Le Sherry Twist appartient à la vague de cocktails au xérès des années 1920 et 1930, quand les bars londoniens tiraient de leurs caves des vins de Jerez qu'ils avaient depuis toujours. Il en existe plusieurs numérotés, aux dosages différents ; ils ont tous en commun d'associer un xérès à une eau-de-vie de vin, et d'y glisser une épice.
Cette épice, c'est la cannelle, et c'est ce qui rend la recette intéressante aujourd'hui. Presque tous les cocktails contemporains passent par un sirop pour introduire une épice ; ici elle est jetée sèche dans le shaker, en pincée, ce qui donne un parfum au nez sans une once de sucre supplémentaire.
C'est un verre de début de soirée d'hiver, à servir dans une coupe froide, seul ou sur des fruits secs. Sa structure — vin fortifié majoritaire, eau-de-vie minoritaire — en fait un cocktail de degré moyen, entre l'apéritif et le verre d'après-dîner.
Nous n'avons pas de xérès en cave ; prenez un amontillado, qui a la noisette nécessaire pour tenir face au cognac. Un fino donnerait un verre plus maigre, où l'eau-de-vie passerait devant.






