Rouge-orangé, fruité, généreux : le Rum Runner est le tiki des Keys de Floride, né d'un excès de sirops à écouler et devenu un classique de bord de piscine. La recette exacte est ci-dessus ; voici son histoire et le regard de la cave.
Histoire (avec prudence)
La légende — qu'il faut prendre pour ce qu'elle est — situe la naissance du Rum Runner dans les années 1950 ou 1960 à l'Holiday Isle Tiki Bar d'Islamorada, dans les Keys de Floride. Le barman aurait improvisé le cocktail pour vider un stock de liqueurs de fruits et de rhum qui débordait de la réserve, d'où le nom qui évoque les contrebandiers de rhum de la Prohibition. La deuxième génération tiki, celle des bars de plage américains, l'a adopté comme long drink coloré, moins codifié que les créations de Don the Beachcomber mais tout aussi convivial.
Le rhum, et le regard de la cave
Le Rum Runner marie deux rhums : un blanc léger pour la fraîcheur et un ambré pour la profondeur. La liqueur de mûre et la banane apportent le fruité, la grenadine la couleur et le jus de citron vert la tension. À la cave, nous conseillons un rhum ambré de mélasse rond, ni trop boisé ni trop sec, qui laisse la place aux fruits sans se laisser écraser. C'est un cocktail de plaisir immédiat : inutile d'y sacrifier une grande cuvée, mais un rhum honnête change tout l'équilibre.
Accords & occasions
Le Rum Runner est un cocktail de terrasse et de fin d'après-midi ensoleillée. Il accompagne les grillades sucrées-salées, les brochettes de crevettes à l'ananas, les chips de plantain ou un simple bol de mangue fraîche. Servez-le très frais, sur glace pilée abondante, en apéritif prolongé quand la chaleur invite aux boissons longues et fruitées.
Cocktails proches & pour continuer
Si le Rum Runner vous plaît, explorez le Bahama Mama, autre tiki fruité des Antilles, le Hurricane de la Nouvelle-Orléans, dans le même verre haut, ou le Mai Tai pour passer aux grands classiques mieux structurés de Trader Vic.
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.




