Le thé glacé à la pêche est l'une des boissons les plus présentes dans les placards français, et la seule qui contienne quelque chose que les autres sodas n'ont pas : du tanin. Ce sont ces composés du thé noir qui donnent la sensation d'assèchement en fin de bouche, celle qu'on retrouve dans un vin rouge ou un cacao.
En cocktail, c'est un atout considérable. Le tanin accroche l'alcool et lui donne une structure, là où une limonade ne fait que le diluer. Un whisky allongé de thé glacé n'est pas un whisky noyé : c'est un verre qui se tient, dans la lignée des thés punchés qu'on servait bien avant les sodas.
Le problème est le sucre. Les versions industrielles tournent autour de sept grammes pour cent millilitres, et ce sucre masque justement le tanin. D'où le montage que je conseille : deux tiers de thé glacé, un tiers d'eau gazeuse, et un bon centilitre de citron. On garde la pêche et le tanin, on perd la moitié du sucre.
La version maison est meilleure et prend dix minutes, mais elle demande d'infuser à froid : à chaud, le thé libère trop d'amertume et il faut la resucrer.







