Cocktail champagne et liqueur d'orange en flûte, zeste d'orange, comptoir de pierre

Cocktail · Construit au verre, sans cuillère

Cocktail champagne et Cointreau : la recette

Un sucre imbibé de bitter au fond de la flûte, 1,5 cl de Cointreau, 10 cl de champagne brut très froid et un zeste d'orange : la recette tient en quatre lignes, et le seul réglage qui compte est le dosage de la liqueur.

  • Préparation : 2 min
  • Verre : Flûte à champagne élancée, en cristal fin
  • Glace : Aucune ; le froid vient uniquement de la bouteille et du verre
  • Construit au verre, sans cuillère
  • 1 verre
  • Très facile

Ingrédients

1 verre

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette — en stock.

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Ustensiles

  • flûte à champagne
  • verre doseur (la liqueur d'orange se mesure : versée au goulot, on en met toujours le double)
  • économe (pour lever un zeste large sans emporter le blanc, qui est amère)

La méthode

Le sucre entre en premier, sec, au fond de la flûte. Les deux traits de bitter se déposent dessus et sont absorbés : le morceau devient brun clair. C'est ce qui permet au bitter de se diffuser lentement pendant tout le verre au lieu de tout donner à la première gorgée.

La liqueur d'orange vient ensuite, mesurée. Un centilitre et demi pour dix centilitres de vin, c'est un rapport de un pour sept environ : à deux centilitres l'orange commence à passer devant le vin, à trois il n'y a plus de champagne dans le verre.

Le vin se verse en deux temps. Un tiers, la mousse retombe, puis on complète. Le sucre fait mousser plus qu'un verre nu : versé d'un trait, le cocktail déborde.

On ne remue jamais. Le sucre se dissout très progressivement, et c'est voulu : le verre devient légèrement plus doux au fil des gorgées, jusqu'à la dernière qui est la plus ronde.

Le zeste se tord à plat au-dessus de la flûte pour projeter ses huiles à la surface, puis se pose sur le bord. C'est ce geste qui donne l'attaque du verre — sans lui, le nez est bien plus court.

Préparation pas à pas

  1. Refroidir la flûte 2 min

    Passez la flûte au congélateur ou rincez-la à l'eau glacée, puis égouttez-la complètement : une goutte d'eau ferait fondre le sucre trop vite.

  2. Imbiber le sucre 20 s

    Déposez le morceau de sucre au fond de la flûte et versez dessus les deux traits de bitter. Attendez qu'il ait bruni.

  3. Doser la liqueur d'orange 20 s

    Mesurez 1,5 cl de liqueur d'orange triple sec et versez-les sur le sucre. Ne versez jamais directement au goulot.

  4. Verser le champagne en deux temps 40 s

    Versez un premier tiers de vin très froid, laissez la mousse retomber, puis complétez jusqu'à deux doigts du bord. Ne remuez pas.

  5. Zester et servir 20 s

    Tordez le zeste d'orange à plat au-dessus du verre pour projeter les huiles, posez-le sur le bord et servez immédiatement.

Le conseil du caviste

C'est un des rares cocktails où j'ouvre volontiers un vrai champagne. Un centilitre et demi de liqueur pour dix de vin, cela ne recouvre rien : la craie, la vinosité, la longueur d'un bon flacon restent lisibles, et le bitter les met même en relief. Un crémant brut fait un verre agréable, un champagne fait un verre qu'on remarque.

En revanche, prenez un brut ou un extra-brut. Un champagne généreusement dosé, plus un morceau de sucre, plus une liqueur, cela fait trois sources de sucre pour dix centilitres : le verre devient pâteux à mi-parcours.

Sur la liqueur : le triple sec est nettement plus sec qu'un curaçao classique, et c'est ce qu'on veut ici. Une liqueur d'orange élevée sur base de cognac apporte en plus une longueur d'écorce confite qui prolonge la finale.

Une bouteille de 75 cl fait sept flûtes. Pour un apéritif de réveillon à douze, comptez deux bouteilles, un morceau de sucre par verre préparé à l'avance dans les flûtes alignées, et vous n'aurez plus qu'à verser.

Dépannage

On ne goûte plus que l'orange

La liqueur a été versée au goulot. Mesurez 1,5 cl au doseur : au-delà de 2 cl, le champagne disparaît.

Le verre déborde au versement

Le sucre fait mousser. Un tiers de vin, une pause de dix secondes, puis on complète.

C'est pâteux en finale

Le vin est demi-sec ou généreusement dosé. Reprenez un brut : avec le sucre et la liqueur, le verre a déjà tout ce qu'il lui faut.

Les bulles tombent très vite

Le morceau de sucre a été remplacé par du sucre en poudre, qui se dissout d'un coup. Un morceau entier entretient le cordon jusqu'à la dernière gorgée.

Variantes

Sans sucre

Supprimez le morceau de sucre et montez la liqueur à 2 cl, avec un trait de bitter directement dans la flûte. Le verre est plus sec et plus direct, mais le cordon de bulles tient moins longtemps.

Au cognac

Ajoutez 1 cl de cognac sur le sucre : c'est la version classique du champagne cocktail, plus chaleureuse, nettement plus hivernale.

Sur crémant rosé

Un crémant rosé brut donne une robe saumonée et un fruit rouge qui répond bien à l'écorce d'orange.

Sans alcool

Un morceau de sucre, deux gouttes d'extrait amer sans alcool, un trait de sirop d'écorce d'orange, allongés de jus de raisin blanc très froid et d'eau très gazeuse.

Questions fréquentes

Quelle est la recette du cocktail champagne et Cointreau ?

Un morceau de sucre imbibé de deux traits de bitter au fond d'une flûte, 1,5 cl de liqueur d'orange triple sec, puis 10 cl de champagne brut très froid versé en deux temps, et un zeste d'orange tordu au-dessus du verre.

Combien de Cointreau dans une coupe de champagne ?

Un centilitre et demi pour dix centilitres de vin, soit environ un pour sept. À deux centilitres l'orange passe devant le champagne, à trois il n'y a plus de vin dans le verre.

Quel champagne pour un cocktail au Cointreau ?

Un brut ou un extra-brut. Le morceau de sucre et la liqueur apportent déjà deux sources de sucre : un champagne généreusement dosé rendrait le verre pâteux.

Peut-on remplacer le champagne par du crémant ?

Oui, un crémant brut donne un verre très agréable. Mais c'est l'un des rares cocktails où un vrai champagne s'entend : la liqueur est dosée trop bas pour masquer quoi que ce soit.

Cette recette est une variante du champagne cocktail classique, celui au sucre et à l'angostura, auquel on ajoute une liqueur d'orange triple sec. Le sucre y joue deux rôles : il porte le bitter, et ses arêtes offrent aux bulles des points d'accroche qui entretiennent le cordon pendant tout le verre.

Le triple sec change la nature de l'édifice. Là où le sucre seul ajoute une douceur plate, l'écorce d'orange amère apporte un relief qui répond aux notes d'agrume du vin. C'est un ajout d'aromatique, pas de sucre : un Cointreau est nettement plus sec qu'un curaçao ordinaire.

Le piège de ce verre est simple et il est toujours le même : on verse la liqueur à l'œil. Deux centilitres de trop et le champagne disparaît derrière l'orange, ce qui est absurde quand on a ouvert une bonne bouteille.

Servi avant le repas, il ouvre l'appétit grâce à l'amère du bitter et de l'écorce. Servi après, il pèse. C'est un apéritif, pas un digestif.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

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