Le milk punch est antérieur au cocktail de deux siècles. On en trouve des recettes dans les livres de ménage anglais du XVIIe siècle, où il servait autant à conserver un alcool qu'à le rendre buvable ; à La Nouvelle-Orléans, il est devenu la boisson du matin de Noël, servie au brandy ou au bourbon.
La version au xérès est plus légère et, à notre goût, plus intéressante : un oloroso apporte la noix, le café et l'orange sèche, et le lait vient poser dessus une rondeur qui fait tenir l'ensemble sans le sucrer. C'est un verre de décembre, franchement.
Son avantage sur tout le reste de la table de fêtes, c'est qu'il se prépare à l'avance. En version secouée, on peut mélanger la base la veille et ne secouer qu'au moment ; en version clarifiée, la préparation se garde plusieurs semaines au réfrigérateur et se sert à la louche, limpide.
Nous n'avons pas d'oloroso en cave. Un vin doux naturel du Roussillon longuement élevé fait exactement le même travail ici : même rancio, mêmes notes de noix, et une bouteille qui ne s'abîme pas entre Noël et le Jour de l'an.






