Cailles farcies aux raisins

Plat principal

Cailles farcies aux raisins : recette traditionnelle

  • Préparation : 45 min
  • Cuisson : 30 min
  • Repos : 20 min pour gonfler les raisins secs
  • Moyen
  • 4 personnes
  • Moyen
  • Automne
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Ingrédients

4 personnes

Ustensiles

  • UNE COCOTTE ALLANT AU FOUR (L'OUTIL DU PLAT : dorer, rôtir, déglacer dans le même ustensile)
  • un couteau d'office très fin (désosser par le dos, si l'on choisit cette voie)
  • de la ficelle de cuisine ou une aiguille à brider (fermer et redonner la forme)
  • un thermomètre à sonde (70 °C au cœur de la farce)
  • une petite poêle (goûter la farce sur une noisette)
  • un plat chaud (les cailles débridées, le jus autour)

L'astuce du chef

Le plus petit gibier à plume, devenu la volaille la plus fine. Toute l'année, meilleure à l'automne.

Un plat de vendanges, du Périgord au Bordelais. La farce est la façon des grands dimanches.

La caille sèche en cinq minutes de trop. La farce la garde humide de l'intérieur.

Les foies de volaille hachés au couteau. Au mixeur, ils deviennent une pâte.

Les raisins secs gonflés au cognac. Ils apportent le sucré à la farce, les raisins frais le gardent pour le jus.

La farce goûtée sur une noisette cuite. On ne goûte pas une farce crue.

Farcie sans tasser. Tassée, elle gonfle et fait éclater la caille.

Désossée par le dos pour la table. Servie entière, coupée à la fourchette.

Dorée au beurre avant le four. La peau colore ; le four seul la laisserait pâle.

Le lard sur la poitrine. La partie qui sèche la première, protégée.

Quinze minutes à 200 °C, 70 °C à la farce. Le thermomètre plutôt que l'habitude.

Les raisins frais hors du feu, une minute. Ils éclatent sous la dent ; cuits, ils fondent en compote.

Préparation pas à pas

  1. Raisins secs gonflés 20 min au cognac tiède 20 min

    Avec leur alcool dans la farce.

  2. Farce : chair à saucisse, foies hachés, mie, échalote, ail, œuf, herbes, épices, raisins ; goûtée 15 min

    Une noisette cuite pour l'assaisonnement.

  3. Cailles farcies par l'ouverture et bridées, ou désossées par le dos et recousues 15 min

    Sans tasser.

  4. Dorées 6 min au beurre sur toutes les faces ; lard sur les poitrines 7 min

    La peau dorée.

  5. Four 200 °C, 15 min, arrosées ; farce à 70 °C ; 5 min de repos 20 min

    Pas une minute de plus.

  6. Cocotte dégraissée ; échalote, cognac flambé, vin blanc réduit, fond réduit, beurre, jus des cailles 8 min

    Un jus court et brun.

  7. Hors du feu : raisins frais 1 min dans le jus 1 min

    Ils luisent et se tendent.

  8. Cailles débridées sur plat chaud, jus et raisins autour, thym ; pommes sarladaises 2 min

    Une par convive, deux pour les gourmands.

Le conseil du caviste

Une volaille fine, une farce au foie et au cognac, un jus aux raisins frais.

Le Moulin Caresse Le Sémillon à 10 °C, rond, sur le raisin blanc.

Le Château Moulin Caresse Magie d'Automne Blanc à 10 °C, plus de chair, pour la farce.

Le Château Beynat Léonard à 14 °C, rouge léger, si le raisin est noir.

Quand le raisin est dans l'assiette, on sert le vin du même fruit : sur des raisins blancs, un blanc de sémillon, c'est l'accord de la vigne à la vigne. Une caille aux raisins est un plat qui contient déjà du vin en puissance : le raisin frais, chauffé une minute, éclate en bouche avec son sucre et son acidité de fruit, et c'est cette note-là qui commande, plus que la caille. Un rouge tannique la heurte, le tanin sur le sucre du raisin devient amer. Ce qui lui répond, c'est un vin qui vient du même fruit : sur un jus au chasselas ou au muscat blanc, un blanc de Bergerac issu de sémillon, rond, mûr, dont le fruit prolonge celui de l'assiette ; sur un raisin noir, un rouge très léger, servi frais, sans tanin. La farce au foie et au cognac, riche, demande un vin qui ait de la chair, et le sémillon en a. C'est l'accord le plus simple du monde, et l'un des plus justes : le vin de l'assiette.

À éviter : un rouge tannique, amer sur le sucre du raisin, et un blanc vif et maigre, qui n'a pas la chair de la farce.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Moulin Caresse Le SémillonMoulin Caresse Le Sémillon 7,90 €
Château Moulin Caresse Magie d'Automne BlancChâteau Moulin Caresse Magie d'Automne Blanc 9,90 €
Château Beynat LéonardChâteau Beynat Léonard 14,50 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

La caille est sèche

Trop cuite. Quinze minutes à 200 °C, 70 °C à la farce, le lard sur la poitrine, et cinq minutes de repos.

La farce est crue au centre

Trop tassée, four pas assez chaud. Sans tasser, 200 °C, et le thermomètre à 70 °C.

La caille a éclaté

Farce tassée. Remplie souplement, bridée sans serrer.

Les raisins sont en compote

Cuits dans le jus. Hors du feu, une minute, retournés : ils chauffent, ils ne cuisent pas.

La peau est pâle

Pas dorée avant le four. Six minutes au beurre sur toutes les faces.

Le jus est fade

Sucs pas grattés, pas réduit. Le vin blanc réduit de moitié en grattant, le fond réduit d'un tiers, le jus de repos des cailles.

Conservation & préparation anticipée

Les cailles farcies cuites se gardent 2 jours au réfrigérateur ; réchauffées 10 min au four à 160 °C couvertes, dans leur jus, sans les raisins.

Les raisins frais se mettent au moment, jamais réchauffés.

La farce crue se garde 1 jour ; les cailles farcies crues aussi, et elles se dorent le lendemain.

Le jus se garde 3 jours et se congèle.

Une caille froide du lendemain, coupée en deux, fait une entrée avec une salade de mâche et des raisins frais.

Variantes

À la Périgueux

Notre cailles à la Périgueux, la version à la truffe et au foie gras, pour les grands soirs.

Le pigeon

Notre pigeon rôti, l'autre petit oiseau, rosé, avec la même règle de cuisson courte.

En feuille de vigne

Chaque caille enveloppée d'une feuille de vigne beurrée et d'une barde, la façon des vendanges : la feuille parfume et protège, on la retire avant de servir.

Non farcies, aux raisins

Les cailles simplement salées, une gousse d'ail et une branche de thym dans la cavité, dorées et rôties douze minutes, le même jus aux raisins : la version d'un soir de semaine.

Questions fréquentes

Faut-il désosser ?

Non : farcies par l'ouverture et bridées, elles sont très bonnes et se mangent avec les doigts. Désossées par le dos, elles se servent entières et se coupent à la fourchette ; c'est la façon des restaurants, et le boucher le fait sur demande.

Quels raisins ?

Des raisins de table de saison : chasselas ou muscat blanc pour le parfum, un raisin noir pour la couleur, grains fermes. Pelés et épépinés pour les plus scrupuleux ; entiers pour les autres.

Combien de cailles par personne ?

Une farcie suffit, deux pour les gourmands ou si les cailles sont petites. On compte 180 g par caille, et la farce en fait un vrai plat.

Peut-on remplacer le cognac ?

Par de l'armagnac, du porto ou un vin doux de Bergerac pour gonfler les raisins secs et déglacer. Sans alcool, du jus de raisin réduit.

Peut-on les préparer à l'avance ?

Farcies et bridées la veille, gardées au réfrigérateur, sorties trente minutes avant de dorer. La cuisson prend vingt-cinq minutes et le jus se fait pendant le repos : c'est un plat de fête sans stress.

Quel vin servir avec ?

Le vin du même fruit : un blanc de sémillon de Bergerac à 10 °C sur des raisins blancs, un rouge très léger servi frais sur des raisins noirs. Jamais un rouge tannique, amer sur le sucre du raisin.

La caille est le plus petit gibier à plume et, depuis qu'elle est d'élevage, la volaille la plus fine du marché, disponible toute l'année mais meilleure à l'automne. La caille aux raisins est un classique de la cuisine bourgeoise du XIXe siècle, du Périgord au Bordelais, où les vendanges fournissaient le raisin ; la farcir est la façon des grands dimanches, et elle résout le problème de la caille, qui est sa sécheresse : la farce garde la poitrine humide et fait du petit oiseau un plat.

La farce : 150 g de chair à saucisse fine, 100 g de foies de volaille parés et hachés au couteau, 40 g de mie de pain trempée dans 4 cl de lait et pressée, 1 échalote ciselée fondue au beurre, 1 gousse d'ail hachée, 1 œuf, une cuillère de persil haché, du thym, sel, poivre, une pointe de quatre-épices ; et 50 g de raisins secs blonds, gonflés vingt minutes dans 4 cl de cognac ou d'armagnac tiède, ajoutés avec leur alcool. Le tout mêlé à la main, une noisette cuite à la poêle pour goûter l'assaisonnement. Les cailles : 4 belles cailles de 180 g, vidées, flambées si besoin. Deux façons de les farcir. Par l'ouverture, la plus simple : la cavité salée, remplie de farce sans tasser, les pattes croisées et bridées d'un tour de ficelle qui ferme l'ouverture. Ou désossées par le dos, la méthode des restaurants : la caille posée sur le ventre, fendue le long de la colonne, la chair décollée des côtes à la pointe du couteau de chaque côté jusqu'au bréchet, la carcasse retirée en laissant les os des pattes et des ailes ; la caille ouverte comme un livre, salée, la farce posée au centre, refermée et cousue ou bridée pour lui redonner sa forme. On la sert alors entière, et elle se coupe à la fourchette.

La cuisson : le four à 200 °C. Dans une cocotte allant au four ou une sauteuse, 40 g de beurre et une cuillère d'huile, les cailles salées et poivrées dorées à feu moyen sur toutes les faces, six minutes en tout, en les retournant délicatement : la peau est dorée, la farce commence à chauffer. Une tranche de lard fine posée sur chaque poitrine, la partie qui sèche la première, ou une feuille de vigne beurrée si l'on en a, la tradition des vendanges. La cocotte au four, quinze minutes, arrosées deux fois : la farce doit atteindre 70 °C au thermomètre, la cuisse se détacher facilement, le jus perler clair à la pointe d'un couteau. Pas plus : une caille trop cuite est une caille sèche, farce ou pas. Sorties, tenues au chaud sous une feuille d'aluminium, cinq minutes de repos.

Le jus aux raisins, dans la cocotte : la graisse versée, 1 échalote ciselée une minute, 4 cl de cognac flambé ou réduit, 10 cl de vin blanc sec réduit de moitié en grattant les sucs, 15 cl de fond de volaille, réduit encore d'un tiers, une noix de beurre fouettée, le jus des cailles versé dedans. Puis, et c'est ce qui fait le plat, 250 g de raisins frais, une grappe de chasselas ou de muscat blanc et une de raisin noir, grains détachés, lavés, pour les plus scrupuleux pelés et épépinés, jetés dans le jus hors du feu, une minute, retournés : ils chauffent, luisent, se tendent, et éclatent sous la dent à table. Cuits davantage, ils fondent, rendent leur eau et deviennent une compote sucrée qui noie le jus. Les cailles sur un plat chaud, débridées, le jus et les raisins autour, une branche de thym. Avec des pommes sarladaises, un gratin de pommes de terre, une purée de céleri, ou simplement un pain de campagne pour le jus. Une caille par convive, deux pour ceux qui savent qu'il n'y en aura pas assez.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Moulin Caresse Le SémillonMoulin Caresse Le Sémillon 7,90 €
Château Moulin Caresse Magie d'Automne BlancChâteau Moulin Caresse Magie d'Automne Blanc 9,90 €
Château Beynat LéonardChâteau Beynat Léonard 14,50 €

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