Pot en verre de dulce de leche maison brun caramel, cuillère nappée posée à plat, biscuits fins empilés, petit pichet de lait, marbre blanc

Base

Dulce de leche maison : lait entier, sucre et une pincée de bicarbonate, deux heures à feu doux, et la goutte sur l'assiette froide qui dit quand arrêter

Le dulce de leche est la confiture de lait de l'Argentine et de l'Uruguay : du lait entier et du sucre, un cinquième du poids du lait, cuits deux heures à feu doux jusqu'à ce qu'ils réduisent en une crème brune, épaisse et brillante. Le secret est une pincée de bicarbonate : il empêche le lait de cailler avec l'acidité qui monte à la cuisson, et il accélère le brunissement qui donne la couleur et le goût de caramel. On sait quand arrêter par la goutte sur l'assiette froide : si elle tient sans couler quand on penche l'assiette, c'est prêt ; on remue sans arrêt les vingt dernières minutes, et l'on met en pot chaud.

  • Préparation : 10 min
  • Cuisson : 2 h
  • Repos : Refroidissement dans les pots
  • Économique
  • 2 pots de 250 g
  • Facile
  • Toute l'année
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Ingrédients

2 pots de 250 g

Ustensiles

  • UNE GRANDE CASSEROLE À FOND ÉPAIS, deux fois le volume du lait (L'OUTIL DU PLAT : il mousse au début et attache à la fin)
  • une cuillère en bois ou une spatule (racler le fond)
  • une assiette au congélateur (le test de la goutte)
  • un tamis fin, facultatif (si quelques grumeaux)
  • deux pots (ébouillantés, remplis brûlants)
  • une louche (verser)

L'astuce du chef

La légende dit une servante distraite en 1829 ; l'histoire dit le lait cuit au sucre bien avant. L'Argentine en mange à tous les repas.

Rien à voir avec la boîte de lait concentré bouillie. Plus foncé, plus profond, moins écœurant : du lait frais.

Un litre de lait entier, 200 g de sucre, une demi-gousse de vanille, une pincée de bicarbonate. C'est tout.

Le bicarbonate empêche le lait de cailler quand il s'acidifie à la cuisson. Premier rôle.

Il rend le milieu alcalin et accélère le brunissement des protéines et du sucre. La couleur d'acajou, au lieu du beige.

Sans lui, une crème claire et grumeleuse au bout de trois heures. Un quart de cuillère à café.

Une casserole deux fois plus grande que le lait : il mousse au début. Ébullition, puis feu doux.

La première heure, on remue toutes les dix minutes ; la seconde, de plus en plus souvent. Il attache dès qu'il devient dense.

Les vingt dernières minutes, on ne lâche plus la cuillère. Ambre, puis acajou.

La goutte sur l'assiette froide : dix secondes, on penche. Elle coule, on continue ; elle tient et se ride, c'est prêt.

Il épaissit encore beaucoup en refroidissant. On l'arrête plus coulant qu'on ne le veut.

Brûlant dans des pots ébouillantés. Tartines, crêpes, alfajores : un mois au frais.

Préparation pas à pas

  1. Lait, sucre, bicarbonate, vanille dans la grande casserole ; ébullition en remuant 8 min

    Ça mousse : c'est pour ça que la casserole est grande.

  2. Baisser à feu doux, frémissement à peine visible 1 min

    Et l'on attend.

  3. Première heure : remuer toutes les 10 min 1 h

    Du crème au beige, au blond.

  4. Seconde heure : remuer toutes les 3 min en raclant le fond 40 min

    Il fonce et épaissit ; il attache dès qu'il devient dense.

  5. Vingt dernières minutes : sans lâcher la cuillère 20 min

    Ambre, puis acajou.

  6. Test : une goutte sur l'assiette froide, 10 s, pencher 1 min

    Elle tient et se ride : c'est prêt. Un peu coulant, il épaissit en refroidissant.

  7. Fleur de sel, ôter la vanille ; tamiser si grumeaux 2 min

    Lisse et brillant.

  8. En pots ébouillantés, brûlant ; fermer, refroidir 5 min

    Un mois au frais.

Le conseil du caviste

Un caramel de lait, doux, rond, sans amertume, mangé à la cuillère ou sur une tartine.

Le Château Moulin Caresse La Frangine Moelleux à 8 °C, jeune et frais.

Le Château de Thenon Côtes de Bergerac Moelleux à 8 °C.

Le Kagoshima thé vert kuki hojicha Grands Jardins, grillé, qui répond au lait cuit sans ajouter de sucre.

Le caramel blond veut le moelleux jeune. Il y a deux caramels : le brun, poussé jusqu'à l'amer, qui demande un vin doux évolué ou un thé fumé ; et le blond, lacté, tout en rondeur, celui du dulce de leche, du caramel au beurre salé, de la tarte au sucre blonde. Celui-là n'a ni amertume ni longueur à soutenir : il veut un moelleux jeune, frais, sur le fruit, qui lui rende la vivacité que le lait lui a enlevée. Un liquoreux vieux, aux notes de fruits secs et de rancio, l'écraserait et sonnerait faux à côté de sa simplicité. Sur le dulce de leche, la crème caramel, le fudge, le moelleux est jeune et servi froid.

À éviter : un liquoreux âgé, trop lourd pour un caramel de lait, et tout vin sec, aigre sur le sucre.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Château Moulin Caresse La Frangine MoelleuxChâteau Moulin Caresse La Frangine Moelleux 6,60 €
Château de Thenon Côtes de Bergerac MoelleuxChâteau de Thenon Côtes de Bergerac Moelleux 6,90 €
Kagoshima - Thé vert kuki hojicha japonais, Kyushu Grands JardinsKagoshima - Thé vert kuki hojicha japonais, Kyushu Grands Jardins 26,90 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Mon dulce de leche est granuleux

Le lait a caillé : pas de bicarbonate, ou feu trop fort. Un quart de cuillère à café, un frémissement doux, et un coup de tamis à la fin rattrape tout.

Il est resté beige

Pas de bicarbonate, ou pas assez cuit. C'est lui qui fait brunir ; et deux heures pleines, jusqu'à l'acajou.

Il a attaché et goûte le brûlé

Pas assez remué à la fin. La seconde heure, toutes les trois minutes en raclant ; les vingt dernières, sans lâcher.

Il est trop dur une fois froid

Cuit trop longtemps. On l'arrête plus coulant que voulu : il épaissit beaucoup en refroidissant. On peut le détendre avec un peu de lait chaud.

Il est trop liquide

Pas assez cuit. On remet à frémir en remuant, et l'on refait le test de la goutte.

Ça a débordé au début

Casserole trop petite. Deux fois le volume du lait : il mousse fort à la première ébullition.

Conservation & préparation anticipée

Le dulce de leche se garde 1 mois au réfrigérateur, dans un pot fermé.

Au froid il durcit : on le sort 30 min avant, ou on le réchauffe 20 s au bain-marie pour le napper.

Il se congèle 3 mois, en petits pots.

Mis en pots ébouillantés et retournés, il se garde 3 mois dans un placard, comme une confiture.

Il ne cristallise pas si le sucre a bien été dissous au départ.

Variantes

Alfajores

Deux sablés à la maïzena soudés par une couche de dulce de leche, roulés dans la noix de coco : le biscuit national argentin.

Dulce de leche repostero

Cuit vingt minutes de plus, plus ferme : celui des pâtissiers, qui tient dans les gâteaux.

Le caramel cuit de chez nous

Notre crème caramel.

Où le mettre

Nos crêpes, nappées de dulce de leche tiède.

Questions fréquentes

Pourquoi du bicarbonate ?

Deux rôles : il empêche le lait de cailler quand il s'acidifie à la cuisson, et il accélère le brunissement qui donne la couleur d'acajou et le goût de caramel. Un quart de cuillère à café suffit.

Pourquoi pas une boîte de lait concentré bouillie ?

Ça marche, mais c'est autre chose : plus clair, plus sucré, plus écœurant. Le dulce de leche au lait frais est plus foncé et plus profond.

Comment savoir quand arrêter ?

Une goutte sur une assiette sortie du congélateur, dix secondes, on penche : si elle tient et se ride, c'est prêt. On arrête un peu coulant, il épaissit en refroidissant.

Faut-il remuer tout le temps ?

Non la première heure, toutes les dix minutes. Oui à la fin : plus il est dense, plus il attache, et les vingt dernières minutes on ne lâche pas.

Combien de temps se garde-t-il ?

Un mois au réfrigérateur ; trois mois en pots stérilisés au placard.

Quel vin servir avec ?

Un moelleux jeune et frais à 8 °C : le caramel blond veut le moelleux jeune, un liquoreux vieux l'écraserait.

La légende argentine dit qu'une servante a oublié une casserole de lait sucré sur le feu en 1829 ; l'histoire dit que le lait cuit avec du sucre existait bien avant, de l'Inde à l'Espagne. Ce qui est sûr, c'est qu'en Argentine on en mange à tous les repas, sur le pain du matin, dans les alfajores, dans les crêpes, à la cuillère, et qu'il ne ressemble pas à la confiture de lait des boîtes de lait concentré bouillies : plus foncé, plus profond, moins écœurant, parce qu'il est fait avec du lait frais.

Il faut un litre de lait entier, 200 g de sucre, une demi-gousse de vanille, et une pincée de bicarbonate de soude, un quart de cuillère à café. Le bicarbonate a deux rôles : au fil de la cuisson, le lait s'acidifie légèrement et pourrait cailler, le bicarbonate neutralise ; et en rendant le milieu un peu alcalin, il accélère la réaction entre les protéines du lait et le sucre, celle qui fait brunir, et le dulce de leche prend sa couleur d'acajou au lieu de rester beige. Sans lui, on obtient une crème claire et grumeleuse au bout de trois heures.

Dans une grande casserole à fond épais, deux fois plus grande que le volume de lait parce qu'il mousse au début, on porte tout à ébullition en remuant pour dissoudre le sucre, puis on baisse à feu doux, un frémissement à peine visible, et l'on laisse réduire. La première heure, on remue toutes les dix minutes ; le lait fonce lentement, passe du crème au beige, au blond, à l'ambre. La seconde heure, il épaissit, et l'on remue de plus en plus souvent, en raclant le fond, parce qu'il attache dès qu'il devient dense ; les vingt dernières minutes, on ne lâche plus la cuillère.

Le point de fin se lit sur une assiette froide, sortie du congélateur : on y dépose une goutte, on attend dix secondes, on penche l'assiette. Si la goutte coule, on continue ; si elle tient, fige et se ride quand on la pousse du doigt, c'est prêt. Il faut savoir qu'il épaissit encore beaucoup en refroidissant : on l'arrête un peu plus coulant qu'on ne le veut. On le verse brûlant dans des pots ébouillantés, on ferme, et il se garde un mois au réfrigérateur, sur des tartines, dans des crêpes, entre deux sablés pour faire des alfajores.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Château Moulin Caresse La Frangine MoelleuxChâteau Moulin Caresse La Frangine Moelleux 6,60 €
Château de Thenon Côtes de Bergerac MoelleuxChâteau de Thenon Côtes de Bergerac Moelleux 6,90 €
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