Le cocktail en jarre a un avantage que le pichet n'a pas : le temps. Les fruits y rendent leur jus lentement, l'alcool en extrait les arômes, et le mélange gagne une profondeur qu'aucun assemblage rapide n'atteint. C'est le principe de la sangria, du punch planteur et de la plupart des grands formats de fête.
Mais ce temps a une fin, et c'est là que presque tout le monde se trompe. On prépare la jarre la veille en croyant bien faire, et le lendemain le mélange est amer. Le coupable est toujours le même : l'écorce d'agrume. La partie blanche sous le zeste relâche ses amers après six heures environ, et plus rien ne les rattrape.
La règle est donc simple. Les fruits tendres, pêche, fraise, raisin, peuvent rester. Les agrumes coupés en rondelles sortent au bout de six heures. Les zestes, eux, sortent au bout de deux. Ce sont trois horloges différentes dans la même jarre, et c'est tout le savoir-faire du format.







