatule 1 min

    Elles prennent le jus sans le boire.

  8. Coriandre ; assiettes chaudes, riz blanc à côté 1 min

    Aussitôt.

Le conseil du caviste

Du bœuf saisi, de l'oignon rouge à peine cuit, du soja et des frites.

Le Château Tour de Biot Malbec à 15 °C, le cépage des Andes.

Le Château Moulin Caresse Cœur de Roche à 16 °C, plus profond.

Le Château Moulin Caresse Magie d'Automne Rouge à 16 °C, mûr.

L'oignon cuit rend le rouge doux. L'oignon cru attise un rouge et le rend brûlant ; le même oignon, dès qu'il a pris une minute de feu vif, a perdu son soufre et gagné du sucre, et il fait l'inverse : il arrondit le tanin, il adoucit le vin, il lui donne du fruit. C'est pourquoi un sauté à l'oignon, une pissaladière, une soupe à l'oignon supportent un rouge plus structuré qu'un plat à l'oignon cru. Sur le lomo saltado, l'oignon rouge saisi et la tomate appellent un rouge charnu et mûr, un malbec comme on en boit à Lima.

À éviter : un rouge léger et acide, écrasé par le soja, et un blanc, effacé par le bœuf saisi.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Château Tour de Biot MalbecChâteau Tour de Biot Malbec 9,50 €
Château Moulin Caresse Cœur de RocheChâteau Moulin Caresse Cœur de Roche 41,00 €
Château Moulin Caresse Magie d'Automne RougeChâteau Moulin Caresse Magie d'Automne Rouge 9,90 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Ma viande est grise et dure

Trop de viande d'un coup, poêle pas assez chaude. Par poignées, en une couche, dans une poêle qui fume : elle saisit au lieu de bouillir.

Les frites sont molles

Entrées trop tôt. En dernier, hors du feu, deux tours de spatule.

Les tomates sont en purée

Cuites trop longtemps. Une minute, en quartiers, épépinées : elles tiennent.

C'est trop salé

Trop de soja ou jus trop réduit. Quatre cuillères pour 600 g, trente secondes à feu vif, pas plus.

Il n'y a pas de jus

Pas de bouillon. Un petit verre avec le soja et le vinaigre : c'est ce jus qui enrobe le riz.

Ça n'a pas le goût du Pérou

Pas d'ají amarillo. Le piment jaune fait le goût ; une cuillère de pâte, en épicerie latino, change tout.

Conservation & préparation anticipée

Le lomo saltado se mange à la minute : la viande durcit et les frites ramollissent.

Les restes se gardent 2 jours et se réchauffent à la poêle très chaude, une minute, sans les frites.

La viande crue en lanières se garde 24 h au frais, salée au moment.

Les frites se font juste avant ; à défaut, des frites de la veille repassées 3 min à 180 °C.

Pas de congélation.

Variantes

Pollo saltado

Du blanc de poulet en lanières à la place du bœuf : la version de semaine.

Tallarín saltado

Les frites remplacées par des nouilles sautées : la version chifa la plus chinoise.

L'entrée péruvienne

Notre ceviche, à servir avant.

Le sauté chinois d'origine

Notre bœuf sauté au brocoli.

Questions fréquentes

Pourquoi saisir la viande par poignées ?

Toute la viande d'un coup fait chuter la température de la poêle : elle rend son eau et cuit dans son jus, grise et dure. Par poignées, dans une poêle qui fume, elle brunit en trente secondes.

Pourquoi des frites dans le plat ?

C'est la marque du lomo saltado : la pomme de terre des Andes sous forme de frites, mêlées au jus, et du riz à côté. Les deux dans la même assiette.

Qu'est-ce que l'ají amarillo ?

Le piment jaune péruvien, fruité et moyennement fort. En pâte, en épicerie latino ; à défaut, un poivron jaune et une pointe de piment.

Quelle viande ?

Filet, rumsteck ou bavette, en lanières de 1 cm sur 5 : tendre, elle cuit en une minute.

Peut-on le préparer à l'avance ?

Non, c'est un sauté de dix minutes qui se mange à la minute. On prépare tout à portée de main, et l'on cuit au moment.

Quel vin servir avec ?

Un malbec charnu à 15 °C : l'oignon cuit rend le rouge doux, et l'oignon rouge saisi arrondit le tanin au lieu de l'attiser.

Le Pérou a une cuisine chino-péruvienne, la chifa, née des travailleurs cantonais arrivés au XIXe siècle, et le lomo saltado en est le plat le plus aimé : un sauté chinois de bœuf, au wok, à la sauce soja, avec les ingrédients des Andes, l'ají amarillo, le piment jaune, la tomate, l'oignon rouge, et la pomme de terre, sous forme de frites, mêlées au plat et non servies à côté. Il se fait en dix minutes, et il se rate en dix minutes aussi, toujours pour la même raison : la viande a bouilli.

La viande est du filet, du rumsteck ou de la bavette, coupée en lanières de 1 cm sur 5, salée et poivrée au moment. Le wok ou une grande poêle en fonte est chauffé à fumer, avec un peu d'huile ; on y jette une poignée de viande, pas plus, en une couche, et on la laisse trente secondes sans toucher, puis on la retourne, trente secondes encore : elle est brune dehors, rosée dedans. On la sort, on rechauffe la poêle, poignée suivante. Toute la viande d'un coup ferait chuter la température, la viande rendrait son eau et cuirait dans son jus, grise et dure ; par poignées, elle saisit. C'est la règle de tous les sautés.

Dans la même poêle, très chaude, l'oignon rouge en quartiers épais, une minute, il doit rester croquant ; puis l'ail, le piment jaune en lanières (ou une cuillère de pâte d'ají amarillo, ou à défaut un poivron jaune et une pointe de piment), et les tomates en quartiers, une minute encore, elles doivent tenir leur forme. On remet la viande, on déglace avec la sauce soja, un trait de vinaigre rouge et un peu de bouillon, trente secondes à feu vif : le jus se forme, il nappe, il ne mijote pas.

Les frites, faites avant, croustillantes et chaudes, entrent en dernier, hors du feu, mélangées en deux tours de spatule pour qu'elles prennent le jus sans le boire ; entrées plus tôt, elles ramollissent. Coriandre ciselée, et l'on sert aussitôt, avec du riz blanc à côté : riz et frites dans la même assiette, c'est le Pérou, et l'on ne discute pas.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Château Tour de Biot MalbecChâteau Tour de Biot Malbec 9,50 €
Château Moulin Caresse Cœur de RocheChâteau Moulin Caresse Cœur de Roche 41,00 €
Château Moulin Caresse Magie d'Automne RougeChâteau Moulin Caresse Magie d'Automne Rouge 9,90 €

Voir tout le rayon vins rouges →

Vous recevez ?

Combien de bouteilles prévoir ?

Dites le nombre de convives : l'assistant calcule les quantités à partir des doses de restaurant et propose des bouteilles de la cave, à panacher librement.

Calculer pour Lomo saltado, le sauté péruvien
Retour