À cent convives, la question n'est plus quelle recette, mais quelle méthode. Trois cents verres au shaker, c'est dix heures de travail pour une personne. La réponse des bars depuis toujours s'appelle le batch : le cocktail est monté la veille en grand volume, mis en bouteilles scellées et gardé au froid. Le jour venu, on verse.
La clé technique du batch tient en un mot que tout le monde oublie : la dilution. Un cocktail secoué au shaker gagne environ vingt pour cent d'eau en fondant sur la glace, et cette eau fait partie de la recette — c'est elle qui arrondit l'alcool. Un batch versé sans elle est dur et brûlant. On l'ajoute donc à froid, dans le batch, et on n'a plus rien à faire au service.
Le reste est de l'arithmétique. Un cocktail de deux heures se compte à trois verres par personne : trois cents verres. Un tiers vient du batch, deux tiers du vin servi au verre. Avec nos ratios — sept flûtes de 10 cl ou six verres de 12,5 cl par bouteille — le total tombe à quarante-huit bouteilles.
Ce format demande aussi du matériel et deux points de service. Pour vérifier votre propre configuration — nombre de convives, durée, repas ou non — notre estimateur de bouteilles reprend le même calcul par type d'événement.









