Assiette creuse de risotto orangé au potimarron, riz crémeux, dés de potimarron rôtis, feuilles de sauge frites, copeaux de parmesan, cuillère à plat, verre de vin blanc, table en bois

Plat principal

Risotto au potimarron : la recette crémeuse

  • Préparation : 25 min
  • Cuisson : 45 min
  • Repos : 1 min
  • Bon marché
  • 4 personnes
  • Moyen
  • Automne, hiver
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Ingrédients

4 personnes

Ustensiles

  • UNE SAUTEUSE LARGE À FOND ÉPAIS (L'OUTIL DU PLAT : le riz en couche mince, le bouillon absorbé régulièrement)
  • une casserole et une louche (le bouillon frémissant à côté, servi louche par louche)
  • une plaque de four (les dés de potimarron rôtis)
  • une cuillère en bois (le remuage, souvent mais pas sans arrêt)
  • une petite poêle (la sauge frite au beurre)
  • des assiettes creuses chaudes (le risotto coule en vague)

L'astuce du chef

Le risotto qui pardonne. La courge fondue rattrape un riz un peu trop cuit : c'est le risotto pour apprendre.

Le potimarron non pelé. Sa peau fine fond à la cuisson et donne la couleur ; le pelage est une perte de temps et de goût.

Deux textures. Les petits dés fondent dans le riz et font la purée orange ; les gros dés rôtis gardent la mâche et le goût de rôti.

Le bouillon frémissant. Une louche froide arrête la cuisson et fige l'amidon : le riz devient collant au lieu d'être crémeux.

L'oignon sans couleur. Quatre minutes à feu doux : fondu, pas doré, il disparaît dans le riz.

Nacré deux minutes. Le grain chaud et translucide sur les bords : sa surface est scellée, il absorbe sans se défaire.

Le vin évaporé. Son acidité reste, son alcool part : c'est ce qui coupe la douceur de la courge.

Une louche à la fois. Le riz noyé bout ; le riz juste couvert libère son amidon en frottant : c'est le crémeux.

Remuer souvent, pas toujours. Le frottement libère l'amidon ; le remuage continu casse le grain.

Al dente, encore mouillé. Retiré du feu avec du bouillon autour : la liaison et le repos finissent la cuisson.

La mantecatura hors du feu. Beurre froid et parmesan incorporés en secouant : l'émulsion se fait sans crème.

Une minute couvert. Le riz se détend, le crémeux se fait ; à l'assiette, il doit couler en vague.

Préparation pas à pas

  1. Potimarron en deux moitiés : gros dés rôtis 25 min, petits dés pour le riz 30 min

    Deux textures.

  2. Bouillon frémissant à côté avec une feuille de sauge 5 min

    Jamais froid.

  3. Oignon 4 min au beurre, petits dés 3 min, riz nacré 2 min 9 min

    Translucide sur les bords.

  4. Vin blanc évaporé 2 min

    L'acidité qui reste.

  5. Bouillon louche par louche, remué, 17 à 18 min 18 min

    Le potimarron colore le riz.

  6. Sauge frite 30 s au beurre mousseux, égouttée 2 min

    Croustillante.

  7. Hors du feu : beurre froid et parmesan, 1 min ; couvert 1 min 2 min

    La mantecatura.

  8. Dés rôtis, sauge, beurre de sauge, copeaux de parmesan

    Il coule en vague.

Le conseil du caviste

Un risotto orange au potimarron fondu et rôti, lié au beurre et au parmesan, avec de la sauge frite.

Moulin Caresse Le Sémillon à 11 °C, le blanc mûr et rond, sur la douceur de la courge.

Domaine de Mayat Chardonnay à 11 °C, le blanc ample sans bois, pour la version au gorgonzola.

Château du Rooy Rosette à 10 °C, le blanc tendre à peine doux, pour la version à la pancetta.

Au sucré du légume répond un blanc mûr et sec : la courge, la carotte, la patate douce ont une douceur naturelle que le parmesan salé et le beurre soulignent, et cette douceur ne veut ni un vin sucré, qui la doublerait, ni un vin vert et acide, qui la ferait paraître fade, mais un blanc dont la maturité du raisin donne la rondeur sans le sucre. Le risotto au potimarron est doux, crémeux et salé à la fois ; le vin doit avoir la même rondeur, obtenue par la maturité et non par le sucre résiduel, et assez de fraîcheur pour ne pas alourdir. Le sémillon de Moulin Caresse, mûr, cireux, au fruit jaune, est le vin de ce risotto, à 11 °C ; le chardonnay de Mayat, plus ample, va sur la version au gorgonzola ; la Rosette du Rooy, à peine tendre, sur la version à la pancetta, où le sel appelle une pointe de douceur. La règle des légumes doux en plat salé : la rondeur par la maturité, jamais par le sucre.

À éviter : un blanc vert et acide, qui rend la courge fade, et un moelleux, qui double sa douceur.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Moulin Caresse Le SémillonMoulin Caresse Le Sémillon 7,90 €
Domaine de Mayat ChardonnayDomaine de Mayat Chardonnay 5,90 €
Château du Rooy RosetteChâteau du Rooy Rosette 8,80 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Le risotto est collant, pâteux

Bouillon froid, ou riz noyé, ou trop remué. Bouillon frémissant, une louche à la fois, remué souvent mais pas sans arrêt.

Il est sec et compact à l'assiette

Trop cuit, ou pas assez de bouillon à la fin. Retiré du feu encore mouillé ; une louche de bouillon après la liaison s'il se tient debout.

Le riz est dur au centre après 20 minutes

Feu trop fort, bouillon absorbé trop vite. Feu moyen, le bouillon ajouté quand le précédent est absorbé, 18 minutes en tout.

C'est trop sucré, plat

Pas de vin, pas assez de sel, pas de parmesan. Le vin évaporé au début, le sel à mi-cuisson, 60 g de parmesan et des copeaux ; la sauge et le poivre relèvent.

Le potimarron est resté en morceaux durs

Dés trop gros dans le riz. Un centimètre pour la partie fondue, ajoutés avant le riz, 3 minutes au beurre.

La liaison a tranché, le beurre surnage

Beurre ajouté sur le feu, ou riz trop chaud et trop sec. Hors du feu, beurre froid, en secouant, avec encore du bouillon autour.

Conservation & préparation anticipée

Le risotto se garde 2 jours au réfrigérateur ; réchauffé à la casserole avec une louche de bouillon ou d'eau, en remuant, il retrouve son crémeux, un peu moins qu'au premier soir.

Il ne se congèle pas : le riz devient farineux.

Les restes font des arancini, roulés en boules avec un cœur de mozzarella, panés et frits, ou des galettes de risotto dorées à la poêle.

Le potimarron rôti se garde 3 jours et se congèle 3 mois.

Le bouillon qui reste se garde 3 jours et fait la base du risotto suivant.

Variantes

Le risotto aux champignons

Notre risotto aux champignons, l'autre risotto d'automne, avec la même méthode.

Le risotto au parmesan

Notre risotto au parmesan, la base, pour apprendre la mantecatura.

Le velouté de potimarron

Notre velouté de potimarron à la châtaigne, pour l'autre moitié de la courge.

Au gorgonzola

Quatre-vingts grammes de gorgonzola fondus à la liaison à la place de la moitié du parmesan : la version lombarde, plus corsée, avec des noix.

Questions fréquentes

Faut-il peler le potimarron ?

Non : sa peau est fine et fond à la cuisson, elle donne même la couleur orange soutenue. On le lave, on le coupe, on l'épépine, c'est tout. Une butternut ou un potiron, eux, se pèlent.

Quel riz ?

Un carnaroli, qui tient le mieux la cuisson et libère un amidon fin ; à défaut un arborio, un peu plus collant. Jamais de riz long ni de riz étuvé, qui ne font pas de crémeux. Trois cent vingt grammes pour quatre.

Pourquoi le bouillon doit-il être chaud ?

Parce qu'une louche froide arrête la cuisson à chaque ajout et fige l'amidon en surface du grain : le riz devient collant et cuit inégalement. Le bouillon frémit dans une casserole à côté, et chaque louche entre à la même température que le riz.

Faut-il remuer sans arrêt ?

Souvent, pas sans arrêt : le frottement des grains libère l'amidon qui fait le crémeux, mais un remuage continu casse le riz et le rend pâteux. Toutes les trente secondes, en raclant le fond, suffit.

Peut-on le préparer à l'avance ?

À moitié : le risotto cuit 12 minutes, étalé sur une plaque pour arrêter la cuisson, gardé au frais ; au moment, remis dans la sauteuse avec du bouillon chaud, 6 minutes, puis la liaison. C'est la méthode des restaurants. Le potimarron rôti et la sauge se font la veille.

Quel vin servir avec ?

Un blanc mûr et sec, à 11 °C : au sucré du légume répond la rondeur d'un raisin mûr, jamais le sucre d'un moelleux ni l'acidité d'un blanc vert. Un sémillon ou un chardonnay sans bois ; un blanc à peine tendre sur la version à la pancetta.

Le risotto alla zucca est un plat du Nord de l'Italie, de Mantoue et de Lombardie, où la courge est un légume d'hiver et le riz une culture ; en France, le potimarron l'a remplacé avantageusement, parce que sa peau fine se mange et que son goût de châtaigne tient tête au parmesan. C'est le risotto le plus facile à réussir, parce que la courge fondue pardonne un riz un peu trop cuit, et le plus difficile à rater.

Le potimarron : un potimarron de 900 g, lavé, non pelé, coupé en deux, épépiné ; une moitié en dés de 2 cm, rôtis sur une plaque avec 2 cuillères d'huile d'olive, sel, poivre, au four à 200 °C, 25 minutes, jusqu'à être dorés et tendres ; l'autre moitié en petits dés de 1 cm, qui iront dans le riz. Le bouillon : 1,2 litre de bouillon de volaille ou de légumes, maintenu frémissant dans une casserole à côté, avec une feuille de sauge dedans.

Le risotto : dans une sauteuse large, 30 g de beurre et une cuillère d'huile ; un oignon haché fin, 4 minutes à feu doux, sans coloration ; les petits dés de potimarron, 3 minutes ; 320 g de riz carnaroli ou arborio, nacré 2 minutes en remuant, jusqu'à ce que les grains soient translucides sur les bords et chauds sous le doigt ; 12 cl de vin blanc sec, évaporé en remuant ; puis le bouillon chaud, une louche à la fois, la suivante quand la précédente est absorbée, en remuant souvent, à feu moyen, 17 à 18 minutes ; le potimarron se défait peu à peu et colore le riz en orange ; sel vérifié à mi-cuisson, le bouillon salant déjà.

La liaison et la sauge : pendant la cuisson, 12 feuilles de sauge frites 30 secondes dans 30 g de beurre mousseux, égouttées sur un papier, croustillantes ; le beurre de sauge gardé. Le riz al dente, encore un peu de bouillon autour, retiré du feu ; 40 g de beurre froid en dés et 60 g de parmesan râpé incorporés en secouant la sauteuse et en remuant vigoureusement, 1 minute ; couvert, 1 minute de repos ; il doit couler en vague dans l'assiette, all'onda ; une louche de bouillon s'il est trop serré, poivre.

Le service : en assiettes creuses chaudes, les dés rôtis dessus, les feuilles de sauge frites, le beurre de sauge en filet, des copeaux de parmesan, du poivre ; quelques graines de courge grillées ou des noisettes concassées pour le croquant. Les variantes : au gorgonzola, 80 g fondus à la liaison, à la lombarde ; aux cèpes, poêlés et ajoutés à la fin ; à la pancetta croustillante ; et le risotto au potimarron végétalien, à l'huile d'olive et à la levure maltée, sans beurre ni parmesan, plus léger.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Moulin Caresse Le SémillonMoulin Caresse Le Sémillon 7,90 €
Domaine de Mayat ChardonnayDomaine de Mayat Chardonnay 5,90 €
Château du Rooy RosetteChâteau du Rooy Rosette 8,80 €

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