Bao vapeur pliés en portefeuille, pains blancs moelleux garnis de porc laqué effiloché, concombre et coriandre

Entrée

Bao vapeur au porc : les petits pains fourrés moelleux

Les petits pains chinois cuits à la vapeur, tout blancs et moelleux comme un nuage, fourrés d’un porc laqué fondant, de concombre croquant et d’une touche de sauce hoisin. La star de la street-food asiatique, à faire soi-même.

  • Préparation : 40 min
  • Cuisson : 15 min
  • Repos : 2 h
  • Coût modéré
  • 8 bao (4 personnes)
  • Intermédiaire
  • Toute l’année

Ingrédients

8 bao (4 personnes)

Ustensiles

  • saladier
  • rouleau à pâtisserie
  • panier vapeur (bambou ou inox, chemisé de papier cuisson)
  • cocotte (pour braiser le porc)
  • couteau
  • planche à découper

L'astuce du chef

La pâte fait le bao. 1° Pétrissez longuement (10 min) jusqu’à une pâte très lisse et souple, laissez pousser jusqu’à ce qu’elle double. 2° Façonnage gua bao : abaissez des ovales, badigeonnez d’un peu d’huile, pliez en portefeuille sur un bâtonnet (ou du papier) pour qu’ils ne collent pas, et laissez lever à nouveau 30 min. 3° Vapeur : cuisez 10-12 min à la vapeur vive dans un panier chemisé, sans ouvrir en cours de cuisson, puis coupez le feu et attendez 2 min avant d’ouvrir pour éviter que les bao ne retombent.

Préparation pas à pas

  1. Pétrir la pâte 12 min

    Délayez la levure et le sucre dans le lait tiède. Mélangez avec la farine, la levure chimique et l’huile, puis pétrissez 10 minutes jusqu’à une pâte très lisse et souple.

  2. Première pousse 1 h 30

    Couvrez et laissez pousser dans un endroit tiède jusqu’à ce que la pâte double de volume.

  3. Braiser le porc 1 h

    Pendant ce temps, braisez l’échine à couvert dans la sauce soja, le hoisin, le sucre, le cinq-épices et un verre d’eau, à feu doux, jusqu’à ce qu’elle soit fondante et cuite à cœur. Effilochez et faites réduire la sauce.

  4. Façonner les bao 15 min

    Dégazez la pâte, divisez en 8, abaissez chaque part en ovale, huilez légèrement et pliez en portefeuille sur une bande de papier cuisson.

  5. Deuxième pousse 30 min

    Laissez lever les bao façonnés jusqu’à ce qu’ils soient gonflés et légers au toucher.

  6. Cuire à la vapeur 12 min

    Cuisez à la vapeur vive 10 à 12 minutes sans ouvrir. Coupez le feu, attendez 2 minutes avant d’ouvrir le panier pour éviter que les bao ne retombent.

  7. Garnir 5 min

    Ouvrez chaque bao, garnissez de porc effiloché, de bâtonnets de concombre, de coriandre et d’un trait de hoisin. Servez aussitôt.

Le conseil du caviste

Le porc laqué, gras et sucré-salé, aime une boisson qui rafraîchit. Le thé oolong torréfié est l’accord de tradition ; le thé vert ou une bière blonde fraîche font aussi merveille. En vin, un blanc sec rond et fruité servi frais épouse la sauce hoisin ; un rosé sec de caractère est une belle option estivale.

Dépannage

Les bao retombent après cuisson

Choc thermique ou pousse insuffisante : laissez bien lever avant cuisson et attendez 2 minutes, feu coupé, avant d’ouvrir le panier.

La pâte est dense et pas moelleuse

Pétrissage trop court ou pousse trop faible : pétrissez jusqu’à une pâte lisse et laissez-la vraiment doubler à chaque étape.

Les bao sont jaunes ou tachetés

Trop de vapeur condensée est retombée dessus : chemisez le couvercle d’un linge et ne surchargez pas le panier.

Ils collent au panier

Posez chaque bao sur un carré de papier cuisson et espacez-les : ils gonflent encore à la cuisson.

Conservation & préparation anticipée

Les bao cuits nature se congèlent parfaitement : laissez-les refroidir, congelez à plat, puis réchauffez à la vapeur 5 minutes sans décongeler. Le porc braisé se garde 3 jours au réfrigérateur, bien réchauffé à cœur. Garnissez toujours au dernier moment : un bao garni ne se conserve pas, le pain détrempe. À température ambiante, ne dépassez pas 2 heures.

Variantes

Bao au poulet

Remplacez le porc par des cuisses de poulet braisées dans la même sauce, effilochées : plus léger.

Bao végétarien

Garnissez de champignons shiitake et de tofu laqués à la sauce hoisin, avec des légumes croquants.

Bao ronds fourrés

Au lieu du pli portefeuille, enfermez la garniture au cœur de la pâte et fermez en aumônière : le baozi traditionnel.

Questions fréquentes

Pourquoi mes bao ne sont-ils pas bien blancs ?

La blancheur vient d’une farine claire et d’une vapeur maîtrisée. Chemisez le couvercle d’un linge pour éviter les gouttes de condensation qui tachent la pâte, et ne surchauffez pas.

Peut-on cuire les bao sans panier bambou ?

Oui : un panier vapeur en inox ou une passoire posée sur une casserole d’eau frémissante, couverte, font l’affaire. Chemisez de papier cuisson et laissez de l’espace entre les bao.

Quelle viande pour la garniture ?

L’échine ou l’épaule de porc, riches et persillées, deviennent fondantes au braisé. La poitrine convient aussi pour une version plus grasse et gourmande.

Peut-on préparer la pâte à l’avance ?

Oui : après la première pousse, la pâte se garde une nuit au réfrigérateur. Sortez-la, façonnez, laissez lever à température ambiante puis cuisez.

Le bao (包, « paquet ») est le petit pain vapeur emblématique de la cuisine chinoise. Ici, la version pliée en portefeuille, le gua bao de Taïwan, qui enferme un porc laqué fondant. Sa pâte, légèrement sucrée et d’un blanc de neige, se cuit à la vapeur et non au four. La recette complète est ci-dessus ; voici les secrets d’une pâte réussie et l’accord du caviste.

Une pâte blanche et moelleuse

Le secret des bao tient à la double levée : on pétrit une pâte à la levure de boulanger (souvent enrichie d’un peu de levure chimique pour la légèreté), on la laisse pousser, on façonne les pains puis on les laisse gonfler à nouveau avant la vapeur. La pâte doit être bien lisse et souple ; c’est un pétrissage soutenu qui donne cette texture cotonneuse. On les cuit dans un panier vapeur chemisé de papier cuisson, sans les serrer car ils gonflent encore.

Un porc laqué fondant

La garniture classique est un porc mijoté façon char siu ou une épaule braisée longuement dans une sauce soja, sucre, cinq-épices et un peu de vin de riz, jusqu’à ce que la viande s’effiloche. Le porc doit être cuit à cœur et bien tendre. On garnit chaque bao au dernier moment de porc, de concombre, de coriandre et d’un trait de sauce hoisin, pour que le pain reste moelleux.

Quelle boisson avec les bao au porc ?

Un thé oolong légèrement torréfié est l’accord traditionnel : ses notes grillées répondent au porc laqué. Un thé vert ou une bière blonde fraîche conviennent aussi très bien à ce plat gras et sucré-salé. Côté vin, un blanc sec un peu rond et fruité, servi frais, se marie à la douceur de la sauce hoisin ; un rosé sec de caractère fonctionne également en été.

Pour un festin façon dim sum

Servez ces bao avec d’autres bouchées vapeur : siu mai porc et crevettes, gyozas au porc et un riz cantonais. Pour un porc encore plus laqué en plat, tournez-vous vers le canard laqué de Pékin. Nos conseils d’accord continuent en boutique à Sainte-Foy-la-Grande et à Creysse.

Allergènes

Contient gluten (farine de blé, sauce soja, hoisin) et soja. Peut contenir du sésame (hoisin, garniture). Le porc doit être cuit à cœur et bien tendre avant de garnir. Une fois cuits, les bao ne se gardent pas plus de 2 heures à température ambiante ; garnissez-les au dernier moment pour éviter que le pain ne détrempe.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

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