Canard laqué de Pékin découpé, peau d’acajou brillante et croustillante, servi avec crêpes mandarin, bâtonnets de concombre, cébette et sauce hoisin

Plat principal

Canard laqué de Pékin : la recette traditionnelle

Le plat impérial de Pékin : une peau ambrée et laquée, croustillante à souhait, une chair fondante, servies en fines crêpes avec sauce hoisin, concombre et cébette. Un travail de patience qui se prépare la veille, pour un résultat de fête.

  • Préparation : 45 min
  • Cuisson : 1 h 30
  • Repos : 12 h
  • Coût modéré
  • 4 personnes
  • Expert
  • Toute l’année

Ingrédients

4 personnes

Ustensiles

  • plaque de cuisson
  • four
  • pinceau
  • louche (pour ébouillanter la peau)
  • couteau
  • planche à découper

L'astuce du chef

Trois étapes décident du résultat. 1° L’ébouillantage : versez de l’eau bouillante sur toute la peau tendue, elle se resserre et la graisse de surface commence à fondre — c’est la base d’une peau croustillante. 2° Le séchage : après le glaçage maltose-vinaigre, laissez le canard sécher à découvert une nuit entière au réfrigérateur ; sans ce séchage, la peau reste molle. 3° La cuisson lente et arrosée : rôtissez à chaleur modérée en badigeonnant plusieurs fois de laque, la couleur d’acajou se construit par couches successives.

Préparation pas à pas

  1. Préparer et ébouillanter 20 min

    Épongez le canard, salez l’intérieur. Tendez la peau et versez lentement l’eau bouillante sur toute la surface, à la louche, pour la resserrer. Épongez de nouveau soigneusement.

  2. Laquer 10 min

    Mélangez maltose (ou miel), vinaigre de riz, sauce soja et cinq-épices. Badigeonnez toute la peau de ce glaçage au pinceau, en couche régulière.

  3. Sécher au froid 12 h

    Placez le canard sur une grille, à découvert, au réfrigérateur, toute une nuit. La peau doit devenir sèche et tendue au toucher : c’est la clé du croustillant.

  4. Rôtir 1 h 15

    Enfournez à 180 °C, poitrine vers le haut. Rôtissez en badigeonnant deux ou trois fois de laque, jusqu’à ce que la peau soit d’un bel acajou et que le jus qui s’écoule à la cuisse soit clair.

  5. Croustiller 15 min

    Montez à 200 °C les dernières minutes pour parfaire le croustillant, en surveillant que la laque ne brûle pas. Vérifiez que la chair est cuite à cœur.

  6. Préparer la garniture 10 min

    Réchauffez les crêpes à la vapeur. Détaillez le concombre et la cébette en fines lanières, présentez la sauce hoisin en petit bol.

  7. Découper et servir 10 min

    Laissez reposer 10 minutes, puis découpez la peau croustillante et la chair. Chacun garnit sa crêpe de peau, de chair, de concombre, de cébette et d’un trait de hoisin, puis la roule.

Le conseil du caviste

Un canard laqué, à la fois gras et sucré-salé, s’accorde avec un rouge léger et fruité servi frais (14-15 °C) : sa souplesse et sa fraîcheur répondent à la laque sans dominer la chair. Un Castillon souple ou un Bergerac rouge sur le fruit conviennent bien. Pour rester dans l’esprit asiatique, une bière blonde fraîche ou un thé fumé font aussi merveille.

Les bouteilles de la cave

Dépannage

La peau reste molle

Le séchage a été trop court : il faut vraiment une nuit à découvert au froid. La peau doit être sèche au toucher avant d’enfourner.

La laque brûle avant la fin

Le four est trop chaud ou le canard placé trop haut : baissez à 170 °C et couvrez les zones foncées d’un peu d’aluminium en fin de cuisson.

La chair est sèche

Cuisson trop longue à trop forte chaleur : privilégiez une cuisson douce et vérifiez la cuisson au jus clair à la cuisse plutôt qu’au temps seul.

Le canard rend trop de graisse

C’est normal : piquez la peau des cuisses avant cuisson et posez le canard sur une grille pour que la graisse s’écoule dans le plat.

Conservation & préparation anticipée

La chair cuite se garde 2 à 3 jours au réfrigérateur, dans une boîte hermétique. Réchauffez-la bien chaude à cœur. La peau perd son croustillant à la conservation : passez-la quelques minutes au four chaud pour la raviver. Ne laissez pas le canard plus de 2 heures à température ambiante.

Variantes

Aux magrets

Pas de canard entier ? Laquez et rôtissez des magrets côté peau : plus rapide, on retrouve la peau croustillante et la chair rosée à servir en crêpes.

Bao à la place des crêpes

Servez le canard dans des petits pains vapeur (bao) ouverts, avec concombre et hoisin : une bouchée moelleuse et gourmande.

Version express au miel

Court en temps ? Réduisez le séchage à 2-3 heures et forcez le croustillant en fin de cuisson à 210 °C : moins parfait, mais très bon.

Questions fréquentes

Pourquoi faut-il sécher le canard une nuit ?

Le séchage à découvert au froid déshydrate la peau : à la cuisson, elle se vitrifie et devient croustillante. Sans ce temps, la peau reste molle, quelle que soit la chaleur du four.

Qu’est-ce que le maltose et par quoi le remplacer ?

Le maltose est un sirop de malt épais utilisé pour les laques chinoises. On le remplace très bien par du miel liquide, qui donne une belle couleur et un joli brillant.

Peut-on préparer le canard à l’avance ?

Oui : l’ébouillantage, le glaçage et le séchage se font la veille. Le jour même, il ne reste qu’à rôtir, ce qui rend le plat plus facile à gérer pour un repas de fête.

Quelle sauce servir avec ?

La sauce hoisin est la plus traditionnelle. Certains ajoutent une sauce aux prunes plus douce : les deux se marient au concombre et à la cébette.

Quelle différence avec le canard laqué cantonais ?

Le canard de Pékin met l’accent sur la peau croustillante servie en crêpes, tandis que la version cantonaise, marinée avec plus d’épices, se sert souvent en morceaux sur du riz.

Le canard laqué de Pékin n’est pas un plat que l’on improvise : c’est un rituel. On ébouillante la peau, on la fait sécher au froid une nuit entière, on la laque au maltose, puis on la rôtit lentement jusqu’à ce qu’elle prenne cette couleur d’acajou et ce croustillant inimitable. La recette complète est ci-dessus ; voici les gestes de patience qui font la différence et l’accord du caviste.

Le secret : la peau, avant tout

Tout se joue sur la peau. On la décolle légèrement de la chair, on l’ébouillante pour resserrer les pores et faire fondre la graisse de surface, puis on la badigeonne d’un mélange de maltose (ou de miel) et de vinaigre de riz. Vient alors l’étape la plus importante et la plus oubliée : le séchage au froid, une nuit entière au réfrigérateur, à découvert. C’est ce séchage qui garantit une peau vitrifiée et croustillante, jamais molle. La cuisson se fait ensuite en douceur, en arrosant régulièrement de laque pour bâtir la couleur couche après couche.

Un peu d’histoire

Né dans les cuisines impériales de la dynastie Ming, le canard laqué de Pékin est devenu l’un des emblèmes de la gastronomie chinoise. À Pékin, on le découpe en salle, on présente la peau croustillante à part, et l’on garnit soi-même de petites crêpes de blé avec un bâtonnet de concombre, de la cébette et un trait de sauce hoisin. C’est cette version conviviale, à composer à table, que nous avons retenue pour la maison.

Quel vin avec le canard laqué ?

La peau sucrée-salée et la chair grasse du canard appellent un rouge léger et fruité, servi frais (14-15 °C), dont la souplesse épouse la laque sans l’écraser. Un Castillon Côtes de Bordeaux souple, sur le fruit, joue très bien ce rôle. Amateurs de tradition asiatique : un thé fumé ou une bière blonde fraîche accompagnent aussi parfaitement ce plat de fête.

Autour de la cuisine chinoise

Prolongez le repas avec un riz cantonais, des nouilles sautées au bœuf ou un bœuf aux oignons. Nos conseils d’accord se donnent aussi en boutique à Sainte-Foy-la-Grande et Creysse.

Allergènes

Contient gluten (crêpes de blé, sauce hoisin, sauce soja) et soja (sauces). La sauce hoisin peut contenir des traces de sésame et d’arachide : vérifiez l’étiquette. Le canard doit être cuit à cœur ; ne laissez pas les restes plus de 2 heures à température ambiante.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

Retour