Imaginez un Manhattan qui aurait traversé l'Hudson : le Newark troque le whiskey pour l'eau-de-vie de pomme et glisse une pointe de Fernet amer sous le vermouth. Robuste, fruité et curieusement désaltérant. La recette exacte est ci-dessus ; voici son histoire et le regard de la cave.
Histoire (avec prudence)
Le Newark est un cocktail contemporain, créé au milieu des années 2000 dans la scène new-yorkaise du renouveau des bars à cocktails, et généralement attribué à John Deragon et Jim Meehan. Son nom rend hommage à la ville du New Jersey, terre historique de l'applejack américain. C'est un hommage assumé au Manhattan et au Brooklyn, dont il partage la charpente.
L'applejack, et le regard de la cave
L'applejack — ou calvados, son cousin normand plus fin — apporte une chair de pomme mûre, légèrement boisée, qui remplace ici le grain du whiskey. Le Fernet, herbacé et amer, vient trancher ce fruité comme un trait d'encre : dosé à la petite cuillère, il structure sans envahir. Le marasquin, lui, recolle les morceaux d'une touche d'amande.
Accords & occasions
Cocktail d'après-dîner par excellence, le Newark accompagne une tarte aux pommes tiède, un plateau de fromages à pâte pressée ou simplement la fin d'une soirée d'automne. Sa pointe amère en fait aussi un digestif de caractère.
Cocktails proches & pour continuer
Dans la même famille, découvrez le Brooklyn dont il s'inspire, le Manhattan qui en est l'ancêtre, et le Jack Rose, autre grand classique à base d'applejack.
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.




