Le caribou appartient au Carnaval de Québec, où il se boit dehors par grand froid, souvent dans une canne de plastique colorée qu'on porte en bandoulière. On lui prête diverses origines de coureurs des bois et de sang de gibier ; aucune n'est établie, et le nom vaut mieux comme image que comme histoire.
Ce qu'on peut dire avec certitude, c'est ce qu'il est : un vin rouge remonté en degré par un alcool fort et adouci au sirop d'érable. Pas d'épices, pas d'agrumes, pas d'infusion. C'est un assemblage, au sens strict, et non une préparation.
Cette simplicité lui donne une propriété que ni le vin chaud ni le glögg n'ont : il se garde. On le monte en novembre, on l'embouteille, et on en tire un verre quand il fait froid — tiède au coin du feu ou franchement froid en revenant de dehors, les deux services existent au Québec.








