Le mot allemand dit ce que c'est : glühen, rougeoyer. Il désignait à l'origine le fer chaud qu'on plongeait dans le vin pour le réchauffer, avant que les cuisinières ne s'en remettent à une casserole. La boisson est attestée depuis longtemps dans les pays germaniques et reste indissociable des Weihnachtsmärkte, où elle se vend à la chope consignée.
Sa signature aromatique est la badiane. C'est ce qui le sépare le plus nettement du vin chaud français, plutôt construit sur la cannelle et l'écorce d'agrume : l'anis étoilé apporte une note réglisse qu'on identifie immédiatement, et qui devient envahissante dès qu'on en met deux.
Sur les marchés, on le commande souvent mit Schuss — avec un trait d'alcool ajouté dans la chope au moment de servir, rhum ou amaretto selon les régions. Ce n'est pas une variante de la recette : c'est un geste de service, et il se fait dans le verre, pas dans la casserole.








