Ail confit maison, gousses dorées et fondantes dans un bocal d'huile d'olive au thym et au laurier, gousses écrasées sur une tartine grillée, fourchette à plat, têtes d'ail et petite casserole en cuivre sur un plan de travail en bois

Base

Ail confit : la recette à l'huile d'olive

  • Préparation : 15 min
  • Cuisson : 50 min
  • Faible
  • 1 bocal de 40 gousses
  • Facile
  • Toute l'année
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Ingrédients

1 bocal de 40 gousses

Ustensiles

  • UNE PETITE CASSEROLE À FOND ÉPAIS (L'OUTIL DU PLAT : les gousses serrées sur une couche, l'huile les couvre sans en gaspiller)
  • un couteau d'office (pour peler les gousses, le seul travail)
  • un diffuseur ou le four à 110 °C (le frémissement le plus doux qui soit)
  • un bocal de 50 cl propre (pour un mois au réfrigérateur)
  • une fourchette (les gousses écrasées en purée)
  • un thermomètre (facultatif, l'huile entre 90 et 100 °C)

L'astuce du chef

L'ail de saison. Ferme, lourd, sans germe : l'ail de printemps, jeune et frais, confit en 30 minutes ; l'ail de l'hiver, plus sec, en une heure. Un ail germé, au germe vert, est amer et piquant : le germe se retire.

Les gousses entières. Coupées ou écrasées, elles libèrent l'allicine, le composé piquant de l'ail cru, et l'huile s'en imprègne ; entières, la chaleur douce transforme les sucres et les composés soufrés sans que le piquant sorte.

L'huile d'olive douce. Une huile forte et poivrée domine l'ail ; une huile douce le porte. L'huile de tournesol ou de pépins de raisin, neutres, conviennent aussi, mais l'huile ne sera pas aussi bonne à réutiliser.

Couvertes. Une gousse qui dépasse de l'huile sèche et durcit ; une petite casserole où les gousses sont serrées demande moins d'huile qu'une grande.

Le frémissement. Entre 90 et 100 °C, l'ail confit : l'eau s'échappe lentement, les sucres se développent, la chair devient fondante. À l'ébullition de l'huile, 160 °C, il frit : il brunit, durcit et devient amer.

Le four à 110 °C. Plus régulier que le feu, il tient la température seule ; la casserole y va telle quelle, découverte.

Le test de la fourchette. Une gousse écrasée doit donner une purée lisse et grasse, sans morceau ; si elle résiste ou se défait en fibres, elle manque de cuisson.

Le refroidissement dans l'huile. Les gousses continuent de confire dans l'huile chaude pendant qu'elle refroidit ; sorties chaudes, elles sèchent.

Le réfrigérateur, obligatoire. L'ail dans l'huile, sans air et à température ambiante, est le milieu où peut se développer la toxine botulique ; au réfrigérateur, un mois, le risque n'existe pas. Jamais de bocal d'ail à l'huile sur une étagère.

L'huile aussi. Elle a pris le goût de l'ail, du thym et du laurier : c'est un condiment à part entière, pour cuire, arroser, assaisonner, et elle se garde comme les gousses.

L'ail change de famille. Cru, l'ail est un piquant, soufré, et il tue le vin comme le fait un oignon cru ; confit, c'est un sucre, doux et beurré, qui n'a plus rien de commun avec le premier, et qui s'accorde comme un légume rôti.

Un passeport pour le rouge. La douceur de l'ail confit adoucit le tanin : un plat qui ne voulait que du blanc, un poisson, un légume, une purée, accepte un rouge léger dès qu'il porte quelques gousses confites.

Préparation pas à pas

  1. Gousses séparées, pelées, germe vert retiré 15 min

    Le seul travail.

  2. Dans une petite casserole, serrées ; couvertes d'huile d'olive 2 min

    Thym, laurier, poivre.

  3. Feu le plus doux ou four à 110 °C : une bulle de temps en temps 5 min

    Jamais d'ébullition.

  4. 45 min à 1 h, jusqu'aux gousses dorées pâle 50 min

    La pointe du couteau les traverse.

  5. Test : une gousse s'écrase en purée lisse à la fourchette 1 min

    Sinon, 10 minutes de plus.

  6. Refroidies dans leur huile 30 min

    Elles finissent de confire.

  7. En bocal, entièrement couvertes d'huile ; au réfrigérateur 2 min

    Jamais à température ambiante.

  8. Écrasées sur une tartine, dans une purée, sous un poulet, dans une vinaigrette

    L'huile pour tout le reste.

Le conseil du caviste

De l'ail confit maison, des gousses fondantes et douces cuites une heure dans l'huile d'olive au thym, écrasées sur le pain, dans la purée, sous le poulet.

Château Beynat Léonard à 16 °C, le rouge souple et fruité, sur un poulet rôti à l'ail confit ou une purée.

Château du Rooy Rosette à 10 °C, le blanc tendre de Bergerac, sur les tartines d'ail confit et les légumes rôtis.

Château Tour de Biot Malbec à 16 °C, le rouge charnu, sur un gigot ou une côte de bœuf à l'ail confit.

L'ail confit est un passeport pour le rouge : cru, l'ail est un piquant soufré qui rend n'importe quel vin métallique, mais confit, il devient un sucre, doux et beurré, et cette douceur adoucit le tanin ; un plat qui, seul, ne voulait que du blanc, un poisson, un légume rôti, une purée, accepte un rouge léger dès qu'il porte quelques gousses confites, parce que l'ail fait le pont entre le plat et le tanin. C'est le contraire exact de l'ail cru, et c'est ce qui rend ce bocal si précieux pour le caviste. Le Léonard de Château Beynat, un bordeaux rouge souple et fruité, sans dureté, est le vin du poulet rôti aux gousses confites glissées sous la peau, et de la purée à l'ail, servi à 16 °C ; la Rosette du Château du Rooy, un blanc de Bergerac tendre et légèrement moelleux, sur les tartines d'ail confit à la fleur de sel et les légumes rôtis, où la douceur du vin répond à celle de l'ail ; et le Tour de Biot malbec, plus charnu, sur les viandes rouges qui prennent l'ail confit en accompagnement. La règle de l'ail : cru, il tue le vin ; confit, il l'appelle.

À éviter : un blanc très vif, que la douceur de l'ail confit rend acide, et tout vin sur l'ail cru.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Château Beynat LéonardChâteau Beynat Léonard 14,50 €
Château du Rooy RosetteChâteau du Rooy Rosette 8,80 €
Château Tour de Biot MalbecChâteau Tour de Biot Malbec 9,50 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Les gousses sont brunes et amères

L'huile a bouilli. Le feu le plus doux, un diffuseur, ou le four à 110 °C ; une bulle de temps en temps, pas un bouillon.

Elles sont encore fermes après une heure

Ail vieux et sec, ou huile trop froide. Trente minutes de plus, et l'huile qui doit frémir un peu : à 60 °C, l'ail ne confit pas.

Elles ont un goût vert et piquant

Germes laissés, ou ail germé. Les gousses fendues, le germe vert retiré ; et un ail ferme de saison.

L'huile est trouble et mousse au réfrigérateur

Normal si elle fige ; anormal si elle mousse ou sent aigre, ce qui veut dire une fermentation. Un bocal qui mousse se jette.

Les gousses du dessus ont séché

Pas couvertes. De l'huile ajoutée jusqu'à les couvrir, et un bocal plus étroit.

Le bocal a pris un goût de rance

Huile de mauvaise qualité, ou trop vieille, ou bocal gardé trop longtemps. Une huile fraîche, un mois au plus.

Conservation & préparation anticipée

L'ail confit se garde 1 mois au réfrigérateur, dans un bocal propre, les gousses entièrement couvertes d'huile ; l'huile fige au froid et redevient liquide en 10 minutes à température ambiante.

Jamais à température ambiante : l'ail dans l'huile hors du réfrigérateur peut développer la toxine botulique. Un bocal oublié dehors une nuit se jette.

Il se congèle 6 mois, les gousses en bac à glaçons avec un peu de leur huile, un cube par usage.

L'huile se garde comme les gousses, au réfrigérateur, 1 mois, et se complète au fur et à mesure qu'on prend des gousses.

Un bocal entamé se prend avec une cuillère propre et sèche, jamais avec les doigts.

Variantes

Le confit d'oignons

Notre confit d'oignons, l'autre condiment doux de la maison.

Les citrons confits au sel

Nos citrons confits au sel, la conserve qui va avec, pour les tajines.

Le tourin à l'ail

Notre tourin à l'ail, la soupe du Sud-Ouest où l'ail confit entre tout entier.

L'aïoli doux

Six gousses d'ail confit écrasées en purée avec un jaune d'œuf, montées à l'huile du bocal puis à l'huile d'olive, une cuillère de jus de citron : un aïoli sans le piquant, pour ceux qui ne supportent pas l'ail cru, sur les légumes et le poisson.

Questions fréquentes

Quel ail choisir ?

Un ail ferme, lourd en main, sans tache ni germe, de préférence de saison, entre juillet et janvier : l'ail rose de Lautrec, l'ail violet de Cadours, l'ail blanc de la Drôme. Les têtes de supermarché en filet, souvent germées, donnent un confit amer. Le germe vert se retire toujours.

Faut-il vraiment le garder au réfrigérateur ?

Oui, c'est obligatoire : l'ail est un légume de terre, et dans l'huile, sans air, à température ambiante, il peut développer la bactérie du botulisme, invisible et sans odeur. Au réfrigérateur, un mois, le risque n'existe pas ; au congélateur, six mois. Jamais de bocal d'ail à l'huile sur une étagère de cuisine, même acheté.

Peut-on le faire à l'huile de tournesol ?

Oui, ou à l'huile de pépins de raisin, neutres et moins chères ; les gousses seront aussi bonnes. L'huile, elle, sera moins intéressante à réutiliser qu'une huile d'olive parfumée à l'ail et au thym.

Au four ou sur le feu ?

Au four à 110 °C, pour la régularité : la température se tient seule, l'huile ne bout jamais, et on oublie la casserole une heure. Sur le feu, il faut un diffuseur et une surveillance, parce que le plus petit feu d'une plaque au gaz fait bouillir 30 cl d'huile.

À quoi sert l'huile ?

À tout : elle a pris l'ail, le thym et le laurier, et elle assaisonne une salade, arrose un poisson au four, cuit des œufs au plat, se verse sur une soupe ou une pizza, monte une mayonnaise. Elle se garde au réfrigérateur avec les gousses, et c'est souvent elle qu'on finit en premier.

Quel vin servir avec ?

Un rouge, ce que l'ail cru interdit : l'ail confit est doux et adoucit le tanin, et un bordeaux rouge souple à 16 °C va sur le poulet ou la purée à l'ail confit. Un blanc tendre de Bergerac sur les tartines, un malbec sur les viandes rouges. Jamais un blanc très vif, que la douceur de l'ail rend acide.

Confire l'ail est un geste du Sud, de la Provence à la Catalogne, où l'on a toujours cuit l'ail entier dans la graisse ou l'huile pour l'adoucir ; les restaurants en ont fait une base dans les années 1990, et il est devenu le condiment de fond de tous les frigos de cuisine. Sa force est de changer complètement de nature à la cuisson : l'ail cru pique, brûle et reste, l'ail confit est sucré, beurré, doux, et il disparaît dans ce qu'il touche en le rendant meilleur.

L'ail : 4 têtes d'ail, 250 g, fermes, sans germe vert, de préférence de l'ail rose ou de l'ail violet de saison, entre juillet et janvier ; les gousses séparées, pelées une à une, ce qui est le seul travail de la recette, 15 minutes, le germe retiré s'il est vert. Dans une petite casserole où elles tiennent serrées sur une seule couche, couvertes de 30 cl d'huile d'olive douce, une branche de thym, une feuille de laurier, quelques grains de poivre, et, au choix, un piment sec ou un zeste de citron.

La cuisson : sur le feu le plus doux, ou au four à 110 °C, jusqu'à ce que l'huile frémisse à peine, une petite bulle de temps en temps autour des gousses, jamais plus ; 45 minutes à 1 heure, jusqu'à ce que les gousses soient dorées pâle, tendres, qu'une pointe de couteau les traverse sans résistance et qu'elles s'écrasent à la fourchette en purée lisse. Refroidies dans leur huile.

La conservation : les gousses et leur huile dans un bocal propre, les gousses entièrement couvertes, au réfrigérateur, 1 mois ; l'huile fige un peu au froid, c'est normal. Les usages : les gousses écrasées sur du pain grillé avec de la fleur de sel ; dans une purée de pommes de terre, 6 gousses pour 1 kg ; sous la peau d'un poulet rôti ; dans une vinaigrette, écrasées avec la moutarde ; dans une mayonnaise, pour un aïoli doux ; sur une pizza ; avec des légumes rôtis ; et l'huile, pour cuire, assaisonner, arroser un poisson ou une soupe.

Les variantes : l'ail confit au four en tête entière, les têtes coupées au sommet, arrosées d'huile, enveloppées dans l'aluminium, 45 minutes à 180 °C, pressées pour en sortir la purée ; l'ail confit à la graisse de canard, à la façon du Sud-Ouest, pour les pommes sarladaises ; l'ail noir, les têtes entières tenues 3 semaines à 60 °C dans un cuiseur à riz, jusqu'à ce qu'elles noircissent et prennent un goût de réglisse et de vinaigre balsamique ; et les échalotes confites, de la même façon, 1 heure, pour les viandes.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Château Beynat LéonardChâteau Beynat Léonard 14,50 €
Château du Rooy RosetteChâteau du Rooy Rosette 8,80 €
Château Tour de Biot MalbecChâteau Tour de Biot Malbec 9,50 €

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