En Suède, le glögg de Noël arrive avec sa cuiller. On sert la tasse par-dessus une cuillerée d'amandes effilées et de raisins secs qui gonflent dans le vin chaud, et qu'on récupère à la fin. La boisson accompagne les pepparkakor, ces biscuits fins au gingembre, et se sert tout au long des semaines de l'Avent.
Le rituel a une conséquence pratique : la tasse est petite et le verre se boit lentement, parce qu'on attend que les raisins gonflent. C'est une boisson d'après-midi et de conversation, pas un verre qu'on avale en trois gorgées sur un marché.
La version suédoise se renforce aussi plus volontiers que les autres : un trait d'alcool ajouté en fin de course, hors du feu. Chez nous, une vieille prune du Lot ou un vin doux naturel ambré jouent ce rôle mieux que l'aquavit, dont l'anis et le carvi se querellent avec la cardamome.








