Charlotte au chocolat sur un présentoir blanc, biscuits à la cuillère dressés autour d'une mousse au chocolat noir, ruban rouge, part coupée sur une assiette, fourchette à plat, table de réveillon aux bougies, guirlande de sapin, verre de vin doux

Dessert

Charlotte au chocolat : la recette traditionnelle inratable

  • Préparation : 45 min
  • Cuisson : 10 min
  • Repos : Une nuit au froid
  • Moyen
  • 8 personnes
  • Moyen
  • Toute l'année
Aller à la recette

Ingrédients

8 personnes

Ustensiles

  • UN MOULE À CHARLOTTE DE 18 CM (L'OUTIL DU PLAT : parois hautes et droites, les biscuits tiennent debout)
  • un thermomètre (118 °C pour le sirop, 45 °C pour le chocolat)
  • un batteur (la pâte à bombe jusqu'au ruban, la crème mousseuse)
  • une maryse (incorporer en soulevant)
  • une assiette creuse (le sirop, une seconde par biscuit)
  • un couteau long (trempé dans l'eau chaude, des parts fines)

L'astuce du chef

Née anglaise, un pudding de pain ; Carême l'a rendue froide et russe. La version au chocolat a conquis les familles françaises.

Ni four ni tour de main, seulement du soin. Une question de tenue : celle des biscuits, celle de la mousse.

Les biscuits trempés une seconde, face bombée seulement. Deux secondes, mous ; cinq, en bouillie.

Ils finissent de s'imbiber au contact de la mousse. C'est pourquoi on les trempe si peu.

Debout, serrés, face bombée contre le moule. Pas d'espace entre eux.

Le chocolat à 65 %, tiédi à 45 °C. Plus amer, la mousse est serrée ; moins, elle est molle.

La pâte à bombe : sirop à 118 °C sur les jaunes, fouettés jusqu'au ruban. Les jaunes sont cuits, la mousse est stable et brillante.

La crème fouettée mousseuse, pas ferme. Une crème ferme fait une mousse sèche.

Pas de gélatine. Le beurre de cacao fige à 20 °C : c'est lui qui tient la coupe.

Des couches de biscuits à plat entre les couches de mousse. Des tranches rayées et une tenue parfaite.

Une nuit au froid, douze heures. La mousse prend, les biscuits se soudent à elle.

Des parts fines, au couteau long trempé dans l'eau chaude. Elle est riche.

Préparation pas à pas

  1. Sirop de café, sucre, rhum ; moule prêt 5 min

    Refroidi.

  2. Biscuits trempés 1 s face bombée, dressés debout et serrés ; fond tapissé 10 min

    Une seconde, pas plus.

  3. Chocolat fondu au bain-marie, tiédi à 45 °C 8 min

    65 %.

  4. Sucre et eau à 118 °C, en filet sur les jaunes, fouettés jusqu'au ruban tiède 8 min

    La pâte à bombe : jaunes cuits, mousse stable.

  5. Chocolat incorporé à la maryse 2 min

    Brillant.

  6. Crème fouettée mousseuse, en deux fois, en soulevant 4 min

    Souple et coulante : le froid la prendra.

  7. Mousse dans le moule, couches de biscuits si l'on veut, biscuits à plat pour fermer 5 min

    Film au contact.

  8. Une nuit au froid ; démoulée, ruban, cacao ; parts fines au couteau chaud 12 h

    Meilleure le second jour.

Le conseil du caviste

Une mousse de chocolat noir et des biscuits imbibés de café.

Le thé noir fumé Satemwa, Shire Highlands, Grands Jardins, infusé 4 min à 90 °C, sur le café et le cacao.

Le thé noir forestier Meung, Bokeo, Grands Jardins, rond, pour un goûter.

Le Château de Thenon Côtes de Bergerac Moelleux à 8 °C, si l'on tient au vin, servi frais et en petite quantité.

On accorde une charlotte à son sirop d'imbibage, pas à sa mousse. Une charlotte au chocolat est deux desserts en un : une mousse de cacao, et des biscuits gorgés d'un sirop, ici du café. Le cacao à 65 % est déjà difficile pour le vin, il le rend acide ; mais c'est le café des biscuits qui décide, parce qu'il est la note la plus amère et la plus persistante de l'assiette, celle qui reste après la mousse. Sur le café, le vin doux ne sait pas répondre, même sucré : il paraît plat. Ce qui répond au café, c'est le thé noir fumé, dont l'amertume et le fumé prolongent la torréfaction du café et la profondeur du cacao, à la fin d'un dîner ou à l'heure du goûter. La même charlotte imbibée de rhum ou de sirop d'orange se boirait moelleux ; imbibée de café, elle se boit thé. Le sirop commande.

À éviter : un rouge, rendu acide et métallique par le cacao et le café, et un liquoreux, plat sur le café.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Satemwa - Thé noir fumé malawite, Shire Highlands Grands JardinsSatemwa - Thé noir fumé malawite, Shire Highlands Grands Jardins 26,90 €
Meung - Thé noir forestier laotien, Bokeo Grands JardinsMeung - Thé noir forestier laotien, Bokeo Grands Jardins 26,90 €
Château de Thenon Côtes de Bergerac MoelleuxChâteau de Thenon Côtes de Bergerac Moelleux 6,90 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Les biscuits se sont effondrés

Trempés trop longtemps. Une seconde, face bombée seulement ; ils finissent de s'imbiber au contact de la mousse.

La mousse ne tient pas à la coupe

Chocolat trop faible, crème trop ferme, pas assez de froid. Un 65 %, crème mousseuse, et douze heures au réfrigérateur.

La mousse est serrée et sèche

Chocolat trop amer, crème fouettée ferme, chocolat trop chaud qui a saisi. 65 %, tiédi à 45 °C, crème mousseuse.

La pâte à bombe a fait des grumeaux

Sirop versé sur le fouet ou trop chaud. En filet le long de la paroi, à 118 °C, batteur en marche.

Elle s'est affaissée au démoulage

Pas assez de froid, biscuits mal serrés. Une nuit entière, biscuits jointifs, et le ruban qui tient.

Elle est fade

Sirop sans café, chocolat de couverture bas de gamme. Un café fort dans le sirop, un chocolat à 65 % de qualité, une pincée de sel dans la mousse.

Conservation & préparation anticipée

La charlotte se garde 3 jours au réfrigérateur, sous cloche ; elle est meilleure le second jour.

Elle se congèle 1 mois, démoulée, filmée ; décongelée une nuit au réfrigérateur, jamais à température ambiante.

La mousse seule se garde 2 jours ; montée sur pâte à bombe, elle ne rend pas d'eau.

Les biscuits à la cuillère se gardent 1 semaine dans une boîte, et rassis ils s'imbibent mieux.

On la sort 20 min avant de servir : trop froide, le chocolat est muet.

Variantes

La mousse seule

Notre mousse au chocolat, la version aux œufs crus, en verrines.

Aux fruits rouges

Notre charlotte aux fruits rouges, le même montage, une mousse de fruits.

Chocolat-poire

Des dés de poire pochée entre les couches de mousse, le sirop de pochage pour imbiber : la charlotte de l'automne.

Chocolat-orange

Un sirop au jus d'orange et au Grand Marnier, des zestes dans la mousse : celle-ci se boit avec un moelleux, le sirop ayant changé.

Questions fréquentes

Pourquoi tremper les biscuits si peu ?

Un biscuit trempé deux secondes est mou et se déchire ; cinq secondes, il s'effondre. Une seconde, face bombée seulement : ils finissent de s'imbiber au contact de la mousse pendant la nuit.

Pourquoi une pâte à bombe ?

Le sirop à 118 °C cuit les jaunes, ce qu'une mousse aux œufs crus ne fait pas, et donne une mousse stable, brillante, qui ne rend pas d'eau et se garde trois jours.

Pas de gélatine, vraiment ?

Non : le beurre de cacao d'un chocolat à 65 % fige à 20 °C et suffit à tenir la coupe après une nuit au froid. La gélatine rendrait la mousse caoutchouteuse.

Quel chocolat ?

Un noir à 65 %, de qualité pâtissière : plus amer, la mousse est serrée et acide ; moins, elle est molle et sucrée. Jamais un chocolat au lait, qui ne tiendrait pas.

Combien de temps à l'avance ?

La veille, obligatoirement : douze heures de froid pour que la mousse prenne et que les biscuits se soudent. Elle est meilleure le second jour et se garde trois.

Quel vin servir avec ?

Un thé noir fumé plutôt qu'un vin : on accorde la charlotte à son sirop d'imbibage, et le café des biscuits appelle le fumé, pas le sucre. Imbibée de rhum ou d'orange, elle se boirait moelleux.

La charlotte est née en Angleterre, en l'honneur de la reine Charlotte, comme un pudding de pain et de pommes cuit au four ; Carême l'a transformée en charlotte russe, froide, montée sur des biscuits à la cuillère, et la version au chocolat est celle qui a conquis les familles françaises, parce qu'elle ne demande ni four ni tour de main, seulement du soin. Sa réussite est une question de tenue : celle des biscuits, celle de la mousse.

Le chemisage : un moule à charlotte de 18 cm, ou un cercle haut, ou un saladier tapissé de film. 30 biscuits à la cuillère, achetés ou maison, fermes, pas des boudoirs durs. Un sirop : 10 cl de café fort refroidi, 30 g de sucre, une cuillère de rhum ou de cognac. Chaque biscuit est trempé une seconde, face bombée seulement, la face plate restant sèche : un biscuit trempé deux secondes est mou et se déchire, trempé cinq secondes il s'effondre en bouillie. Ils sont dressés debout contre la paroi, face bombée contre le moule, serrés les uns contre les autres sans laisser d'espace, coupés à hauteur si besoin ; le fond est tapissé de biscuits coupés en pointe. Les biscuits finissent de s'imbiber au contact de la mousse pendant la nuit : c'est pourquoi on les trempe si peu.

La mousse : 250 g de chocolat noir à 65 %, ni plus amer, qui rendrait la mousse serrée, ni moins, qui la rendrait molle, fondu au bain-marie et tiédi à 45 °C. La pâte à bombe : 4 jaunes dans le bol du batteur ; 80 g de sucre et 3 cl d'eau cuits à 118 °C, versés en filet sur les jaunes en fouettant, puis fouettés à grande vitesse jusqu'à ce que la masse blanchisse, triple et fasse le ruban, tiède. La pâte à bombe cuit les jaunes, ce qu'une mousse aux œufs crus ne fait pas, et donne une mousse stable et brillante. Le chocolat tiède incorporé à la pâte à bombe, à la maryse, puis 30 cl de crème fleurette très froide fouettée mousseuse, pas ferme, incorporée en deux fois en soulevant. La mousse est souple, brillante, coulante ; elle prend au froid par le beurre de cacao du chocolat, qui fige à 20 °C, et c'est lui qui la fait tenir à la coupe sans gélatine.

Le montage : la mousse versée dans le moule chemisé, en trois couches si l'on veut, chacune séparée d'une couche de biscuits imbibés posés à plat, ce qui donne des tranches rayées et une tenue parfaite ; ou d'un coup, pour une charlotte toute mousse. Le dessus lissé, une couche de biscuits imbibés à plat pour fermer, qui sera le fond une fois retournée. Film au contact, une nuit au réfrigérateur, douze heures au moins : la mousse prend, les biscuits finissent de s'imbiber et se soudent à elle. Démoulée sur le plat de service, un ruban noué autour pour la tenue et la tradition, du cacao tamisé sur le dessus, ou des copeaux de chocolat. Coupée au couteau long trempé dans l'eau chaude, en parts fines : elle est riche. Elle se garde trois jours, et elle est meilleure le second.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Satemwa - Thé noir fumé malawite, Shire Highlands Grands JardinsSatemwa - Thé noir fumé malawite, Shire Highlands Grands Jardins 26,90 €
Meung - Thé noir forestier laotien, Bokeo Grands JardinsMeung - Thé noir forestier laotien, Bokeo Grands Jardins 26,90 €
Château de Thenon Côtes de Bergerac MoelleuxChâteau de Thenon Côtes de Bergerac Moelleux 6,90 €

Voir tout le catalogue →

Vous recevez ?

Combien de bouteilles prévoir ?

Dites le nombre de convives : l'assistant calcule les quantités à partir des doses de restaurant et propose des bouteilles de la cave, à panacher librement.

Calculer pour Charlotte au chocolat
Retour