Peu de plats déclenchent autant de passions qu'une assiette de carbonara : à Rome, y verser de la crème frôle l'incident diplomatique. La vraie recette tient en quatre ingrédients et un tour de main : l'émulsion. La recette exacte est ci-dessus ; voici l'histoire, la science du soyeux et les accords du caviste.
Histoire : un plat jeune devenu monument
Contrairement à sa réputation « ancestrale », la carbonara est probablement née au milieu du XXe siècle : sa première trace écrite date de 1950 dans la presse romaine, et la première recette publiée de 1954. Les hypothèses sur son origine, plat des carbonari, les charbonniers des Apennins, ou création de l'après-guerre croisant les rations américaines (œufs, bacon) avec le savoir-faire romain de la gricia, restent discutées. Ce qui ne l'est pas : le canon romain actuel, guanciale, pecorino romano, œufs, poivre. Rien d'autre.
Quel vin servir avec la carbonara ?
Le duo gras-sel du plat réclame de la fraîcheur. Notre chardonnay du Domaine de Mayat (rond mais tendu, prix doux) est l'allié naturel ; le bordeaux blanc sec du Château La Verrière ajoute la nervosité du sauvignon. Amateurs de rouge : souple, frais, servi à 15 °C, voyez nos rouges légers. Et parce que le poivre est le quatrième ingrédient, offrez-lui un vrai moulin : le poivre du Moulin de la Poivrine. Tous nos blancs secs sont en ligne, et le guide complet des accords mets & vins vous aidera pour le reste du menu.
Pour continuer
Envie d'autres classiques au sommet de leur forme ? L'omelette aux cèpes (l'œuf dans son plus bel habit du Sud-Ouest), la sauce au poivre maison pour prolonger le règne du moulin, ou le gratin dauphinois authentique : un autre monument « sans fromage ajouté, si, si ». Conseils d'accord en boutique à Sainte-Foy-la-Grande et Creysse. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.







