Le cocktail porte le nom d'une actrice et chanteuse américaine ; la littérature de bar l'attribue au barman londonien Dick Bradsell, dont plusieurs compositions des années 1980 sont entrées au répertoire courant.
Sa construction est plus maligne qu'elle n'en a l'air. Une liqueur de fruit apporte le sucre, la couleur et un parfum cuit ; une eau-de-vie du même fruit n'apporte aucun sucre mais un parfum cru, celui du fruit frais, beaucoup plus haut au nez. Les deux ensemble donnent une framboise complète, alors que chacune prise seule reste à mi-chemin.
La conséquence pratique : à sucre égal, ce verre sent la framboise deux fois plus fort qu'un kir royal, et il finit sec. C'est ce qui le rend servable avant le repas plutôt qu'après.
Attention à la confusion courante : une eau-de-vie de framboise n'est pas une liqueur de framboise. La première est distillée, transparente, sans sucre ; la seconde est sucrée et colorée. Les intervertir donne soit un verre âpre, soit un verre sirupeux.








