Bol de ramen miso, œuf mariné, chashu, maïs, nori, verre de vin blanc

Plat principal

Ramen au miso : la recette de chef étape par étape

  • Préparation : 45 min
  • Cuisson : 3 h 30
  • Repos : Une nuit pour l'œuf mariné
  • Moyen
  • 4 personnes
  • Difficile
  • Hiver
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Ingrédients

4 personnes

Ustensiles

  • UN GRAND FAITOUT DE 5 LITRES (L'OUTIL DU PLAT : le bouillon frémit trois heures sans réduire à sec)
  • une seconde grande casserole (les nouilles cuisent à part, dans beaucoup d'eau)
  • un chinois ou une passoire fine (filtrer le bouillon)
  • une louche et un petit fouet (délayer le miso hors du feu)
  • des bols profonds (chauffés à l'eau bouillante)
  • de longues baguettes (démêler et replier les nouilles)

L'astuce du chef

Un plat chinois devenu japonais. Shoyu, tonkotsu, shio, et miso, né à Sapporo en 1955.

Le plus nourrissant et le plus tolérant des quatre. Le miso pardonne un bouillon moins long ; il ne pardonne pas d'être bouilli.

Les os blanchis et rincés. Les impuretés partent, le bouillon reste clair.

Trois heures à frémissement, jamais couvert. Bouilli, il est trouble et gras.

Deux misos : le blanc doux, le rouge profond. Et une pâte de sésame pour la rondeur.

Le miso délayé hors du feu, à la dernière minute. Une pâte fermentée qui bout perd ses arômes et devient plate.

L'œuf 6 min 30, glacé, mariné une nuit. Le jaune reste coulant, le blanc prend la couleur du soja.

Le chashu refroidi dans son jus avant d'être tranché. Chaud, il s'effiloche.

Les nouilles cuites à part, dans une grande eau. Cuites dans le bouillon, elles le troublent d'amidon.

Égouttées à la seconde, secouées. L'eau de cuisson diluerait le bouillon.

Le bol monté dans l'ordre, en quatre-vingt-dix secondes. Miso, bouillon, nouilles, garnitures.

Mangé dans les cinq minutes. Après, les nouilles gonflent et boivent le bouillon.

Préparation pas à pas

  1. Os blanchis 5 min, rincés ; eau froide, aromates, 3 h à frémissement, écumé 3 h 15

    Jamais bouilli : clair et profond.

  2. Œufs 6 min 30, glacés, écalés, marinés une nuit 12 h

    Jaune coulant, blanc ambré.

  3. Poitrine roulée dorée, mijotée 1 h 30, refroidie, tranchée 1 h 45

    Le chashu.

  4. Base de miso : miso, soja, mirin, ail, gingembre, pâte de sésame 5 min

    Tenue en bol, prête à délayer.

  5. Bouillon filtré, dégraissé en partie, à petite ébullition ; bols chauffés 10 min

    Garnitures à portée de main.

  6. Base délayée au fouet avec une louche de bouillon, hors du feu ; 40 cl de bouillon 1 min

    Le miso ne voit jamais le feu.

  7. Nouilles 1 à 2 min, égouttées à la seconde, repliées dans le bouillon 2 min

    Elles ne s'agglutinent pas.

  8. Chashu, demi-œuf, maïs, bambou, oignons, nori, beurre, poivre, sésame ; à table 1 min

    Mangé dans les cinq minutes.

Le conseil du caviste

Un bouillon gras, salé et fermenté, du porc laqué, un œuf, du beurre.

Le Domaine de Mayat Chardonnay à 10 °C, rond, sans bois marqué.

Le Château Moulin Caresse Magie d'Automne Blanc à 10 °C, plus de chair.

Le Château du Rooy Rosette à 9 °C, tendre, à peine doux, pour ceux qui trouvent le miso salé.

On accorde un bouillon à sa richesse, pas à ses garnitures : un bouillon gras et salé veut un blanc gras et peu acide. Dans un ramen, tout est dans le liquide : le porc, l'œuf, le maïs ne sont que des passagers. Ce liquide est salé par le miso et la sauce soja, gras par les os et le beurre, et fermenté, ce qui lui donne cet umami qui tapisse la bouche. Un blanc vif et maigre, un sauvignon nerveux, se cogne à ce sel et paraît acide et mince ; un rouge tannique devient métallique sur le miso. Il faut un blanc qui ait la même texture que le bouillon, du gras, du volume, une acidité basse : un chardonnay sans bois, un blanc de Bergerac charnu. Le vin épouse le bouillon au lieu de le contredire, et sa rondeur adoucit le sel. C'est la règle des soupes riches, des potées, des plats en sauce longue : le vin prend la texture du liquide.

À éviter : un sauvignon vif, mince et acide sur le sel du miso, et un rouge tannique, métallique sur la fermentation.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Domaine de Mayat ChardonnayDomaine de Mayat Chardonnay 5,90 €
Château Moulin Caresse Magie d'Automne BlancChâteau Moulin Caresse Magie d'Automne Blanc 9,90 €
Château du Rooy RosetteChâteau du Rooy Rosette 8,80 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Le bouillon est trouble et gras

Bouilli, ou os pas blanchis. Blanchis et rincés, puis trois heures à frémissement, écumé au début.

La soupe est plate et très salée

Miso bouilli. Délayé hors du feu, dans le bol, à la dernière minute ; du miso blanc, plus doux, pour la moitié.

Les nouilles sont molles et collées

Trop cuites, ou attendues. Une à deux minutes pour des fraîches, égouttées à la seconde, et à table dans la minute.

Le jaune de l'œuf est dur

Plus de 6 min 30, ou pas glacé. Œuf froid, 6 min 30 chrono à l'eau bouillante, eau glacée aussitôt.

Le chashu s'est défait au tranchage

Tranché chaud. Refroidi dans son jus, une nuit au mieux, puis tranché fin et réchauffé dans le bouillon.

Le bouillon a trop réduit

Couvercle absent et feu trop fort. Frémissement, et de l'eau chaude rajoutée en cours ; on vise 2 litres à la fin.

Conservation & préparation anticipée

Le bouillon se garde 4 jours au réfrigérateur et se congèle 3 mois : on en fait le double et l'on congèle par portions de 40 cl.

La base de miso se garde 2 semaines en bocal au réfrigérateur.

Les œufs marinés se gardent 3 jours dans leur marinade ; au-delà, ils sont trop salés.

Le chashu se garde 4 jours dans son jus et se congèle tranché.

Le ramen monté ne se garde pas : les nouilles gonflent en dix minutes. Chaque bol se monte au moment.

Variantes

Le ramen au porc

Notre ramen tonkotsu, le bouillon d'os de porc bouilli douze heures jusqu'à devenir blanc et laiteux.

La soupe de base

Notre soupe miso, dashi et miso délayé, la même règle du miso jamais bouilli, en dix minutes.

Ramen miso épicé

Une cuillère de pâte de piment doubanjiang ou de gochujang dans la base, de l'huile pimentée au service : le tan-tan-men de Sapporo.

Ramen miso végétarien

Un bouillon de champignons shiitake séchés, kombu et légumes, du tofu frit et du maïs à la place du chashu : le miso donne la profondeur que les os ne donnent plus.

Questions fréquentes

Pourquoi le miso ne doit-il jamais bouillir ?

C'est une pâte fermentée vivante, riche en arômes volatils : à l'ébullition, ils s'évaporent, et il ne reste que le sel. On le délaye dans le bol, hors du feu, avec une louche de bouillon brûlant.

Quel miso ?

Moitié blanc, doux et sucré, moitié rouge, long et salé : le blanc arrondit, le rouge donne la profondeur. Un miso rouge seul est trop salé ; un blanc seul manque de fond.

Quelles nouilles ?

Des nouilles à ramen fraîches, épaisses et frisées, faites de blé et d'eau alcaline, qui restent fermes dans le bouillon. Ni instantanées, ni spaghettis, ni nouilles de riz.

Peut-on faire le bouillon plus vite ?

Une heure et demie avec des ailes de poulet donne un bouillon honnête : le miso compense. Mais trois heures avec des os de porc font la différence entre un bon et un grand ramen.

Pourquoi du beurre et du maïs ?

C'est la marque de Sapporo, ville froide et laitière du Hokkaido : le beurre fond dans le bouillon et l'arrondit, le maïs apporte le sucré. Sans eux, c'est un ramen miso ; avec, c'est celui de Sapporo.

Quel vin servir avec ?

Un chardonnay sans bois ou un blanc charnu de Bergerac à 10 °C : on accorde le bouillon gras et salé à un blanc gras et peu acide, jamais à un sauvignon vif ni à un rouge tannique.

Le ramen est un plat chinois devenu japonais au début du XXe siècle, une soupe de nouilles de blé que chaque région du Japon a faite sienne : shoyu à Tokyo, tonkotsu à Fukuoka, shio à Hakodate, et miso à Sapporo, où un restaurateur l'a inventé en 1955 en versant des nouilles dans une soupe miso au porc pour un client. C'est le plus nourrissant des quatre, le plus adapté à un hiver européen, et le plus tolérant : le miso pardonne un bouillon moins long qu'un tonkotsu. Il ne pardonne pas d'être bouilli.

Le bouillon, la veille de préférence : 1 kg de carcasses de poulet et 500 g d'os de porc, blanchis cinq minutes à l'eau bouillante et rincés pour ôter les impuretés, puis couverts de 3 litres d'eau froide avec un morceau de gingembre écrasé, une tête d'ail coupée en deux, deux blancs de poireau et un oignon, mijotés trois heures à frémissement, écumés au début, jamais couverts, jamais bouillis : un bouillon bouilli est trouble et gras, un bouillon frémi est clair et profond. Filtré, dégraissé en partie, on en garde 2 litres. La base de miso : 120 g de miso, moitié blanc doux et moitié rouge, une cuillère de sauce soja, une cuillère de mirin, une gousse d'ail et une cuillère de gingembre râpés, une cuillère de pâte de sésame ou de tahini pour le gras et la rondeur. Cette base se tient en bol et se délaye au moment.

Les garnitures se préparent pendant que le bouillon mijote. L'œuf ajitama : 4 œufs sortis du réfrigérateur plongés dans l'eau bouillante 6 min 30, refroidis dans l'eau glacée, écalés, et mis à mariner une nuit dans 10 cl de sauce soja, 5 cl de mirin et 5 cl d'eau : blanc ambré, jaune coulant et salé. Le chashu : 600 g de poitrine de porc roulée et ficelée, dorée sur toutes ses faces, puis mijotée une heure et demie dans 30 cl de sauce soja, 20 cl de saké ou de vin blanc, 10 cl de mirin, 50 g de sucre, un morceau de gingembre et de l'eau à hauteur, refroidie dans son jus, tranchée fin. Ou, pour un soir, des tranches de poitrine poêlées et laquées cinq minutes dans la même sauce. Du maïs doux, des pousses de bambou ou des germes de soja, du nori, des oignons nouveaux émincés, et une noix de beurre par bol, la signature de Sapporo. Les nouilles : 4 portions de nouilles à ramen fraîches, épaisses et frisées de préférence, ou 400 g de nouilles sèches ; jamais de nouilles instantanées, jamais de spaghettis.

Le montage, en quatre-vingt-dix secondes, tout prêt à portée de main, les bols chauffés à l'eau bouillante. Le bouillon est à petite ébullition dans sa casserole ; une grande casserole d'eau bout pour les nouilles. Dans chaque bol, un quart de la base de miso, délayée avec une louche de bouillon brûlant au fouet, puis le reste du bouillon, 40 cl par bol : le miso ne voit jamais le feu, il fond dans le bouillon, hors du feu, et garde tout son parfum. Les nouilles plongent dans l'eau bouillante, une à deux minutes pour des fraîches, démêlées aux baguettes, égouttées vigoureusement à la seconde, secouées, et déposées dans le bouillon, soulevées et repliées aux baguettes pour qu'elles ne s'agglutinent pas. Dessus, dans l'ordre : deux tranches de chashu, un demi-œuf coupé en deux dans la longueur, le maïs, le bambou, les oignons nouveaux, une feuille de nori dressée contre le bord, la noix de beurre, un tour de poivre blanc et une goutte d'huile de sésame ou d'huile pimentée. Servi à l'instant, mangé bruyamment, dans les cinq minutes : au-delà, les nouilles gonflent, boivent le bouillon et deviennent molles. Le ramen ne s'attend pas, c'est le convive qui l'attend.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Domaine de Mayat ChardonnayDomaine de Mayat Chardonnay 5,90 €
Château Moulin Caresse Magie d'Automne BlancChâteau Moulin Caresse Magie d'Automne Blanc 9,90 €
Château du Rooy RosetteChâteau du Rooy Rosette 8,80 €

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