Le mimosa est né à Paris, au bar du Ritz, dans les années 1920, et son nom vient de la couleur de la fleur. C'est le plus élémentaire des cocktails au vin pétillant : moitié jus d'orange, moitié bulles, rien d'autre. Sa simplicité fait sa force et aussi sa faiblesse — il n'y a nulle part où se cacher.
Le Grand Mimosa ajoute une liqueur d'orange à cette base. L'apport n'est pas cosmétique : la liqueur amasse un peu d'alcool et surtout de l'écorce amère, qui donne au verre une finale et une longueur que le mimosa nature n'a jamais eues. Le même verre passe d'un jus d'orange pétillant à un vrai cocktail.
Sa saison est l'hiver, pour une raison qu'on oublie : les meilleures oranges de table arrivent en décembre et tiennent jusqu'en mars. Un mimosa d'août se fait avec des oranges de conservation ou du jus de brique ; un mimosa de janvier se fait avec le fruit à son sommet.
C'est le verre du brunch du 1er janvier et du petit déjeuner de Noël, servi quand le repas n'est pas encore commencé et que personne n'a envie d'un alcool droit. Il se sert en flûte, et il se monte devant les invités en trente secondes.








