Un cocktail revient cher pour trois raisons, et le prix de la bouteille n'est que la troisième. La première, c'est le nombre de références : une carte de quatre cocktails demande huit bouteilles dont sept seront entamées et oubliées. La deuxième, c'est le gaspillage, surtout en jus pressés et en garnitures. La troisième seulement est le prix au litre.
La méthode du prix au verre remet tout d'aplomb. Une bouteille de 75 cl à 6 € donne dix verres si on compte 7,5 cl de base par verre, soit 60 centimes. Ajoutez 15 centimes de jus et de sirop, vous êtes à 75 centimes le verre, garniture comprise. À quatre euros le verre en bar, la marge tient dans l'écart.
Le principe, donc : un seul alcool, une seule recette, en grande quantité. On gagne sur l'achat, on ne jette rien, et le service va trois fois plus vite parce qu'il n'y a qu'un geste à répéter.







