Pintade rôtie dorée et laquée découpée sur un plat, marrons et raisins autour, table de Noël aux bougies, verre de vin rouge

Plat principal

Pintade rôtie de Noël : la recette moelleuse et dorée

  • Préparation : 30 min
  • Cuisson : 1 h 15
  • Repos : 15 min sous aluminium
  • Moyen
  • 6 personnes
  • Moyen
  • Hiver
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Ingrédients

6 personnes

Ustensiles

  • UN THERMOMÈTRE À SONDE (L'OUTIL DU PLAT : 72 °C dans la cuisse, et pas un degré de plus, la pintade sèche vite)
  • un plat à rôtir juste à la taille (trop grand, le jus brûle)
  • de la ficelle de cuisine (la barde et les cuisses)
  • une cuillère à arroser ou une poire (toutes les 10 minutes sur le dos)
  • une planche à rigole (le repos et la découpe)
  • un couteau à découper (les blancs levés entiers, tranchés en biais)

L'astuce du chef

Une volaille maigre. Plus de goût que le poulet, moins de gras : le blanc sèche vite, tout est fait contre ça.

Sortie une heure avant. Froide, le blanc met plus longtemps et sèche pendant que la cuisse finit.

Le beurre sous la peau. Il fond sur la chair et l'arrose de l'intérieur ; dessus, il coule dans le plat.

La peau décollée depuis le cou. Avec les doigts, à plat, sans ongle.

La barde sur les blancs. Le lard protège et graisse ; retiré à la fin pour dorer.

Sur le flanc d'abord. Les cuisses, plus longues à cuire, dans le jus ; les blancs, à l'abri de la chaleur directe.

Sur le dos à la fin seulement. Le temps de dorer, pas plus.

Arrosée toutes les dix minutes. La peau se laque, la chair reste souple.

Le vin à mi-cuisson. Quand le jus caramélise ; avant, il l'empêche de colorer.

72 °C dans la cuisse. Le jus clair au couteau, si l'on n'a pas de sonde ; jamais 80.

Quinze minutes de repos. Le jus qui a fui vers le centre revient dans le blanc.

Les blancs levés entiers. Tranchés en biais après, ils ne sèchent pas sur le plat.

Préparation pas à pas

  1. Beurre aux herbes ; glissé sous la peau des blancs 15 min

    Sans déchirer la peau.

  2. Cavité garnie, salée, bardée, ficelée 10 min

    Cuisses liées.

  3. Four 200 °C ; sur un flanc 20 min 20 min

    Puis l'autre flanc.

  4. Sur l'autre flanc 20 min 20 min

    Les blancs à l'abri.

  5. Sur le dos, barde retirée, 25 à 30 min, arrosée ; vin blanc au fond 30 min

    Jus clair, 72 °C.

  6. Repos 15 min sous aluminium 15 min

    Le blanc reste juteux.

  7. Marrons et raisins roulés dans le jus ; plat déglacé, réduit, monté au beurre 10 min

    Un jus court et brillant.

  8. Découpée, plat chaud, garniture autour, jus en saucière 5 min

    Six parts.

Le conseil du caviste

Une pintade rôtie, chair fine et un peu sèche, avec des marrons et des raisins dans un jus court.

Château Beynat Castillon Côtes de Bordeaux à 16 °C, le merlot souple et frais, sans bois lourd.

Bergerac Domaine de Mayat à 16 °C, le rouge fruité et léger de Noël.

Château Les Farcies du Pech Pécharmant à 17 °C, plus profond, si le jus est très réduit.

Une chair sèche appelle un vin qui fait saliver : sur la pintade, on choisit l'acidité avant le corps, un rouge frais et fruité plutôt qu'un rouge puissant, parce que c'est l'acidité qui redonne du jus à la bouche, pas le tanin. La pintade a moins de gras que le poulet et beaucoup moins que le chapon ; même bien cuite, sa chair est ferme et sèche un peu la bouche. Un rouge tannique et boisé, choisi parce que c'est Noël, ajoute sa propre sécheresse à celle de la chair et la bouche s'assèche des deux côtés ; c'est le repas où l'on remplit son verre d'eau. Un merlot frais des Côtes de Bordeaux, avec son fruit et son acidité vive, fait saliver, et la salive est ce qui manque à la pintade ; les marrons et les raisins, doux, apportent le moelleux que le vin n'a pas à fournir. La règle des viandes maigres, pintade, faisan, filet de veau, lapin : l'acidité du vin avant sa puissance, et le corps quand la sauce le demande.

À éviter : un rouge très tannique et boisé, sec sur une chair sèche, et un rouge servi trop chaud, à 20 °C, qui perd sa fraîcheur.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Château Beynat Castillon Côtes de BordeauxChâteau Beynat Castillon Côtes de Bordeaux 9,00 €
Bergerac Domaine de MayatBergerac Domaine de Mayat 5,90 €
Château les Farcies du Pech PécharmantChâteau les Farcies du Pech Pécharmant 14,00 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Le blanc est sec

Cuite trop longtemps ou sur le dos dès le début. Sur les flancs d'abord, le dos à la fin, 72 °C dans la cuisse, quinze minutes de repos.

La cuisse est rosée à l'os

Pintade sortie froide du réfrigérateur ou four trop haut qui a doré avant de cuire. Sortie une heure avant ; les cuisses détachées et remises 10 minutes au four pendant que les blancs reposent.

La peau n'est pas dorée

Barde laissée jusqu'au bout ou pas d'arrosage. Retirée pour les 30 dernières minutes sur le dos, arrosée toutes les 10 minutes.

Le jus a brûlé dans le plat

Plat trop grand, jus étalé. Un plat juste à la taille, et 10 cl de vin dès que le fond caramélise.

La peau s'est déchirée en glissant le beurre

Doigt trop raide ou ongle. Rien de grave : la barde couvre, et le beurre étalé par-dessus.

Le jus est fade

Pas réduit. De moitié, gratté, puis le beurre froid ; sel au dernier moment.

Conservation & préparation anticipée

La pintade rôtie se garde 3 jours au réfrigérateur, découpée, filmée, dans son jus.

Réchauffée, 10 minutes à 150 °C couverte avec un peu de jus ; jamais au micro-ondes, qui la sèche.

Les restes font une salade tiède aux raisins, un parmentier, ou une soupe avec la carcasse.

La carcasse donne un bouillon brun en 2 heures, à congeler.

La pintade crue, préparée et bardée, attend 24 heures au réfrigérateur, sortie une heure avant le four.

Variantes

La pintade braisée aux choux

Notre pintade aux choux, la version d'hiver en cocotte, qui ne sèche jamais.

Le chapon

Notre chapon rôti de Noël, pour une table de dix, la volaille grasse qui pardonne tout.

Les châtaignes à part

Nos châtaignes glacées au beurre et au thym, la garniture faite à la poêle plutôt que dans le jus.

Aux pommes et au calvados

Quatre pommes en quartiers dans le plat à mi-cuisson, le jus déglacé au calvados : la pintade normande.

Questions fréquentes

Quel poids de pintade pour six ?

1,6 à 1,8 kg. Pour huit, deux pintades de 1,4 kg plutôt qu'une de 2 kg : elles rôtissent plus régulièrement et le blanc sèche moins.

Pourquoi rôtir sur le flanc ?

Les cuisses, plus longues à cuire, sont exposées à la chaleur et baignent dans le jus, tandis que les blancs, plus fragiles, sont à l'abri. Sur le dos, les blancs prennent la chaleur directe et sèchent avant que la cuisse ne soit cuite.

Faut-il barder ?

Oui pour la pintade, volaille maigre : le lard protège et graisse le blanc pendant les 40 premières minutes. Retiré ensuite, la peau dore. Une pintade grasse de Noël, bien nourrie, peut s'en passer avec le beurre sous la peau seul.

À quelle température est-elle cuite ?

72 °C au thermomètre dans le plus épais de la cuisse, sans toucher l'os, puis 15 minutes de repos. Sans sonde, le jus qui coule clair à la pointe du couteau.

Quelle garniture ?

Les marrons et les raisins roulés dans le jus, une purée de céleri ou des pommes de terre rôties. Un gratin dauphinois pour les grandes faims, une poêlée de champignons pour les forêts.

Quel vin servir avec ?

Un rouge frais et fruité à 16 °C, un merlot des Côtes de Bordeaux ou un Bergerac léger : la pintade est une chair sèche, et c'est l'acidité du vin qui fait saliver, pas le tanin. Un Pécharmant si le jus est très réduit. Jamais un rouge boisé et tannique, sec sur une chair sèche.

La pintade est arrivée d'Afrique par les Portugais, a été élevée dans les basses-cours françaises depuis le XVIe siècle, et la France en est le premier producteur au monde ; c'est une volaille qui a gardé un goût de gibier, avec une chair plus sombre et plus ferme que le poulet, et moins de gras. Ce manque de gras fait sa finesse et son défaut : le blanc sèche vite. Toute la recette est construite pour l'en empêcher, la barde, le beurre sous la peau, la cuisson sur le flanc, l'arrosage, le repos.

La préparation, une heure avant : une pintade fermière de 1,6 à 1,8 kg, sortie du réfrigérateur, essuyée. Le beurre aux herbes : 80 g de beurre mou, une échalote hachée fine, une cuillère de thym effeuillé, une cuillère de persil, une gousse d'ail écrasée, sel, poivre, écrasés à la fourchette. La peau des blancs décollée doucement avec les doigts depuis le cou, sans la déchirer, et les deux tiers du beurre glissés dessous et étalés sur la chair en massant par-dessus la peau ; le reste sur les cuisses et dans la cavité avec une branche de thym, une feuille de laurier et une demi-orange. Salée et poivrée partout ; bardée de 3 tranches de lard gras posées sur les blancs et ficelées, les cuisses liées.

La cuisson : le four à 200 °C ; la pintade posée sur un flanc dans un plat avec 2 cuillères d'huile, 20 minutes ; retournée sur l'autre flanc, 20 minutes ; puis sur le dos, la barde retirée pour dorer les blancs, 25 à 30 minutes, arrosée toutes les 10 minutes avec le jus du plat, 10 cl de vin blanc versés au fond à mi-cuisson quand le jus caramélise. Cuite quand la pointe d'un couteau enfoncée dans la cuisse laisse couler un jus clair, ou le thermomètre à 72 °C dans la cuisse, environ 1 h 10 pour 1,6 kg. Sur le flanc, les cuisses cuisent dans le jus et les blancs sont à l'abri : c'est la position qui sauve le blanc.

Le repos et la garniture : la pintade posée sur une planche, sous une feuille d'aluminium, 15 minutes ; le jus se redistribue et le blanc reste juteux à la découpe. Pendant ce temps, 300 g de marrons cuits sous vide et 150 g de raisins blancs égrenés jetés dans le plat de cuisson dégraissé, roulés 5 minutes dans le jus caramélisé sur le feu, les marrons qui se glacent et les raisins qui éclatent à peine ; retirés ; le plat déglacé avec 10 cl de vin blanc et 15 cl de bouillon de volaille, gratté, réduit de moitié, monté avec 30 g de beurre froid, passé. Un jus court, brillant, brun.

La découpe et le service : les cuisses détachées et séparées en deux, les blancs levés entiers le long du bréchet et tranchés en biais, les ailes ; le tout sur un plat chaud, les marrons et les raisins autour, le jus en saucière. Avec une purée de céleri, des pommes de terre rôties ou un gratin dauphinois, et une poêlée de châtaignes si l'on veut en rajouter. Six parts d'une pintade de 1,6 kg ; pour huit, deux pintades plutôt qu'une grosse, elles rôtissent mieux.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Château Beynat Castillon Côtes de BordeauxChâteau Beynat Castillon Côtes de Bordeaux 9,00 €
Bergerac Domaine de MayatBergerac Domaine de Mayat 5,90 €
Château les Farcies du Pech PécharmantChâteau les Farcies du Pech Pécharmant 14,00 €

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